120 patrons ivres sèment le trouble dans le TGV

Une vingtaine de policiers sont intervenus pour calmer les esprits... - Une vingtaine de policiers sont intervenus pour calmer les esprits... - (dr)

Une vingtaine de policiers sont intervenus pour calmer les esprits… – (dr)

Le TGV Bordeaux-Lille a été stoppé pendant plus d’une heure, vers 15 h, en gare de Saint-Pierre. Une centaine de patrons ivres semaient le trouble dans les wagons. La police est intervenue.

En gare de Saint-Pierre, vers 15 h, les voyageurs ont pu assister à un curieux spectacle. Une vingtaine de policiers, portant des casques et la tenue d’intervention, ont été déployés aux abords du TGV Bordeaux-Lille. Le motif ? Des incidents perpétrés dans le TGV par 120 personnes manifestement ivres… Des patrons en séminaire ! La police est intervenue pour calmer les esprits et le train est reparti seulement au bout d’une heure

lu dans leur presse locale, la nouvelle raie publique

Condamné en appel à détruire sa yourte et… son outil de travail

La cour de'Appel de Montpellier a rendu son verdict, plutôt défavorable à  Jean-Luc Préaux qui est  condamné à la remise en l'état du terrain… Il devra donc entre autres détruire sa yourte.
La cour de’Appel de Montpellier a rendu son verdict, plutôt défavorable à Jean-Luc Préaux qui est condamné à la remise en l’état du terrain… Il devra donc entre autres détruire sa yourte.

Après trois ans de procédure, la cour d’Appel de Montpellier vient de condamner un agriculteur des P.-O. qui vivait sur son propre terrain.

Le délibéré rendu par la cour d’appel de Montpellier au début du mois est tombé comme un couperet, pour Jean-Luc Préaux, l’agriculteur de Banyuls-sur-Mer. Ce dernier vit, encore pour quelque temps, sur le terrain qu’il a acquis auprès de la Safer en 2006, et sur lequel il exploite, depuis 1996, 1,25 hectare d’oliviers et 6 hectares de vignes, à l’aide de chevaux.

Or en 2011, la propriétaire d’alors de la Tour Pagès, imposante demeure surplombant le terrain de Jean-Luc Préaux, avait assigné l’agriculteur pour ‘infractions aux dispositions du plan local d’urbanisme’. En cause ? La yourte mongole, installée « faute de revenus suffisants pour louer un logement conventionnel », et le petit hangar destiné au stock de matériel nécessaire à l’agriculteur… Au terme d’un véritable marathon judiciaire, tissé de questions prioritaires de constitutionnalité et de renvois, le tribunal de Perpignan avait relaxé Jean-Luc Préaux en septembre 2012.

« On ne me donne plus le droit de travailler »

Une satisfaction de courte durée pour l’agriculteur et son avocate, Me Gabrièle Summerfield, puisque le parquet avait alors décidé de faire appel. Un appel qui s’est soldé, pour Jean-Luc Préaux, par la condamnation à la remise en l’état du terrain…

« Je dois détruire la yourte dans laquelle je vis et le hangar où je stocke mes outils. Ainsi que les trois cuves à eau qui servaient à abreuver les chevaux et à arroser les oliviers… Ce qui risque de faire jurisprudence, puisque tout le monde en stocke, de l’eau ! », s’étonne Jean-Luc Préaux. Qui dispose de 6 mois pour détruire son toit, et son outil de travail. « Je vais encore vendanger en septembre, et puis je détruirai tout. Et ensuite, j’arrêterai de travailler, puisqu’on ne m’en donne plus le droit. Franchement, je le vis comme un acharnement : je ne sais pas où je vais pouvoir vivre, et je ne sais pas de quoi je vais pouvoir vivre… ».

lu dans leur presse en ligne

Question de salarié : la responsabilité du fond de caisse ….

– heu dis Punkastor, toi qui est syndiqué… mon patron il est pas content : Quand j’ai compté ma caisse l’autre jour il manquait genre… 27.10 euros !
je ne sais pas d’où venait l’erreur. Depuis j’ai démissionné maintenant il me réclame ces 27.10 sinon il refuse de me donner mon salaire et mon solde de tout compte !
– ah toto le livreur, quand vas tu savoir compter ta caisse sans erreur ? Mais la retenue sur salaire est illégale ton patron devrais le savoir…
-Sauf que là il y a faute de ma part puisque de l’argent leur appartenant a disparu! J’me vois mal leur dire « vous devez me payer exactement telle somme alors que j’ai perdu une partie de mes sous de ce jour la »

heu.. y a des textes de loi la dessus?

 


 

Article L122-42

Les amendes ou autres sanctions pécuniaires sont interdites.

Toute disposition ou stipulation contraire est réputée non écrite.

NOTA :Code du travail L. 152-1-5 : sanction pénale. * Ordonnance 2007-329 2007-03-12 art. 14 : Les dispositions de la présente ordonnance entrent en vigueur en même temps que la partie réglementaire du nouveau code du travail et au plus tard le 1er mars 2008.

La loi n° 2008-67 du 21 janvier 2008 dans son article 2 X a fixé la date d’entrée en vigueur de la partie législative du code du travail au 1er mai 2008.

 

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Nouveaux textes:

-Déjà, j’ai l’impression que le fond de caisse se fait sur tes propres thunes, pratique courante dans la restauration mais illégale (du moins on ne peut pas t’imposer de créer un fond de caisse sur tes propres finances). En général les restaurateurs font ça pour pouvoir te sanctionner pécuniairement plus facilement en cas d’erreur de ta part.

C’est pas une faute lourde donc? Comment je peux prouver que j’ai pas mis les sous dans ma poche?
C’est à lui de prouver que tu as volontairement volé cet argent, autrement-dit, même s’il t’avait vu de ses yeux te servir dans la caisse, sans témoin ce serait déjà difficile pour lui.


-J’ai signé un papier comme quoi je suis ok pour la retenue sur mon salaire
. J’vais pas mentir, j’étais paniqué sur le moment. 180€, c’est une somme inédite dans ce restau. C’est trop tard? Et pour mes 30€, ai-je une chance de les revoir? (20€ fond de caisse de MA poche, 10€ de tips que je comprendrai qu’ils partent, osef)?
– Tout texte régissant ton emploi, que tu signe ou non, est nul et non avenu s’il est moins avantageux que le code du travail. Tu peux signer ce papier, ou un autre disant que tu t’engage à lui donner un rein, c‘est comme-si le document n’avait jamais existé!

Pour résumer: ton patron est un bel enfoiré, si tu es en période d’essai et que tu t’oppose à sa décision, il va certainement céder pour pas faire de vagues et te virer dans la foulée. Si tu commence à céder la dessus il va continuer à entuber son prochain… Pas facile l’auto-organsiation des travailleurs par eux même, hein toto-le-livreur ?

C’est un point de droit du travail présenté par pipo et chico, padawans au pole juridique de la bourse du travail

[Identité sociale toi-même !] Le régime des intermittents du spectacle pourrait servir de modèle aux autres chômeurs

Identité sociale toi-même !

Depuis plusieurs années, nous menons une recherche théâtrale sur le thème du travail. Grand sujet d’actualité dans ce contexte de crise généralisée, de licenciements massifs, de casse des protections sociales, de mise en concurrence de tous contre tous. Au fil de nos échanges, expérimentations, interviews et recherches, nous avons pris conscience que le travail constituait, plus que jamais, une partie de notre identité sociale et qu’il était rare d’échapper à cette logique. Dis-moi ce que tu fais et je te dirais qui tu es. Alors on s’est demandé, nous « les artistes du spectacle vivant », c’est quoi exactement notre identité sociale ?

Pas si facile de répondre à dire vrai. Nous ne produisons pas de biens matériels, nous ne rendons pas de services directs à la personne, nous ne faisons pas tourner une boîte directement… Pourtant selon « le dernier rapport conjoint des ministères de l’Économie et de la Culture, la culture contribue à hauteur de 57,8 milliards d’euros au PIB. Il s’agit de la valeur ajoutée directe, c’est à dire du seul fait des activités culturelles. Ce qui équivaut à 3,2% du PIB, soit sept fois la valeur ajoutée de  l’industrie automobile. Ces chiffres, basés sur les calculs de l’Insee, montrent bien que la culture génère plus de richesses que l’industrie automobile » (sources La tribune du 3 janvier 2014, c’est dire si on invente rien !).

Bon… ça nous a fait réfléchir à notre identité sociale. Il semblerait au moins qu’on soit sauvé. On sert à quelque chose car on rapporte ! Ouf ! Naïvement, on a pensé que ces chiffres officiels nous permettrait de sortir de notre crise identitaire d’artiste inutile, ne produisant rien que des moments éphémères. Finalement non, on a rechuté lorsqu’on a entendu partout que le MEDEF voulait supprimer les annexes 8 et 10 de l’assurance-chômage, c’est-à-dire le régime des intermittents (artistes et techniciens). On a réfléchi calmement… Nous ne sommes pas encore intermittents mais nous aspirons à le devenir. Même si nous ne touchons pas encore d’indemnités chômage liées au régime des intermittents (depuis la signature du protocole de 2003, les artistes doivent faire 507 heures en 10 mois et demi et les techniciens en 10 mois), quand nous sommes payés en cachets, nous cotisons à ce régime ! Alors côté identité sociale, on y a vu plus clair, nous sommes des aspirants intermittents. Donc cette histoire, ça nous concerne ! Et ça nous touche particulièrement car nous sommes même pire que des intermittents, nous sommes des précaires qui cotisons au régime sans être rémunéré (rappelons qu’1 chômeur sur deux n’est actuellement pas rémunéré en France).

Bon alors là on a eu un coup de blues quand on a compris que le MEDEF voulait tout bonnement nous faire disparaître. Allez hop ! Les intermittents et précaires, plus d’identité sociale ! Paraît qu’on coûterait trop cher… Alors on s’est demandé si finalement, prendre la nouvelle identité sociale qu’ils prévoyaient pour nous, celle du chômeur au régime général, n’était pas un moyen d’exister quand même. Avec des chercheurs d’universités, des gens avisés qui travaillent sérieusement sur ces questions depuis plusieurs années, on a fait des calculs. Et on s’est aperçu de deux choses : d’abord, qu’on leur coûterait pas moins cher en changeant d’identité, et surtout que cette nouvelle identité sociale serait contre notre nature profonde : celle d’être des travailleurs intermittents justement (c’est-à-dire d’enchaîner les contrats de manière systématiquement discontinue).

Notre quête ne s’est pas arrêtée là. Lorsqu’on s’est demandé pourquoi ils voulaient à tout prix nous supprimer (oui, on s’est dit qu’il devait forcément y avoir une raison à tant de haine), on a observé la situation des autres identités sociales à côté de nous, et on s’est rendu compte qu’on n’était pas les seuls à avoir des emplois discontinus. Finalement, on en a conclu que notre identité sociale commençait à trop ressembler à celles des autres chômeurs (aujourd’hui 86% des embauches se font en CDD, il y a des millions de salariés pauvres ou à temps partiel), et que le régime des intermittents du spectacle pourrait servir de modèle aux autres chômeurs, qu’ils pourraient réclamer de nouveaux droits pour être mieux protégés (les annexes 8 et 10 de l’assurance-chômage font partie des rares dispositifs de protection sociale pensés pour l’emploi discontinu).

À partir de là, on a donc d’abord établi que le MEDEF avait une identité sociale opposée à la nôtre. Et ensuite, on a fait le lien avec ce terme qu’on entendait partout dans les médias, celui avec lequel ils n’arrêtent pas de nous appeler : « les privilégiés ». La crise identitaire était à son comble ! Aujourd’hui, avoir un régime de protection sociale relativement en phase avec ses conditions de travail c’est avoir des privilèges ! Étant absolument opposé à toute forme de privilèges, nous avons pensé qu’il fallait tout changer en tirant toutes les identités sociales vers haut, nous avons dit que nous serions solidaires des autres pour une meilleure protection sociale. Et nous avons aussi décidé de nous opposer à cette logique de mise en concurrence des chômeurs entre eux. Nous restions tout de même fragiles. Notre identité sociale était toujours sur le point d’être anéantie.

Dans la nuit du 21 mars 2014, nous avons soufflé un brun quand nous avons appris que nos bagarres pour défendre notre identité avait payées, qu’ils ne nous supprimeraient pas. Mais nous avons de nouveau tremblé quand nous avons appris que le MEDEF, la CFDT et FO avaient passé presque 12h à la machine à café des locaux du patronat pour se mettre d’accord sur notre sort (l’accord de l’Unedic a été conclu en 15 minutes après 12h d’interruption de séances). D’abord, on a eu une petite pensée émue pour les mecs de la CGT à qui on n’a pas indiqué le chemin de la machine à café. Et quand on a entendu les mesures qu’ils avaient prises, on s’est dit qu’une telle ingestion de café avaient dû leur faire perdre l’esprit. Ils ont décidé d’augmenter les cotisations patronales et salariales sans l’accord des véritables employeurs, nous, les compagnies de théâtre et maisons de production de l’audiovisuel indépendant, qui subiront de plein fouet cette mesure dont le gain pour le budget de l’Unedic sera négligeable. On a appris que l’annexe 4, celle des intérimaires en prenait un coup aussi : pour plus de 70% des intérimaires, c’est une baisse de revenu qui atteindra en moyenne 300 euros par mois ! Ensuite, toujours dans leur délire caféiné, ils ont dû penser que les inégalités n’étaient pas assez fortes dans ce pays, et ils ont mis en place un nouveau calcul du différé (période sans versement d’indemnités) qui a pour conséquence d’allonger la période de disette pour les bas et moyens salaires (en moyenne un mois) et de la réduire pour les hauts revenus. Notre identité sociale en était toute retournée ! La ministre de la Culture a demandé qu’on refasse les calculs. Et finalement, ça n’a pas changé grand chose car on passe de 57% de personnes touchées par cet allongement de période de disette à 47%. On s’est dit que cette ministre devait sûrement avoir bu elle aussi des cafés dans locaux du MEDEF pour agir ainsi. Bref.

Dans notre quête du Graal on avait quand même bien avancé. On savait aujourd’hui que cette identité sociale de travailleur-se-s précaires à emplois discontinus, on devait la défendre nous-mêmes, qu’on ne pouvait pas compter sur le gouvernement (bon ça on le savait déjà mais ça c’est drôlement confirmé). C’est là qu’on a appris que des personnes avaient constitué un comité de suivi du protocole signé en 2003 pour élaborer des propositions plus justes et plus économiques pour défendre notre identité sociale et celles des autres chômeurs, et que personne (même le nouveau ministre du travail qui avaient signé ces propositions) ne voulaient en entendre parler.

Alors on s’est dit que cela ne devait pas être un hasard : pour le patronat, les identités sociales des travailleur-se-s doivent être penser en dehors de toute justice sociale. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, le travail, rien d’autre qu’un rapport de force entre deux classes aux intérêts diamétralement opposés, constitue aujourd’hui notre identité sociale. Quand on a compris ça, on a pu enfin répondre à la question initiale : nous « les artistes du spectacle vivant », c’est quoi exactement notre identité sociale ? Notre identité sociale c’est la lutte. Alors, on s’est mis à lutter. Comme on pouvait. Avec nos spectacles, dans des textes, parfois seuls dans notre tête, mais les fois où on s’est fait le plus entendre c’était avec plein de gens dans la rue. Et paraît même que ce serait le moyen le plus efficace en matière de justice sociale.

La Compagnie Sans la nommer s’oppose fermement à l’accord de l’Unedic conclu dans la nuit du 21 mars 2014 et soutient les initiatives de lutte des intermittents et précaires !

Compagnie Sans la nommer, 6 mai 2014

lu sur le juralib

Non nos bons maîtres, nous ne voterons plus pour vous…

 » Quand l’extrême droite progresse chez les gens ordinaires, c’est d’abord sur elle-même que la gauche devrait s’interroger. « 

Georges Orwell

on peut lire sur les réseaux asociaux et chez les gens du monde réel une surprise et moûltes commentaires sur les élections européennes du 25 mai. Pourtant on peut en revenir à quelques chiffres simples :

– En 2009, 59.5% d’abstention, 6.3% pour le FN.
– En 2014, 57% d’abstention, 25% pour le FN.

pourtant si la loi électorale n’avais pas évoluée il y a deux ans ce chiffre serait encore plus grand :

en effet :

L’abstention consiste à ne pas participer à une élection ou à des opérations de référendum. Elle traduit soit un désintérêt total pour la vie publique, soit un choix politique actif consistant à ne pas se prononcer afin de montrer son désaccord. Ainsi, à l’occasion du référendum sur les accords de Matignon portant sur l’avenir de la Nouvelle-Calédonie en 1988, l’un des partis de l’opposition avait appelé ses partisans à s’abstenir pour s’opposer au texte. Néanmoins, l’abstention semble traduire une crise de la représentation et peut poser la question de la légitimité du pouvoir politique élu avec une faible participation.

Le vote blanc consiste à déposer dans l’urne une enveloppe vide ou contenant un bulletin dépourvu de tout nom de candidat (ou de toute indication dans le cas d’un référendum). Ce type de vote indique une volonté de se démarquer du choix proposé par l’élection.

Le vote nul correspond à des bulletins déchirés ou annotés qui ne sont pas pris en compte dans les résultats de l’élection. Il est parfois difficile d’interpréter le sens d’un vote nul. L’électeur n’a pas forcément souhaité que son vote soit nul (il a cru, par exemple, qu’une mention manuscrite ajoutée n’aurait aucune incidence). Mais il arrive également que l’électeur ait volontairement déposé un bulletin nul pour manifester son opposition aux différents candidats et programmes présentés.

Depuis la loi du 21 février 2014 visant à reconnaître le vote blanc aux élections les bulletins blancs seront, à compter du 1er avril 2014, décomptés séparément des votes nuls et annexés en tant que tel au procès verbal dressé par les responsables du bureau de vote. Mais, comme auparavant, ils ne seront pas pris en compte dans le nombre des suffrages exprimés (ensemble des bulletins moins les votes blancs et nuls).

Cette loi est l’aboutissement d’une proposition de loi déposée à l’Assemblée nationale en juillet 2012 qui avait pour objectif de faire reconnaître que le vote blanc est un acte citoyen qui se distingue de l’abstention – l’électeur s’étant déplacé jusqu’à son bureau de vote – et exprime une volonté politique de participer au scrutin pour dire son refus de choisir entre les candidats en lice. La prise en compte du vote blanc pourrait permettre de faire reculer le taux d’abstention.

lu sur vie publique

et pourtant le but de cette loi et du parti du vote blanc et de faire reconnaitre, non un désintérêt pour la vie politique mais la lassitude des électeurs vis a vis de ce système de démocratie indirect où l’électeur n’as constitutionnellement aucun contrôle sur son élu !

si on relis les propositions à ce sujet au lieu de minimiser la non participation aux élections, le but premier était plutôt de reconnaitre le ras-le-bol des citoyens-électeurs vis à vis d’un système où l’absence de choix réel domine. A quoi bon allez voter pour bonnet blanc ou blanc bonnet ?

 

le vrai courage politique serait de reconnaitre que si l’ensemble des abstentionnistes, bulletin nuls et blanc dépassait la majorité des inscrits (et encore on pourrait prendre en compte la différence entre ceux qui on le droit de vote ou pas dans la population) à une élection celle ci devrait être invalidée et ré organisée dans d’autres termes afin de correspondre au attentes de tous et toutes !

Et pourtant pour les nationaux-patriotes, zoziaux-chauvins et autres fafounets fier-e-s de leurs pinards et camembert, le rendez vous n’a pas été manqué; et la structure politique qui a recueillit leurs voix s’enrichit de leurs votes protestataires.

la presse libérale du kapital pourras toujours nous compter que ce sont les moins instruits qui votent extreme , elle oublie que plutôt de voter fn les classes laborieuses ne votent plus, elles ne croient tous simplement plus au cirque électoral qui l’as trop souvent dupé. (si vous ne connaissez pas les statistiques sur le sujet, faites vos devoirs petits malins !)

Donc nous remercierons d’avance les sociaux démocrates de ne plus abuser du vote utile, « rempart de l’antifascisme  » et plutôt que de les voir sermonner les déserteurs de l’isoloir, nous préfèrerions qu’ils s’intéressent aux raisons qui fait que leurs moutons ne veulent plus être pris pour des cons !

le pire de toute cette comédie est que la farce n’est plus toute jeune, le mot de la fin restant à Octave Mirbeau avec ces mots écrits pour le figaro du 28 novembre 1888 :

La grève des électeurs

Une chose m’étonne prodigieusement — j’oserai dire qu’elle me stupéfie — c’est qu’à l’heure scientifique où j’écris, après les innombrables expériences, après les scandales journaliers, il puisse exister encore dans notre chère France (comme ils disent à la Commission du budget) un électeur, un seul électeur, cet animal irrationnel, inorganique, hallucinant, qui consente à se déranger de ses affaires, de ses rêves ou de ses plaisirs, pour voter en faveur de quelqu’un ou de quelque chose. Quand on réfléchit un seul instant, ce surprenant phénomène n’est-il pas fait pour dérouter les philosophies les plus subtiles et confondre la raison ?

Où est-il le Balzac qui nous donnera la physiologie de l’électeur moderne ? et le Charcot qui nous expliquera l’anatomie et les mentalités de cet incurable dément ? Nous l’attendons.

     Je comprends qu’un escroc trouve toujours des actionnaires, la Censure des défenseurs, l’Opéra-Comique des dilettanti, le Constitutionnel des abonnés, M. Carnot des peintres qui célèbrent sa triomphale et rigide entrée dans une cité languedocienne ; je comprends M. Chantavoine s ‘obstinant à chercher des rimes ; je comprends tout. Mais qu’un député, ou un sénateur, ou un président de République, ou n’importe lequel parmi tous les étranges farceurs qui réclament une fonction élective, quelle qu’elle soit, trouve un électeur, c’est-à-dire 1’être irrêvé, le martyr improbable, qui vous nourrit de son pain, vous vêt de sa laine, vous engraisse de sa chair, vous enrichit de son argent, avec la seule perspective de recevoir, en échange de ces prodigalités, des coups de trique sur la nuque, des coups de pied au derrière, quand ce n’est pas des coups de fusil dans la poitrine, en vérité, cela dépasse les notions déjà pas mal pessimistes que je m’étais faites jusqu’ici de la sottise humaine, en général, et de la sottise française en particulier, notre chère et immortelle sottise, ô chauvin !

     Il est bien entendu que je parle ici de l’électeur averti, convaincu, de l’électeur théoricien, de celui qui s’imagine, le pauvre diable, faire acte de citoyen libre, étaler sa souveraineté, exprimer ses opinions, imposer — ô folie admirable et déconcertante — des programmes politiques et des revendications sociales ; et non point de l’électeur « qui la connaît » et qui s’en moque, de celui qui ne voit dans « les résultats de sa toute-puissance » qu’une rigolade à la charcuterie monarchiste, ou une ribote au vin républicain. Sa souveraineté à celui-là, c’est de se pocharder aux frais du suffrage universel. Il est dans le vrai, car cela seul lui importe, et il n’a cure du reste. Il sait ce qu’il fait. Mais les autres ?

     Ah ! oui, les autres ! Les sérieux, les austères, les peuple souverain, ceux-là qui sentent une ivresse les gagner lorsqu’ils se regardent et se disent : « Je suis électeur ! Rien ne se fait que par moi. Je suis la base de la société moderne. Par ma volonté, Floque fait des lois auxquelles sont astreints trente-six millions d’hommes, et Baudry d’Asson aussi, et Pierre Alype également. » Comment y en a-t-il encore de cet acabit ? Comment, si entêtés, si orgueilleux, si paradoxaux qu’ils soient, n’ont-ils pas été, depuis longtemps, découragés et honteux de leur œuvre ? Comment peut-il arriver qu’il se rencontre quelque part, même dans le fond des landes perdues de la Bretagne, même dans les inaccessibles cavernes des Cévennes et des Pyrénées, un bonhomme assez stupide, assez déraisonnable, assez aveugle à ce qui se voit, assez sourd à ce qui se dit, pour voter bleu, blanc ou rouge, sans que rien l’y oblige, sans qu’on le paye ou sans qu’on le soûle ?

     À quel sentiment baroque, à quelle mystérieuse suggestion peut bien obéir ce bipède pensant, doué d’une volonté, à ce qu’on prétend, et qui s’en va, fier de son droit, assuré qu’il accomplit un devoir, déposer dans une boîte électorale quelconque un quelconque bulletin, peu importe le nom qu’il ait écrit dessus ?… Qu’est-ce qu’il doit bien se dire, en dedans de soi, qui justifie ou seulement qui explique cet acte extravagant ?

     Qu’est-ce qu’il espère ? Car enfin, pour consentir à se donner des maîtres avides qui le grugent et qui l’assomment, il faut qu’il se dise et qu’il espère quelque chose d’extraordinaire que nous ne soupçonnons pas. Il faut que, par de puissantes déviations cérébrales, les idées de député correspondent en lui à des idées de science, de justice, de dévouement, de travail et de probité ; il faut que dans les noms seuls de Barbe et de Baihaut, non moins que dans ceux de Rouvier et de Wilson, il découvre une magie spéciale et qu’il voie, au travers d’un mirage, fleurir et s’épanouir dans Vergoin et dans Hubbard, des promesses de bonheur futur et de soulagement immédiat. Et c’est cela qui est véritablement effrayant. Rien ne lui sert de leçon, ni les comédies les plus burlesques, ni les plus sinistres tragédies.

     Voilà pourtant de longs siècles que le monde dure, que les sociétés se déroulent et se succèdent, pareilles les unes aux autres, qu’un fait unique domine toutes les histoires : la protection aux grands, l’écrasement aux petits. Il ne peut arriver à comprendre qu’il n’a qu’une raison d’être historique, c’est de payer pour un tas de choses dont il ne jouira jamais, et de mourir pour des combinaisons politiques qui ne le regardent point.

     Que lui importe que ce soit Pierre ou Jean qui lui demande son argent et qui lui prenne la vie, puisqu’il est obligé de se dépouiller de l’un, et de donner l’autre ? Eh bien ! non. Entre ses voleurs et ses bourreaux, il a des préférences, et il vote pour les plus rapaces et les plus féroces. Il a voté hier, il votera demain, il votera toujours. Les moutons vont à l’abattoir. Ils ne se disent rien, eux, et ils n’espèrent rien. Mais du moins ils ne votent pas pour le boucher qui les tuera, et pour le bourgeois qui les mangera. Plus bête que les bêtes, plus moutonnier que les moutons, l’électeur nomme son boucher et choisit son bourgeois. Il a fait des Révolutions pour conquérir ce droit.  

        Ô bon électeur, inexprimable imbécile, pauvre hère, si, au lieu de te laisser prendre aux rengaines absurdes que te débitent chaque matin, pour un sou, les journaux grands ou petits, bleus ou noirs, blancs ou rouges, et qui sont payés pour avoir ta peau ; si, au lieu de croire aux chimériques flatteries dont on caresse ta vanité, dont on entoure ta lamentable souveraineté en guenilles, si, au lieu de t’arrêter, éternel badaud, devant les lourdes duperies des programmes ; si tu lisais parfois, au coin du feu, Schopenhauer et Max Nordau, deux philosophes qui en savent long sur tes maîtres et sur toi, peut-être apprendrais-tu des choses étonnantes et utiles. Peut-être aussi, après les avoir lus, serais-tu moins empressé à revêtir ton air grave et ta belle redingote, à courir ensuite vers les urnes homicides où, quelque nom que tu mettes, tu mets d’avance le nom de ton plus mortel ennemi. Ils te diraient, en connaisseurs d’humanité, que la politique est un abominable mensonge, que tout y est à l’envers du bon sens, de la justice et du droit, et que tu n’as rien à y voir, toi dont le compte est réglé au grand livre des destinées humaines.

     Rêve après cela, si tu veux, des paradis de lumières et de parfums, des fraternités impossibles, des bonheurs irréels. C’est bon de rêver, et cela calme la souffrance. Mais ne mêle jamais l’homme à ton rêve, car là où est l’homme, là est la douleur, la haine et le meurtre. Surtout, souviens-toi que l’homme qui sollicite tes suffrages est, de ce fait, un malhonnête homme, parce qu’en échange de la situation et de la fortune où tu le pousses, il te promet un tas de choses merveilleuses qu’il ne te donnera pas et qu’il n’est pas d’ailleurs, en son pouvoir de te donner. L’homme que tu élèves ne représente ni ta misère, ni tes aspirations, ni rien de toi ; il ne représente que ses propres passions et ses propres intérêts, lesquels sont contraires aux tiens. Pour te réconforter et ranimer des espérances qui seraient vite déçues, ne va pas t’imaginer que le spectacle navrant auquel tu assistes aujourd’hui est particulier à une époque ou à un régime, et que cela passera. Toutes les époques se valent, et aussi tous les régimes, c’est-à-dire qu’ils ne valent rien. Donc, rentre chez toi, bonhomme, et fais la grève du suffrage universel. Tu n’as rien à y perdre, je t’en réponds ; et cela pourra t’amuser quelque temps. Sur le seuil de ta porte, fermée aux quémandeurs d’aumônes politiques, tu regarderas défiler la bagarre, en fumant silencieusement ta pipe.

     Et s’il existe, en un endroit ignoré, un honnête homme capable de te gouverner et de t’aimer, ne le regrette pas. Il serait trop jaloux de sa dignité pour se mêler à la lutte fangeuse des partis, trop fier pour tenir de toi un mandat que tu n’accordes jamais qu’à l’audace cynique, à l’insulte et au mensonge.

     Je te l’ai dit, bonhomme, rentre chez toi et fais la grève.

A bon entendeurs, salauds !

un tonton resté peinard hier

[droit de réponse] Xavier Renou n’en démort pas, il ne voit pas où est le mal du « militantisme professionnel »

Suite à notre article sur l'ancienne version du  blog, l’intéressé à répondu.c'est notre devoir que d'en publier sa réponse.

Mais ne soyons pas dupe, chacun son métier monsieur Renou, nous sommes ouvrier-e-s, cuisinier-e-s, jardinier-e-s, chomeur'heureu-s-es 
nous sommes fier-e-s de mutualiser nos efforts au seins des collectifs
 et syndicats et quand des copains montent des entreprises 
c'est plus souvent des coopératives ou d'autres formes alternatives
 d'emplois plus éthiques que vos prestations de militants professionnels. 

Bah oui xavier, tu veux être agitateur professionnel ?
 bah sans le peu de pognon qu'il nous reste ....

la redac en fin de mois difficile
  • Beau tissu de bétises et d’amalgames malhonnêtes, de citations tronquées, avec une seule source, Indymedia, anonyme et diffamatoire à mon égard… Ah non, pardon, il y a aussi le travail du « chercheur » payé par la gendarmerie, également cité. Excellente source en effet ! J’aimerais bien que vous apportiez la preuve d’une « coordination des actions » avec la police… le rapport du dit chercheur n’en fait d’ailleurs pas mention, je vous signale, il aurait pourtant été bien placé pour le savoir !!! C’est dégueulasse de reprendre une rumeur de ce type, parce que des esprits faibles un jour s’en saisiront pour me faire du mal, simplement parce qu’ils auront lu cette connerie répétée par les mêmes imbéciles sectaires et jaloux… Si je n’étais pas convaincu de la médiocrité de votre texte et des blessures perso qui vous font suer la mauvaise foi et le ressentiment à toutes les lignes, alors qu’on ne se connait même pas et que bien sûr vous n’avez nullement cherché à vérifier auprès de moi quoi que ce soit – pas la peine de critiquer les médias bourgeois, vous faîtes pire !!!- je porterais plainte pour diffamation, c’est vraiment ce que mérite votre article. Mais bon, comme on est quand même du même camp, que vous en soyez conscient ou non, je n’en ferai rien heureusement.

    Votre intolérance confine au sectarisme, et explique très largement, parce qu’elle n’est pas unique, l’échec de ces groupuscules nombreux qui peuplent la planète anarchiste, et que j’ai bien connu dans le temps, comme vous le rappelez. Mon anarchisme à moi est non violent, oui, et ne craint pas de mobiliser au-delà des rangs bien maigres de ma « famille » politique. La révolution, je compte la faire avec eux, le peuple, la gauche de gauche, les habitants des quartiers populaires (comme à Noisy le sec avec Copwatch) et autres, pas avec une poignée de révolutionnaires en chambre qui fantasment une violence imaginaire et voient toujours chez le plus proche le pire ennemi… justement parce qu’il est le plus proche.

    PS Nos stages sont à prix libre depuis le premier et le resteront toujours. Sur plus de 200 stages, il y a eu une dizaine d’exceptions à tout casser, quand ce n’est pas nous qui fixions le prix et qu’il y avait en particulier d’importants frais de location de salle. 50 euros, c’est une indication que nous donnons « à ceux qui estiment que leur revenu est décent ». C’est le principe du prix libre, il faut bien donner une idée du prix d’équilibre : quand des gens payent 50 euros, d’autres moins riches peuvent ne payer que 10 euros et au total, nous ne perdons pas de sous ce qui est l’essentiel. Et la SNCF ne fait pas le prix libre. C’est mal, docteur ?

Communiqué suite à la manifestation en hommage à Clément à Poitiers

Le jeudi 6 juin à 18 h 30 a eu lieu à Poitiers comme dans de nombreuses autres villes une manifestation organisée à l’appel du groupe unitaire contre l’extrême droite de la Vienne à la suite de la mort de Clément Méric à Paris. Nous avons été agréablement surpris de l’ampleur de la manifestation organisée dans la journée même (entre 250 et 300 personnes), mais nous avons cependant quelques critiques à émettre et besoin de rappeler certains faits.

Nous nous étonnons que des cadres du Parti socialiste de la mairie de Poitiers soient venus sans honte se montrer en mémoire de quelqu’un qui les combattait politiquement. En effet, rappelons que Clément était certes un militant antifasciste mais qu’on ne saurait le réduire à cela. Il était révolutionnaire, et impliqué dans les luttes contre le capital et fatalement contre le gouvernement socialo-écologiste actuel. Antifasciste convaincu, il militait aussi contre toutes les formes d’exploitation et de domination : le sexisme, le racisme et l’homophobie…

Revenons à la manifestation poitevine, non déclarée comme le veut la tradition ici, et regroupant des individus (libertaires ou proches), encartés de gauche et d’extrême gauche et autres membres d’associations. Voilà bien longtemps que tout ce beau monde n’avait pas été réuni. En effet, le bras de fer entre la mairie socialiste et les associations, les anarchistes et surtout dernièrement le DAL 86 dure depuis plusieurs années, et la gouvernance de M. Claeys nous montre le véritable visage de la social-démocratie depuis.

Nous avons donc pu voir nos braves cadres locaux se retirer du cortège au niveau de la mairie alors que ce dernier évoluait vers la préfecture. Très bien, nous dirons-nous, mais cette manœuvre semble aussi avoir été tactique. Car, plus d’une heure après la fin de la manifestation, deux personnes ont été arrêtées et emmenées au poste pour « manifestation illégale » et « outrage aux forces de l’ordre » (des « Flics porcs assassins » s’étant glissés dans les slogans scandés). Ces deux personnes seront relâchées le lendemain et passeront en Comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC). Devant le procureur, donc. Mais le fait intéressant à noter ici est cette phrase lâchée par un conseiller municipal et conseiller de Grand Poitiers bien connu comme bureaucrate de la lutte (notamment au sein des MJS lors du mouvement anti-CPE) : « Ce n’est pas une manifestation, mais un rassemblement silencieux contre les violences de l’extrême droite ». Voilà, tout est dit. Vous vous êtes fait attraper ? Vous ne pouvez que vous en prendre à vous-mêmes. Il ne fallait pas faire de manif (ou du moins pas jusqu’au bout)… puisqu’il existe une pression de la préfecture vis-à-vis des manifestations non déclarées depuis environ un an, et relayée par son chien de garde édenté : la mairie.

Ici donc, les socialistes poitevins suivent la ligne dictée par l’Elysée et le taulier de la place Beauvau : s’émouvoir de manière hypocrite sur la violence et la dangerosité idéologiques des groupes fascistes bien connus. Alors que ce sont ces mêmes socialistes qui, de par leur politique, ne contribuent point à faire reculer les pratiques et idées de l’extrême droite ; bien au contraire, celle-ci s’en est servie à plusieurs reprises afin de gagner des élections, de promouvoir des politiques sécuritaires de la République (n’oublions pas que les centres de rétention, ces prisons démocratiques pour étrangers, datent de l’ère mitterrandienne). Par ailleurs, le jour même où Clément a été agressé, la police de Manuel Valls procédait à une grande rafle de sans-papiers dans le quartier populaire de Barbès à Paris. République, sacro-sainte République! Tel un chant incantatoire, ce terme sonnait creux pour Clément et ses camarades ! Alors, fichez-nous la paix avec cet appel à un front républicain chimérique.

La République n’est qu’un champ de bataille symbolique pour les aspirants au pouvoir, ça fait bien longtemps que son caractère attractif et magique n’opère plus ! Bref, nous nous opposons fermement à cette tentative de récupération étatique de la mort de Clément.

De plus, nous pensons que la dissolution de groupes fascistes ne changera pas la donne. Hormis leur caractère symbolique orchestré par le pouvoir et une partie de la gauche, l’Histoire nous a montré à plusieurs reprises que la dissolution de ces groupes est un leurre (des Ligues des années 1930 à Unité radicale des années 2000, en passant par Ordre nouveau des années 1970) : ils se sont toujours reformés, ils ont juste eu besoin de changer de nom. Mais nous n’appelons pas non plus à une « justice pour Clément ». Cette justice qui nous condamne aussi bien et que nous combattons tous les jours.

Soulignons que depuis plusieurs années les fascistes et autres nazillons ressortent dans la rue et souhaitent la reprendre, galvanisés par les scores de leurs homologues dans de nombreux pays en Europe (Grèce, Hongrie…) sur fond de crise économique. Nous ne découvrons rien, dans plusieurs villes les fascistes sont très actifs, et s’adonnent à des actions violentes et/ou symboliques : Lyon, Toulouse, Tours, Besançon, etc. Mais les dernières manifs contre le mariage homosexuel leur ont permis de se rencontrer, de recruter, bref d’avoir un nouveau souffle, avec la complicité des médias ayant offert leurs micros sur des plateaux d’argent à des mouvements réactionnaires de toutes sortes disséminant leurs discours haineux.

Par exemple, nous avons remarqué qu’ils sont de plus en plus présents sur Poitiers, du moins par leurs affiches et autocollants. Qu’ils soient à Méridien Zéro, au Mouvement Action Sociale, au Parti de France, à l’Œuvre Française ou au plus traditionnel Front National, les militants fascistes tentent de s’implanter localement et durablement. Ils se sentent même pousser des ailes. Pour preuve, début mai ont été découvertes des affiches, collées dans les rues de Poitiers, comprenant les photos de deux militants du NPA avec comme surtitre « Wanted » et cette légende : « Tags dégueulasses, gribouillis partout, panneaux sales, portes tatouées ? Assez ! La police s’en occupe pas on va s’en occuper ! ».

En mémoire de notre camarade Clément,nous souhaiterions que les bureaucrates politiques, membres du gouvernement et autres charognards de la presse fassent profil bas sur le sujet. Pour vous, fascistes, belek : une attaque contre un est une attaque contre tous.

 Dieu pardonne, pas le prolétariat !

 L’Épine noire