[Poitiers] Expulsons les patrons

Le fondateur du mouvement des “tondus” (les patrons qui ne voulaient plus payer ni charges sociales des cotisations patronales, ni cotisation foncière, ni taxe foncière, voir notre article ici), patron d’un “sauna libertin” à Poitiers, risque fort d’être expulsé pour… n’avoir pas payé non plus plusieurs loyers. Gare, il pourrait bien venir aux client.e.s libertin.e.s l’idée libertaire de ne plus payer pour s’envoyer en l’air chez lui !

hihihi
hihihi

Juanito, 6 mai 2014 sur le blog de pavillon noir, groupe fa 86

Publicités

les jedis britanniques incarcérés refusent la discrimination

La rédac' à hâte devoir des ewoks débarquer à notre dame des landes,
 de faire des manifs en capuchons, de râler avec les wookies ....

Amiral Akbar

manif jedi

Un détenu se dit persécuté à cause de sa religion : il est Chevalier Jedi

C’est l’histoire insolite de la semaine et elle se déroule en Grande-Bretagne. Elle concerne un prisonnier qui se dit victime de persécution religieuse. En effet, il ne peut pratiquer pleinement sa foi en détention. Et sa foi, c’est celle en l’Ordre Jedi.

file_201379_0_Star_Wars_Revenge_of_the_Sith_Mace_Windu

Cette histoire nous est rapportée par The Guardian. Incarcéré dans une prison pour jeunes détenus près de Londres, notre prisonnier raconte qu’il ne peut pleinement pratiquer sa religion de Jedi au sein du pénitencier. Problème, l’administration lui refuse ce droit. Le détenu crie alors à l’intolérance et diffuse son histoire pour qu’elle soit connue de tous.

Cette histoire est tout sauf une blague. Il faut savoir que lors du dernier recensement en Grande-Bretagne, 176 000 personnes avaient affirmé que leur religion était la foi en l’ordre Jedi. Néanmoins, elle n’est pas reconnue par le service britannique encadrant les prisons. Notre jeune détenu ne peut donc pas pratiquer sa religion en détention.

Ce dernier voit plus qu’un simple mépris vis à vis d’une religion issue d’une série de film. En effet, dans Inside Time, où il s’exprime, il indique que les Jedi jouissent d’une très mauvaise réputation depuis la destruction de l’étoile noire. En effet, il précise que cette attaque est perçue comme une attaque terroriste, ce qui n’arrange pas les choses pour le statut des Jedi.

Une histoire bien insolite qui amène une question : comment un Jedi, défenseur de la paix, peut-il alors se retrouver en prison ?

lu dans le journal du geek

où l'on apprend qu'il n'est pas tout seul :

Ils se déclarent Jedi et poursuivent le service correctionnel

 

Quatre prisonniers détenus à HMP Isis, au sud de Londres, en Angleterre, ont décidé de se tourner vers les tribunaux pour faire valoir leurs droits. Ce qu’ils réclament le plus sérieusement du monde: qu’on reconnaisse leur religion, celle des Jedi de Star Wars.

Sans farce.

Les quatre individus se disent discriminés en raison de leur croyance – celle du personnage Obi-Wan Kenobi. On rigole, mais un sondage effectué en Angleterre en 2012 révèle que c’est la septième religion la plus populaire du pays.

Un des prisonniers s’est vu refusé le droit de pratiquer le, euh, jediisme. Il a écrit dans le magazine Inside Time: «J’ai rempli un formulaire afin d’avoir le droit de pratiquer ma religion en toute liberté. Je suis un Jedi.»

La réponse qu’il a reçue: «Même si la religion Jedi est reconnue selon le recensement d’Angleterre, elle n’est pas reconnue par la National Offender Management Service [l’organisme qui gère les services correctionnels]».

«Ceci est un exemple du genre d’intolérance et de sectarisme auxquels doivent faire face les membres de notre foi. Ne dévoilez pas mon nom car je crains des représailles du côté obscur. Que la Force soit avec vous», conclut le prisonnier.

Peut-être pourront-ils faire changer le juge d’idée en lui imposant leurs pensées?

Source: Mirror

lu sur yahoo actualité

Chevalier Jedi, la 6e religion d’Angleterre

Le recensement de 2011 en Angleterre et au Pays de Galles, dont les résultats viennent d’être publiés, font de la religion «Chevalier Jedi» la sixième foi derrière le judaïsme, le sikhisme, l’hindouisme, l’islam et le christianisme, rapporte le Guardian.

Les adeptes de la Force sont 176.632 d’après le recensement. Ils font partie des 240.000 personnes qui ont coché la case «autre religion» sur leur formulaire de recensement et dont le Guardian détaille les différentes religions déclarées.

Parmi ces religions, on trouve des cultes mineurs bien connus comme le satanisme, le shintoïsme, la scientologie ou les rastafari. On y trouve également des religions antiques comme le zoroastrisme et le paganisme ou bien des cultes à la World of Warcraft tels que le druidisme, le chamanisme ou la sorcellerie.

Mais comme toutes les religions occidentales, la foi dans la Force est en net recul: le recensement de 2001 comptait 390.000 Chevaliers Jedi en Angleterre et au Pays de Galles, note le Guardian. Le fait de se déclarer Chevalier Jedi date justement de 2001. La BBC expliquait à l’époque:

«Peu avant le recensement en avril dernier, un e-mail qui circulait au Royaume-Uni affirmait que si 10.000 personnes mettaient Jedi sur leur formulaire de recensement, cela deviendrait « une religion légale et pleinement reconnue« .»

Ce qui était faux puisque, comme l’expliquait le site d’info The Register en 2001, «le recensement n’apporte pas de reconnaissance aux religions dans les statistiques officielles et ne cherche pas non plus à définir la religion» mais chiffre simplement le nombre de personnes ayant déclaré être des fidèles de telle ou telle religion.

L’initiative avait également pris dans d’autres pays anglo-saxons. Elle avait pour but de remettre en question la pertinence des questions de religion dans un recensement, la présomption que toute personne appartient à un culte ou encore la manière dont les religions sont légitimées par le nombre de leurs fidèles, explique le site The Census Campaign, qui critique vivement les questions de religion posées dans le recensement de 2011.

Tourner en dérision le recensement n’est pourtant pas un phénomène nouveau, rappelle la BBC. Déjà lors du premier recensement de 1801, un pasteur s’amusait à recenser à sa manière les habitants illettrés de son village: la profession du boucher devenait ainsi «égorgeur de porcs» et les mères d’enfants nés hors mariage étaient recensées au titre de «putains et pièges à hommes».

lu sur slate

£:)} ceci est une occupation sauvage de votre errance dilletante sur les internets

Si la connerie est à la mode ces temps ci,
nous ne pourrons nier cette réalitée.
 Mais si la responsabilité morale de notre société nous incombait,
 ça nous ne nions!
 nous le refusons et le contestons.
Aussi en cette période sombre d'avis de tempête sur le Poitou
 (et pas de quenelles, la tempête)
nous sommes au regret d'émettre l'ultimatum :

"Tant que la qualité culturelle des médias n'aura pas augmentée,
 nous nous verrons dans l’obligation de répondre
 à la violence intellectuel par la bêtise  crasse...
 pour toute nouvelle vidéo d'humoriste fascisant
 nous répondrons avec des vieilles rengaines folk lénifiantes.

Messieurs et mes dames les moutons,
 combien de temps de cerveau disponible vous reste-il ?"

saoul-commandant  Tucos,
 pour le Fond de l'Abération Apatride Multiplement Erroriste

<br /><a href= »http://www.dailymotion.com/video/x8xw0j_a-tous-les-enfants-vd_news &raquo; target= »_blank »>A tous les enfants (vd)</a> <i>par <a href= »http://www.dailymotion.com/traquedarts &raquo; target= »_blank »>traquedarts</a></i>

il semblerait qu’un commando de clowns enragé-e-s occupe actuellement la commission musicale de ni  dieux ni maitre en Poitou …nous sommes au regret de vous prévenir qu’ils ont la légèreté du documentaire bi-mensuel d’arté en repentance à la Shoa, et que pire encore ils l’allient d’un sens discutable de l’esthétisme proche d’un fan d’Alan Stivel.

nous excusons platement pour cette occupation sauvage 😦
la rédaction dépassée
 Apprenez a publier correctement une vidéo 
avant de vous la jouer erroriste !

un vieux punkastor un peu grincheux devant tant d’enthousiasme sans maitrise !

[O’qu’o nous prendrait pour des jambons ?] la mysterieuse explosion entendue lundi 06/01 à La rochelle

tout commence par des rumeurs et des statuts sur les réseaux sociaux,

Détonation non identifiée à La Rochelle

Ce lundi midi, une vingtaine de personnes a signalé sur un compte Facebook avoir entendu une détonation. Elle est non encore identifiée

Vers 12h20, ce lundi, des Rétais et des Rochelais ont entendu une très forte détonation semblant provenir du secteur ouest de la Rochelle. Une vingtaine de ces personnes ont ainsi témoigné sur le compte Facebook d’un des témoins. Ce dernier précisait être aux Grenettes, à Sainte-Marie-de-Ré, et indiquait que l’onde sonore avait fait trembler son plafond sans cependant occasionner de dégât.
Les pompiers n’ont pas eu connaissance de cette détonation. Ce bruit sourd a cependant été perçu par le service de déminage situé à La Rochelle mais il était sans rapport avec l’activité dudit service A la capitainerie du grand port Atlantique de La Rochelle, la détonation n’a pas été entendue.
L’hypothèse du passage du mur du son par un avion de chasse est l’explication la plus vraisemblable même si la tour de contrôle de l’aéroport de La Rochelle-île de Ré ne confirmait pas le passage d’un tel appareil dans le secteur.
lu dans leur pqr qui relaient les bobards locaux Sud West
or après avoir relayé les protestations d'innocences du service de déminage 
et de la non prise en compte de ces faits par les pompiers locaux, 

le même journal invite les Oléronnais à la prudence vis à vis de certaines zones balnéaires :
Appel à la prudence sur les plages de Charente-Maritime
Il faut impérativement éviter de se déplacer en bordure de dune au risque de provoquer une avalanche de sable qui pourrait ensevelir les promeneurs
Appel à la prudence sur les plages de Charente-Maritime
Les falaises de sable, un réel danger pour les promeneurs @ PhotoYvon Vergnol

Depuis les intempéries de ces derniers jours, qui ont meurtri les îles de Charente-Maritime, de nombreux maires ont pris des arrêtés interdisant l’accès aux plages, mais les curieux sont toujours là et l’Office national des forêts lance un appel à la prudence, le danger étant bien réel le long de ces dunes transformées en falaises très peu stables.Il faut impérativement éviter de se déplacer en bordure de dune au risque de provoquer une avalanche de sable qui pourrait ensevelir les promeneurs.

Actuellement sur le terrain les forestiers de l’ONF mettent en oeuvre les premières mesures de mise en sécurité des sites avant d’entreprendre les travaux de restauration des dunes.

lu aussi dans leur presse,celle qui informe localement mais partiellement : Sud West coast t’as vu !?!

Par contre un autre média local lâche une info qui pourrait expliquer certaines choses :

Photo commentée sur le profil facebook de France Bleu La Rochelle :

N’allez pas sur la plage de Grand Village sur l’île d’Oléron, une bombe est en train d’être neutralisée. Avec les fortes vagues de ces derniers jours, la dune a reculé de 8 mètres laissant à découvert deux obus et une bombe de la Seconde Guerre Mondiale. L’opération de déminage a lieu tout l’après-midi.
Photo : N'allez pas sur la plage de Grand Village sur l'île d'Oléron, une bombe est en train d'être neutralisée. Avec les fortes vagues de ces derniers jours, la dune a reculé de 8 mètres laissant à découvert deux obus et une bombe de la Seconde Guerre Mondiale. L'opération de déminage a lieu tout l'après-midi.
Nous aimerions publier tout communiqué nous permettant d'expliquer ces coïncidences

La décision du chef du Hezbollah d’arrêter les tirs en l’air… saluée par des tirs en l’air

« Pour les fêtes religieuses, on tire en l’air, pour les événements politiques, on tire en l’air, aux funérailles des martyrs, on tire en l’air. Quand quelqu’un réussit à un examen, on tire en l’air ». Dans un discours télévisé de plus d’une heure, vendredi 14 juin, le dirigeant chiite Hassan Nasrallah a sommé ses fidèles de mettre un terme à ces pratiques. La raison invoquée ? Après consultation de plusieurs autorités religieuses chiites en Iran et en Irak, il est apparu que cette pratique est interdite par l’islam. Sa décision a toutefois été saluée… par des tirs dans le centre de Beyrouth.

En 2011, après la révolte en Libye, Slate et la BBC avaient fourni une explication à cette coutume, »culturellement répandue aux États-Unis, en Asie mais aussi dans le Maghreb » pour célébrer « des fêtes comme le jour de l’an ou des journées religieuses comme Noël ou l’Aïd ». Bon nombre de cérémonies civiles sont également ponctuées de coups de feu. En Turquie, en Crète ou bien encore en Corse ou en Sardaigne, cet acte participe des enterrements ou des mariages.

Ces démonstrations se justifient également par le bruit engendré par ces tirs afin « d’intimider l’ennemi », ou qui « revêt parfois une dimension ritualisée et religieuse ». Enfin, « la pratique des coups de feu en l’air se manifeste de manière plus récurrente dans les anciennes sociétés claniques », pour affirmer sa virilité, « le rapport social à l’arme étant très fort », ou dans les pays où « l’arme reste intimement associée à la notion de liberté ». Aux États-Unis, en l’absence de pétards, les Américains ont longtemps tiré en l’air pour commémorer le jour de l’indépendance.

Le tir en l’air n’est évidemment pas sans risque. En 2012, un jeune koweïtien avait été accidentellement tué le soir même de ses noces par son ami qui voulait tirer en l’air en signe de joie. En 2006, l’émission américaine MythBusters de la chaîne Discovery Channel avait couvert ce sujet dans l’épisode « Bullets fired up », pour tenter de déterminer dans quelle mesure les tirs de célébration retombaient sur la terre. Pour le commandant Chopin, chef de la division balistique au laboratoire de Paris, cité par Slate, « tout dépend du climat, de la cartouche, de l’arme et de son inclinaison ».

lu dans l’exellent big browser

google imagine pour votre service un avenir plus sombre que ne l’aurait révé Orwell

Ces deux articles nous montrent deux facettes de google:
capable de monnayer maintenant son savoir faire en guise de flicages des employés.
 Mais imaginant pour après un futur ou il régnerait.
      Les auteurs cyberpunks nous ont décris un monde sur connecté
 déshumanisant les consommateurs juqu'à ce que tous
 sauf quelques rebelles (hackers etc...) 
oublient leur qualité d’êtres intelligents
 pour devenir les esclaves des grosses corporations...


fraction énervé du comité de redaction,
commando gibson

Google veut aider votre patron à surveiller votre boîte mail

Et si Google vous surveillait au bureau, pour le compte de votre boss ?

La firme américaine vient de déposer discrètement un brevet en ce sens.

Le « Policy Violation Checker » (« vérificateur de violation de règles ») est un système capable de détecter des phrases « problématiques » contenues dans vos documents électroniques : des déclarations qui vous mettraient en infraction avec la loi, le règlement intérieur de votre entreprise ou votre contrat de travail.

Des messages d’alerte avant l’envoi du mail

Avec ce nouveau service, un employé tapant une phrase litigieuse serait immédiatement averti par une notification. Et dans la foulée, son employeur recevrait lui aussi un message d’alerte. Le tout avant même d’avoir envoyé l’e-mail. Dans un élan de bonté, le service pourrait même suggérer des formulations plus adéquates à l’auteur du mail.

Actuellement, de nombreuses entreprises utilisent le service de messagerie de Google, Gmail, comme système d’e-mail professionnel. Le système breveté s’appliquerait à l’ensemble de la messagerie : corps du mail, mais aussi documents textes, tableurs, ou présentations.

Surtout, il laisserait chaque utilisateur définir lui-même le champ des phrases « problématiques », en fonction de son règlement. On imagine assez bien les dérives que cela pourrait engendrer.

Une menace pour la vie privée

Pour la compagnie, cette innovation permettrait simplement aux entreprises d’éviter les poursuites judiciaires. Elle se défend également en expliquant que le dépôt d’un brevet ne signifie pas forcément sa mise en œuvre. Le porte-parole de la compagnie, Matt Kallman, explique simplement :

« Nous déposons des brevets d’application sur une variété d’idées qu’ont nos employés. Certaines de ces idées deviennent de vrais produits ou services, d’autres non. »

C’est en tout cas un outil de plus qui empiète sur la vie privée des internautes. L’initiative s’inscrit dans l’esprit des déclarations de son ancien PDG Eric Schmidt, qui estimait dans une interview :

« Si vous faites quelque chose et que vous ne voulez que personne ne le sache, peut-être devriez-vous déjà commencer par ne pas le faire. »

lu sur rue 89

L’avenir selon Google : si vous n’êtes pas connecté, vous êtes suspect

Cyberguerre, fin de la vie privée : dans un livre, deux pontes de Google promettent une apocalypse dont seuls les géants de la technologie pourront nous sauver.


Une prise débranchée (Mzeuner/Flickr/CC)

C’est un livre de technophiles, et pas des moindres puisque l’un d’eux est patron de Google ; et pourtant, il nous annonce un avenir à faire frémir.

Le livre qui vient de sortir aux Etats-Unis, « The New Digital Age » (« Le Nouvel Age numérique », pas encore traduit en français), a deux auteurs de poids :

  • Eric Schmidt, 56 ans, pendant dix ans le PDG de Google et depuis deux ans son président exécutif ;
  • Jared Cohen, de 25 ans son cadet, un jeune premier intellectuel passé de la diplomatie auprès de Hillary Clinton à la tête de Google Ideas, le think tank du géant américain.

Eric Schmidt au siège de Google à New York, le 13 avril 2013 (Christopher Lane/The Guar/SIPA)

« The New Digital Age » d’Eric Schmidt et Jared Cohen

On aurait pu s’attendre à un livre lénifiant, un peu comme les vidéos de promo des sociétés technologiques, promettant un avenir radieux quand tous nos objets seront connectés, nos voitures rouleront toutes seules, nos lunettes numériques seront nos yeux…

Cette dimension y figure, évidemment, accompagnant la prophétie selon laquelle cinq milliards d’individus vont se joindre dans les prochaines années aux deux milliards actuels, dans un monde numérique quasiment global, jusqu’à ses marges chaotiques.

Mais Schmidt et Cohen, l’industriel et le diplomate, se livrent à un exercice de prospective passionnant qui porte aussi sur « la face sombre de l’innovation », qu’il s’agisse de l’individu et de son identité numérique, des Etats, de la guerre, du terrorisme, des révolutions citoyennes…

Assange et Kissinger

Les deux auteurs, qui ont rencontré dans leur quête de trois ans aussi bien Julian Assange et sa galaxie WikiLeaks dans son refuge londonien, que Henry Kissinger, le vieux cynique de la realpolitik, mettent en avant une « inévitabilité » des tendances qu’ils annoncent. Et restent optimistes pour un avenir pourtant sacrément parsemé de dangers.


Jared Cohen à New York, le 23 avril 2013 (Evan Agostini/AP/SIPA)

Qu’on en juge. Les deux auteurs annoncent la fin de la vie privée et de l’anonymat à l’ère numérique, avec l’apparition de « la première génération d’êtres humains à avoir un dossier indélébile ».

Tous les débats qui ont déjà lieu à propos de Facebook et de la protection des données seront dépassés : il faudra assumer des « profils officiels » vérifiés pour avoir un accès complet. Accepter que toute son histoire soit stockée dans un « cloud » et donc susceptible d’être vu par tous ceux qui disposeront du savoir-faire suffisant.

De fait, recommandent-ils, les parents de l’avenir devront avoir avec leurs enfants « une discussion sur la vie privée et la sécurité, avant de parler de la vie sexuelle »…

Les « gens cachés »

Pire, le refus de se plier à cette ère du tout-connecté sera suspect aux yeux des autorités, tous régimes confondus :

« Un gouvernement pourra suspecter que les personnes qui choisiront de rester totalement à l’extérieur ont quelque chose à cacher et sont donc plus susceptibles de violer la loi. Les gouvernements, par précaution antiterroriste, pourront faire un fichier des “gens cachés”. […]

Vous pourrez même être soumis à des nouvelles règles strictes incluant des contrôles plus rigoureux dans les aéroports et même des restrictions de voyage. »

Eric Schmidt et Jared Cohen estiment que cette évolution est inévitable et évoquent même les systèmes de surveillance à la « Minority Report », le film de Spielberg. Mais ils appellent les citoyens/internautes à se battre pour défendre leur droit à la vie privée numérique, et demandent :

« Qui sera le plus fort, les citoyens ou l’Etat ? »

Ne pas sous-estimer le risque de cyberguerre

Même scénario noir pour la guerre de l’ère numérique, avec cet avertissement :

« Ceux qui sous-estiment la menace de la cyberguerre le feront à leurs dépens. »

Ils font partie de cette école qui pense qu’il y aura un jour un « Pearl Harbor » de la cyberguerre, avec des éléments de terrorisme classique, et en donnent même le scénario digne des films catastrophe d’Hollywood.

Première étape, une attaque sur le contrôle aérien provoquera des collisions d’avions. Au même moment, trois bombes introduites aux Etats-Unis à partir du Canada exploseront simultanément à New York, Chicago et San Francisco. Et une cyberattaque paralysera les secours tandis qu’un virus s’attaquera aux installations industrielles, fermant notamment les systèmes de refroidissement des centrales nucléaires…

Les auteurs nous rassurent à moitié : il serait incroyablement difficile de monter ce type d’attaque à cette ampleur. Mais ils ajoutent :

« Un certain type d’attaques coordonnées physiques et cyber est inévitable. »

Et le pire, comme toujours avec la cyberguerre : les Etats ne sauront pas avec certitude d’où vient l’agression, d’un Etat, d’un groupe d’Etats, ou d’organisations terroristes connues ou inconnues…

La Chine a droit, de ce point de vue, à de très nombreuses références hostiles dans le livre, comme nous l’avions déjà pointé, et les auteurs pronostiquent même une « révolution » dans l’avenir, provoquée par des citoyens connectés et révoltés.

Google peut sauver le monde

Que veulent nous dire Eric Schmidt et Jared Cohen ? Le message apparaît progressivement à travers le livre, et surtout dans la conclusion. Car les grands absents de ce livre, ce sont Google et les autres géants de la technologie américaine, dont il n’est que peu question.

Dans leur conclusion, les auteurs nous expliquent qu’en fait, les sociétés de technologie sont les mieux placées pour sauver le monde.

Ils font valoir que 52% des habitants de cette planète ont moins de 30 ans et, dans leur grande majorité, vivent dans des zones où les opportunités économiques sont faibles. Ils sont les premiers candidats à la radicalisation que suscitera, selon eux, l’accès au monde connecté dans les prochaines années.

Il faudra donc parler à ces jeunes et leur offrir des opportunités que permet la technologie pour les détourner de la radicalité qui menace. Schmidt et Cohen prônent, pour y parvenir, des « partenariats public-privé », et ajoutent :

« Les entreprises de technologie sont les mieux placées pour mener cet effort internationalement. »

Le monde vu par Google est donc relativement simple : la technologie va nous faire entrer dans une époque pleine de menaces pour l’individu, pour les sociétés, pour les Etats. Et seul le savoir-faire de ceux qui maîtrisent la technologie peut nous permettre d’éviter les catastrophes. CQFD.

lu aussi sur rue 89