[poitiers] sam. 11/01 à 11h00 PdM : Rassemblement pour l’avortement en Espagne et ailleurs !

lui sur demosphère

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[avant la manif] TOURS (37) : gay pride vs vox pouli et les fafs du printemps francais….

Une revue de presse sur la manif qui a lieu aujourd’hui à tours, la redaction vous promet une autre quand les compte rendus pleuvront. Le comité de rédaction solidaires des copains et copines tourangeaux.

la suite bientot…

 

gay pride tours 2012
Les fachos de vox Poupulli
après avoir tenter d’interdire la gay pride de tours
veulent maintenant s'opposer physiquement
au défilé célébrant la libérté de faire ce que l'on veut de notre cul
de notre corps.
Nos vilains néo rexistes voulant nous imposer leur sombre
nouvel ordre moral se cacheront vers la liberté d'expression 
quand ils organiseront leur propre marche de la fierté.
nous clairement conscient que les forces de l'ordre tourangelles 
sont plus que bienveillante avex vox poulli et intransigeant avec 
le mouvement populaire antifasciste.
Mais nous prometons à vox populi, aux loups turonnes et aux autres
néo nazes se cachant derrière le printemps francais
 que nous bloquerons leur prochain défilé 
tout comme ils bloquent la bonne marche de la gay pride à tours chaque année.

P.B.@ 2B
comamndo Panthère rose

[Antifa] : [Tours] cortège anti-homophobie le 25 mai à la gay pride de Tours

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Féministe, antifasciste et anticapitaliste

Depuis le début de l’année la droite et l’extrême droite n’ont cessé de
multiplier les initiatives, les manifestations et les actions contre le
mouvement du mariage pour tous, mais aussi contre le mouvement LGBT et
contre les homosexuels eux mêmes avec une hausse phénoménale des
agressions à caractère homophobes et contre des militants du mouvement
social qui soutiennent cette lutte ou combattent les mouvements d’extrême
droite.

Les agressions ne constituent pas de simples débordements mais indiquent
bien la radicalisation de la droite et de l’extrême droite dans leur
volonté de récupérer la colère populaire face aux mesures d’austérité, de
privatisation de l’ensemble des services publics, de suppression des
garanties sociales collectives etc. Il s’agit d’une contestation pour
imposer un retour à un ordre moral régressif (mai 68 à l’envers) et
répressif (contre toutes les formes de vie hors modèle dominant, en
l’occurrence « hétérosexuel ») que l’on peut résumer par le fameux slogan
pétainiste « travail, famille, patrie » qui se cache derrière celui plus
policé du mouvement homophobe : « on veut du boulot, pas du mariage homo
».

Non content d’avoir produit un climat délétère en favorisant les
agressions contre des personnes qui ne partagent pas la même orientation
sexuelle qu’eux/elles, ces réactionnaires ont permis par leur mobilisation
de masquer d’autres enjeux sociaux, économiques et écologiques comme ceux
de l’accord sur le travail ANI qui inscrit notamment dans la loi la
flexibilité du travail sinon des travailleurs, c’est à dire le chantage à
l’emploi et au salaire en cas de difficultés au sein de l’entreprise, mais
aussi la lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-Des-Landes ou encore celles
contre les expulsions de migrants, le droit au logement etc.

Les priorités de la droite et de l’extrême droite sont toujours les mêmes
: lutter contre l’égalité sociale, politique et économique au nom d’un
soi-disant « ordre naturel », c’est à dire : lutter contre l’égalité des
droits hommes/femmes et ce quelque soit leur orientation sexuelle, mais
aussi contre les droits des travailleurs/euses, contre les garanties
sociales collectives, et évidemment produire de l’injustice sociale, de la
peur et ce fameux sentiment d’insécurité pour ensuite faire leur fond de
commerce sur les « problèmes d’immigration » et « d’incivilités ».

A Tours, dans la continuité des manifestations contre « le mariage pour
tous », le « printemps français » (masculiniste, homophobe, nationaliste),
certainement à l’initiative de militant-es de l’organisation néo-fasciste
Vox populi, appelle à manifester contre la Gay Pride comme cela se produit
depuis maintenant 3 ans. Nous ne pouvons plus rester face à de telles
provocations sans riposter, d’autant plus que les agressions et
intimidations par des sympathisant-es ou militant-es de Vox populi à
l’encontre de militant-es du mouvement social se sont récemment
multipliées (la liste est longue mais il y a au moins 5 dépôts de
plaintes, plusieurs ITT, plusieurs demandes de dissolution du groupe
etc.).

Racisme, sexisme, nationalisme, xénophobie, élitisme, défense de la
propriété privée sont leurs mots d’ordre.

Nous sommes pour la démocratie directe, la solidarité internationale des
peuples, avec des droits égaux pour toutes et tous, basée sur le partage
du travail et des richesses produites qui garantisse à tout le monde une
existence décente.

Non au sexisme, au racisme, au patriarcat et au capitalisme.

Premiers signataires : Alternative Libertaire, CLAT, NPA, JC

http://nantes.indymedia.org/article/27660

lu sur Médiatours

Jésus et

sa famille…

un tag qui fait parler

  Les lettres, trop hautes, sont hors d’atteinte de la « brigade » anti-graffiti de la Ville de Tours. – (Photo NR, Patrice Deschamps)

“ Jésus avait deux pères e Les lettres, trop hautes, sont hors d'atteinte de la « brigade » anti-graffiti de la Ville de Tours. t Marie était mère porteuse ”. Ce slogan a été écrit nuitamment sur la bâche couvrant la tour de l’église Saint-Julien.

Jésus avait deux pères, et Marie était mère porteuse. Ce slogan a été tagué en lettres noires, énormes, au cours de la nuit de mercredi à jeudi, sur la bâche recouvrant la tour de l’église Saint-Julien, à Tours. Un édifice qui subit, depuis mars, d’importants travaux de restauration.

Ce message dessiné à la bombe noire est tout à fait visible depuis la rue Nationale, où passants et commerçants l’ont découvert, hier, fendant l’air frisquet du petit matin. « Nous avons fermé mercredi soir à 19 h, le graffiti n’y était pas, c’est sûr », commente un salarié de la boutique Edgar Opticiens, située face à la tour, sur le trottoir opposé.

On a vu maintes fois ce slogan au cours de reportages sur les manifestations pro mariage gay, depuis le début de l’année, sur les pancartes et les T-shirts. Le journal Huffington Post le classait même parmi « les meilleurs slogans » pro-mariage pour tous, dans son édition web du 27 janvier. « Nous condamnons toute dégradation de lieux institutionnels ou de culte, nous ne sommes pas responsables, ni liés à cela », commente Stéphanie Druon, présidente de la Lesbian and Gay Pride de Touraine, qui organise, ce samedi dans le centre-ville de Tours, la 8e Gay pride, ou marche des fiertés.

« Ce genre de provocation nous dessert, poursuit la jeune femme. La loi est promulguée, il faut la respecter, et cela ne sert absolument à rien de provoquer, ainsi, ceux qui sont contre. » Sur le fond, encore, l’institution catholique est directement visée. « Ce n’est pas la première fois, et ce ne sera sûrement pas la dernière, malheureusement », déclarait, en début d’après-midi, le responsable de la communication de l’archevêché, qui n’a pas souhaité commenter cet incident plus avant.
Sur la forme, à présent : le ou les auteurs de ces tags sont des acrobates. Comment s’y sont-ils pris, nuitamment, pour grimper si haut ? Il semblerait qu’ils aient laissé une signature : un A encerclé, symbole des mouvements anarchistes. Mais faut-il prendre cette signature au pied de la lettre, ou est-elle détournée ?

«  Cela ne sert à rien de provoquer ceux qui sont contre  »

En attendant, ces lettres sont trop hautes pour être atteintes par la « brigade » anti-graffiti de la municipalité. « Nous allons par conséquent demander à l’entreprise chargée des travaux d’enlever la bâche pour la remplacer par une autre, et dans la mesure du possible avant la gay pride de samedi », a indiqué Patrick Desard, directeur du service municipal de la prévention et de la gestion des risques.

lu dans leur presse locale, la nouvelle raie publique Indre et loire

Mariage gay :

qui se cache derrière le Printemps français ?

Capture d'écran du site internet du Printemps français.

Coutumier des actions coups de poing, le Printemps français est sous le feu des projecteurs alors que doit se tenir dimanche une nouvelle  manifestation anti-mariage gay . Son message se radicalise, et le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a fait savoir ce vendredi qu’il étudiait la possibilité d’interdire le mouvement.

Difficile pourtant de définir les contours du Printemps français. Un flou revendiqué. Celle qui se présente comme sa porte-parole, Béatrice Bourges, a souligné ce vendredi qu’il ne pouvait être interdit puisqu’il n’avait «même pas de statut». «Un peu comme s’il voulait interdire le vent !» lance-t-elle. Décryptage.

Qui compose le mouvement? L’une des franges les plus radicales des opposants au mariage homosexuel. Il reste difficile d’établir avec précision qui en sont les membres, et qui le dirige. «Le Printemps Français est ce mouvement insaisissable, cette force irrésistible», indique d’emblée le manifeste du mouvement.

Un visage l’incarne néanmoins, celui de Béatrice Bourges, l’une des égéries des anti-mariage gay. La porte-parole du Collectif pour l’enfant a quitté la Manif pour tous de Frigide Barjot, trop «bisounours» à son goût, pour rejoindre ce mouvement dont elle se revendique aujourd’hui porte-parole. Le nom de domaine du site internet est déposé à son nom. Selon Mediapart, Philippe Darantière, ex-officier parachutiste proche des catholiques d’extrême-droite, en est également un membre éminent. L’écrivain d’extrême-droite Dominique Venner qui s’est suicidé en début de semaine à Notre-Dame a été présenté par Frigide Barjot comme appartenant au mouvement. Plusieurs enquête de presse rapportent qu’il agrège de multiples groupes radicaux. Le Printemps français renvoie par ailleurs sur son site vers celui des activistes Hommen, vers des sites catholiques traditionalistes ou nationalistes, comme lerougeetlenoir.org ou nouvelarbitre.com.

Dans une enquête de «Libération», Béatrice Bourges précise que «seules les actions mise en avant sur le site Internet» peuvent se prévaloir du Printemps français. Mais à lire la présidente du Parti chrétien-démocrate (PCD) Christine Boutin, le mouvement est plus large. «Tous ceux qui manifestent, qui participe à la Manif pour tous, sont Printemps français : le mouvement des Veilleurs, les Mères veilleuses, etc. » assure-t-elle, ce vendredi sur Newsring et Twitter.


Quand est-il né?
«Le Printemps français est né sur les Champs-Élysées le 24 mars au milieu des gaz lacrymogènes», à entendre Béatrice Bourges. Le nom de domaine du site a pourtant été déposé le 25 février et le premier post de la page Facebook date du 15 mars dernier. L’expression avait un peu plus tôt commencé à circuler sur le web.

Que prône-t-il? Le Printemps français se veut un mouvement «à la détermination renforcée», «moins Bisounours» que la Manif pour tous et plus à droite. Dans un communiqué publié le 21 mai, il appelle à «une nouvelle résistance» face à une loi qui irait «contre les lois de la biologie et contre tout sens commun». «La France est actuellement soumise à des forces qui veulent l’asservir entièrement. La bataille ne fait que commencer. Elle se prolongera jusqu’à la victoire», peut-on encore lire. «Le Printemps Français énonce donc que seront tenus pour cibles : le gouvernement actuel et tous ses appendices ; les partis politiques de la collaboration ; les lobbies où s’élaborent les programmes de l’idéologie et les organes qui la diffusent» annonce encore le communiqué. Autant de propos «inacceptables», selon Manuel Valls.

Sur la page Facebook du Printemps français, les commentaires se font virulents – «dictature gauchiste», «gouvernants scélérats»… – l’opposition à la franc-maçonnerie ou à la gauche marquée et les attaques nominatives.

Quel est son mode d’action? Dans ses «principes» définis sur son site internet, le mouvement défend à la fois «la transgression des règles» comme «mode d’action légitime» – «nous ne sommes pas de ceux qui confondent la légitimité et la légalité», peut-on lire – mais dans le même temps «l’action non-violente» ou encore «la création d’événements» comme autres «modes d’action».

Reste que le Printemps français s’est fait remarquer par ses opérations coups de poing, de la tentative de marche sur l’Elysée qui a dégénéré en affrontement avec les CRS le 24 mars, au réveil matinal au domicile de la sénatrice Chantal Jouanno en passant par des actes de vandalisme contre un local du Marais, à Paris, qui accueillait un événement de l’Inter- LGBT. Ce vendredi soir, le mouvement a prévu une nouvelle manifestation devant le Grand Orient à Paris contre «?ces forces qui veulent asservir entièrement la France?».

lu dans leur presse locale, le pharisien

Gay pride samedi à Tours,

contre-manifestation du groupuscule d’extrême-droite Vox Populi

Gay Pride Tours

MARIAGE GAY – Avant la grande manifestation des opposants au mariage pour tous dimanche à Paris, plusieurs centaines de personnes doivent se réunir samedi à Tours (Indre-et-Loire) pour une marche des « Fiertés lesbiennes, gay, bi et trans » organisée par la LGBT-Centre. Une gay pride qui devrait rassembler 2000 à 2500 personnes tandis que le groupuscule d’extrême-droite Vox Populi a annoncé une contre-manifestation.

« Le mariage n’est qu’un début ! ». C’est le mot d’ordre de cette marche qui débutera depuis le château situé sur les bords de la Loire et passera par le centre-ville de Tours. Il s’agit, écrit le collectif sur son site internet de « ramener l’attention sur toutes les autres revendications que nous portons et que le mariage pour tous n’enlève pas », parmi lesquels la lutte contre les LGBTphobies, la reconnaissance et droits des personnes trans, l’accès à la Procréation Médicalement Assistée pour les couples de femmes, la levée de l’interdiction du don de sang pour les gays…

Sur son site, Vox Populi prévient : « Depuis des mois, les initiatives populaires de sensibilisation concernant les dangers qu’engendrent le mariage et l’adoption d’enfants par les ‘couples’ de même sexe et leurs débouchés (GPA-PMA…), se multiplient. (…) Nous avons choisi notre côté de la barricade et préférons la lutte à la lâcheté, l’honnêteté au mensonge et, pour ces raisons, nous ne lâcherons rien ! ».

Une centaine de militants de l’association locale d’extrême droite sont attendues, estime La Nouvelle République. Ils ont choisi de se rassembler à une encablure du trajet de la Gay Pride et devraient être rejoints par les sympathisants du Printemps français, une nébuleuse des opposants les plus radicaux au mariage homosexuel, dont le logo apparaît sur l’affiche de Vox Populi.

La LGBT-Centre, indique La Nouvelle République, dispose de son propre service d’ordre d’une cinquantaine de personnes. La police municipale assurera la sécurité du défilé et la police nationale le maintien de l’ordre public, indique le journal.

Cela fait déjà plusieurs années que les participants à la gay pride voient leur défilé perturbé par les militants d’extrême-droite.

Regardez ce reportage de France 3 Centre sur Vox Populi :

Sur Twitter, le Président de Vox Populi harangue ses troupes :

lu sur twitter :
 P.L. Mériguet @PL_Meriguet 
"Il n'y a que les poissons morts qui suivent le courant." Samedi, tous à  et dimanche, tous à Paris !
  http://www.printempsfrancais.fr/event/rendez-vous-le-samedi-25-mai-a-tours/ … 9:27 AM - 21 Mai 2013

La tension monte à la veille de la manifestation contre le mariage homosexuel: Manuel Valls a mis en garde l’extrême-droite, le PS a jugé que l’UMP prenait « une grave responsabilité » en soutenant le défilé, et Frigide Barjot hésite à y prendre part.

lu dans leur presse, in le timbre-poste

Tours : l’extrême droite veut perturber la Gay pride

Le défilé de la Gay pride n’est pas du goût de Vox Populi et du Printemps français. Les forces de l’ordre craignent des débordements.

Des gendarmes face aux manifestants de "la Manif pour tous", sur l'esplanade des Invalides à Paris, le 21 avril (WARTNER/20 MINUTES/SIPA)

Des gendarmes face aux manifestants de « la Manif pour tous », sur l’esplanade des Invalides à Paris, le 21 avril

Alors qu’une nouvelle « manif pour tous » des opposants au mariage homosexuel est prévue dimanche à Paris, les forces de l’ordre craignent des affrontements ce samedi 25 mai à Tours (Indre-et-Loire) alors que des militants d’extrême droite défileront derrière la Gay pride.

La marche de la Gay pride, organisée par la LGBT-Centre (lesbiennes, gay, bi et trans), doit défiler à partir de 15h sur les bords de la Loire jusqu’à la gare en passant par le centre-ville. Le rendez-vous est donné à 12h au Château de Tours.

Alors que la loi sur le mariage homosexuel vient d’être adopté, ce défilé n’est pas du goût de l’association d’extrême droite Vox Populi et des militants du Printemps français. Ceux-ci ont demandé en vain à la préfecture d’interdire la manifestation. Une centaine de militants auraient également prévu un contre-défilé proche de la Gay pride.

Les deux groupes seront séparés par un fort cordon sanitaire policier, selon « la Nouvelle République« . Les forces de l’ordre craignent des affrontements.

« L’envie d’en découdre »

Cette crainte de débordements est également très présente à l’approche de la manifestation parisienne contre le mariage homosexuel. 4.500 policiers et gendarmes seront déployés dimanche pour encadrer le défilé, soit plus que le double de l’effectif mobilisé pour la manifestation du 24 mars, où les manifestants étaient 300.000 selon la police, 1,4 million selon les organisateurs.

Vendredi, le ministre de l’Intérieur Manuel Valls avait dit son « inquiétude » à l’égard de « groupes radicaux d’extrême droite [qui] veulent venir en nombre, non pour manifester mais pour créer l’affrontement et le désordre et pour s’en prendre aux symboles de la République » que ces groupes « haïssent ».

« Sur les 37 dernières manifestations représentatives, 28 ont été infiltrées par l’extrême droite », affirme une source proche du dossier qui cite l’Action française, les Jeunesses identitaires, le Gud, Troisième Voie, Terre et Peuple ou encore les Jeunesses nationalistes. Ces ultras, qui pourraient être quelques centaines, auront « envie d’en découdre » pour ce « baroud d’honneur », selon une source policière.

lu dans leur presse, le nouvel os

les reacs prient, la loi passe

Opposants et pro mariage pour tous continuent à s'opposer
 malgré le passage de la loi devant l'assemblée.. 
à Poitiers des incidents émanent maintenant les rassemblements.
Ce blog et son comité de rédaction n'incitent pas
 à commettre des violences dans ces rassemblements, 
mais se permet de mettre deux articles en parallèle... 
WE SHALL OVERCOME
La veillée des anti-mariage gay sous protection policière
La veillée des opposants a été perturbée par un groupe de militants favorables au mariage gay à Poitiers. La police est intervenue après une bousculade.
Les confrontations sont de plus en plus musclées entre les pro et les anti-mariage gay
alors que la loi est désormais votée. Mercredi soir, c’était sur les marches du palais de justice.

Le climat conflictuel en pro et anti mariage gay ne s’apaise pas. Un nouvel épisode de cette confrontation qui ne se joue plus seulement sur le terrain des idées et des convictions s’est produit, mercredi soir, devant les marches du palais de justice de Poitiers.

Après des rassemblements sur la place de la mairie, les membres du collectif « Les veilleurs pour la famille », opposés au mariage gay, se retrouvaient aux marches du palais.

« Il y avait deux excités ils sont entrés dans le tas »

La veillée rassemblait plus de soixante-dix personnes selon ses organisateurs. Après une heure de veillée tranquille avec lectures et chants, le climat s’est subitement tendu vers 22h. « Une quinzaine de personnes, des partisans du mariage pour tous sont arrivés sur la place », explique Marguerite, organisatrice de la veillée. « Ils se sont mis devant nous, ils ont commencé à chanter et à beaucoup crier. Ils étaient là avec une banderole favorable au mariage gay. » Jusque-là, la situation restait tout à fait conforme à une confrontation non violente entre deux groupes aux idées opposées. Mais la situation s’est brusquement tendue. « Il y avait deux excités, dont une personne qui avait visiblement bu. Ils sont entrés dans le tas. Il y a eu une bousculade. Ils ne nous ont pas frappés. Mais il y a eu des insultes. Il n’y a pas eu de plainte déposée, mais on se réserve le droit de le faire, si ça continue. » La police est alors alertée. Un des perturbateurs de la veillée est arrêté. Il est état d’ébriété et les policiers trouvent sur lui un couteau. Il a été placé en garde à vue puis libéré. Inconnu de la justice, il fait l’objet d’une composition pénale. La veillée ne s’est pas arrêtée pour autant après cet épisode. Les pro et les anti-mariage gay n’ont pas quitté la place, se faisant toujours face, mais séparés par un cordon de police pour éviter tout nouvel incident! Un incident qui survient huit jours après l’agression à deux reprises, dénoncées par une jeune fille favorable, elle, au mariage gay.

lu dans leur presse qui donne largement la parole à ceux qui prient sur la voie publique,    la haine aire

Plus que jamais, unité contre l’homophobie !

Comme on pouvait le craindre, les violences homophobes se multiplient et se radicalisent. C’est ce qui est arrivé d’abord verbalement à une camarade communiste la semaine dernière, puis physiquement à l’une de nos camarades du NPA à deux reprises, notamment dimanche soir après la « Manif pour tous ».

Les violences sont le fruit d’une banalisation des idées homophobes et xénophobes de l’extrême-droite, relayées par la droite traditionnelle. Ces derniers surfent sur la frustration sociale engendrée par le gouvernement et sa politique d’austérité. C’est tout le système qui est responsable. D’une politique de droite économique et sociale, découle une montée des idées de droite au niveau sociétal. Il est temps de changer les choses !

Mercredi 24 a donc été organisée une manifestation contre l’homophobie. Elle a rassemblé plus de 100 personnes. Pendant les vacances, et sans le PS (qui doit sans doute voir d’un bon œil la montée de l’extrême-droite pour les prochaines échéances électorales), c’est plutôt une réussite. Mais une réussite qui n’est pas à la hauteur des enjeux.

C’est pour cela qu’il faut amplifier la lutte contre l’extrême-droite. Notamment en prenant la rue à gauche dès que possible. Le 1er mai doit être le grand rendez-vous poitevin, un rendez-vous d’unité de la classe ouvrière, contre la droite et l’extrême-droite, pour l’égalité des droits et pour une véritable politique de gauche qu’il faut imposer, maintenant. La rue est à nous : chassons-les !

le npa, plus a l’aise à l’écrit qu’en action radicale mais on s’en doutait

A Paris, l’Eglise catholique exploitait 3000 bordels et 40 000 prostituées : mères célibataires, vierges violées, veuves ou répudiées

 

« On ne peut traverser le pont d’Avignon sans rencontrer deux moines, deux ânes et deux putains. » Ce célèbre adage médiéval témoigne de la vitalité du « plus vieux métier du monde » dans la cité des papes. Mais bien d’autres villes de France peuvent se targuer d’une telle réputation. S’il est certain que l’Église et l’État exploitaient les bordels et prostituées déclarées, rien n’atteste qu’ils géraient la totalité des 3000 bordels parisiens du 15e siècle, et des 40 000 prostituées parisiennes du 18e siècle, pour la plupart clandestines.

BIBLIOGRAPHIE :

  • Jacques Rossiaud, La prostitution Médiévale, édition Flammarion 1988
  • Brigitte RochelandetHistoire de la prostitution du Moyen Age au XX° siècle, édition Cabédita 2007
  • Séverine Fargette travaille sur le thème « Violence, justice et société en France au Moyen Age ». Elle prépare une thèse sur le conflit entre armagnacs et bourguignons (1407-1420).
  • Erica-Marie Benabou, « La prostitution et la police des mœurs au XVIIIe siècle »
  • Charles Jérôme Lecour« La Prostitution à Paris et à Londres »
  • Alexandre Parent du ChâteletDe la prostitution dans la ville de Paris, considérée sous le rapport de l’hygiène publique, de la morale et de l’administration : ouvrage appuyé de documents statistiques puisés dans les archives de la Préfecture de police
  • Jean-Marc BerlièreLa police des mœurs sous la IIIe République. Limites et réalités d’une « Police Républicaine »

Les causes anthropologiques

L’Église contrôle la sexualité pour garantir des héritiers légitimes

Le Moyen-âge s’étend sur près d’un millénaire, de 476 (chute de Rome) à 1453 (fin de la guerre de Cent-Ans). Compte tenu du rôle de l’Église dans la prostitution, il est utile de marquer son début en France avec la conversion chrétienne (496) de Clovis, roi des Francs. Ce baptême marque en effet le début du lien entre le clergé et la monarchie française, dorénavant le souverain règne au nom de Dieu et seuls ses descendants légitimes (fils conçus dans le mariage) peuvent accéder au trône. La légitimité passe par la foi catholique et par les liens sacrés du mariage (seul garant de la reconnaissance de paternité). On remarquera qu’au Vatican, l’âge du mariage est aujourd’hui encore de 14 ans pour les filles, il était de 12 ans jusqu’au début du XXe siècle. Fort de l’autorité divine, le clergé catholique se donne comme mission sociale de réglementer la sexualité (virginité & chasteté). Cette réglementation se colore à la fois du rôle sexuel pervers attribué à la femme dans la chute biblique de l’homme (la pomme d’Ève) et d’une application confrontée aux débauches et contingences de l’époque (la paternité n’est plus garantie). Inutile de dire que la prostitution n’a officiellement pas droit de cité.

Lire Le serpent de la tentation, compagnon de la Déesse-Mère primordiale

En croisade contre le sexe

Durant ce millénaire, pas moins de 25 conciles, dont quatre des conciles du Latran, vont en effet exiger la chasteté avant le mariagecondamner le plaisir sexuel et interdire les positions qui ne servent pas uniquement à la procréation. Toutefois, malgré les nombreux interdits et exigences de l’Église, tous les actes sexuels illicites se pratiquent, et pas toujours en cachette, loin de là! Ainsi en est-il de la prostitution, une pratique hautement dénigrée par l’Église, et pourtant répandue à travers toute la France, y compris par les bons offices des religieux et religieuses, avec le soutien dévoué de la noblesse…

Pour prévenir les viols collectifs

Le terme « viol » n’apparaît qu’au XVIII° siècle. Avant on parle d’efforcement ou de défloration si le viol a lieu sur une femme vierge. Le viol est très courant à l’époque médiévale, cependant peu de plaintes sont à noter : peur des représailles, honte sur la famille… Ces viols sont le fait des jeunes hommes. En bande, ces jeunes citadins « chassent la garce ». On les appelle les « hommes joyeux ». L’affirmation de la virilité entraîne fréquemment un déchaînement de violence et se traduit par des viols collectifs commis sur des femmes isolées et faibles, réputées communes. Soucieuses d’éviter ces dérapages, les autorités encouragent l’essor d’une prostitution officielle. La prostitution est un phénomène de sécurité publique et donne satisfaction aux pulsions les plus enfouies. Comme certains le disent, la prostitution est un mal nécessaire. Les prostituées ont une responsabilité sociale : défendre l’honneur des femmes « d’estat » (femme de vertu) et lutter contre l’adultère. Le prostibulum peut être alors considéré comme une institution de paix où les jeunes tempèrent leur agressivité.

Femmes sans maris, femmes sans honneur

Les femmes victimes de ses viols sont rarement des fillettes car l’homme sera réprimé très sévèrement, ni des femmes de milieu aisée car cela peut être parfois considéré comme un crime. Le plus souvent, les victimes sont des femmes célibataires, des veuves ou des épouses délaissées, des femmes qualifiées de déshonnêtes car elles n’ont plus de marisSeul le statut d’épouse ou de mère est valorisé et reconnu. Ces femmes sont souvent issues de milieux démunis, servante ou épouse d’ouvrier car la sanction sera faible voire inexistante. Par conséquence, La femme est diffamée par le viol, elle y perd son honneur (la Fame Publica). Ainsi, une femme célibataire aura des difficultés à trouver un époux et une femme sera vraisemblablement abandonnée par son mari.

Une nécessité sociale de la chrétienté

Un mal nauséabond pour prévenir la fornication et l’adultère

À partir de la fin du XIIIe siècle, et ce, jusqu’au XVe, le métier est vu plutôt comme une pratique immuable. La tradition chrétienne considère la prostitution comme un moindre mal nécessaire. Les Pères de l’Église en témoignent, d’Augustin d’Hippone au IVe siècle qui estime qu’elle est naturelle et permet de protéger les femmes honorables et les jeunes filles du désir des hommes, jusqu’à Thomas d’Aquin au XIIIe siècle, qui juge qu’elle est nécessaire à la société comme les toilettes à une maison :

« Cela sent mauvais, mais sans elle(s), c’est partout dans la maison que cela sentirait mauvais. »

 La prostitution est d’ailleurs tellement naturelle que, pour plusieurs théologiens, il est préférable qu’une femme y pousse son mari plutôt que de consentir à certains rapports sexuels considérés, eux, comme de graves péchés. Dans une perspective du moindre mal, ces femmes sont sacrifiées pour un bien supérieur, l’ordre public. Souvent, en effet, c’est la permanence des viols par bandes organisées qui amène les municipalités à se poser la question d’organiser la prostitution afin de canaliser l’agressivité sexuelle des hommes.

Les bordels de l’Église, un mal naturel pour éviter le péché

Au Moyen Âge, les responsables de l’ordre public, municipalités, seigneurs laïcs ou ecclésiastiques (évêques, abbés et pape), organisent progressivement la prostitution,déjà à partir du XIIe siècle, et surtout à partir du XIVe siècle, en tirant un profit financier. On trouve même des bordels possédés par des monastères ou des chapitres. La prostitution est toujours considérée comme naturelle, comme un moindre mal. Au cœur des cités méridionales, les maisons de fillettes, les châteaux gaillards et autres maisons lupanardes deviennent des institutions municipales, entretenues et inspectées par les consuls. On précisera que la majorité sexuelle est toujours de 12 ans au Vatican (elle était de 11 ans en France en 1832). En Italie du Nord, les autorités expliquent même que le recrutement de prostituées attirantes permettra de convaincre les jeunes gens de se détourner de l’homosexualité. Les villes et les bourgs ouvrent ainsi officiellement des maisons municipales de prostitution ou bien désignent les quartiers de la cité, généralement ses faubourgs, où la prostitution sera tolérée.

Vidéo : la prostitution des mères célibataires, et les bordels de l’Église

Lire Exclusion des filles mères, mères célibataires, mères seules : avortement et abandon des enfants sans père

Dieu vous le rendra

Une richesse pour le clergé et les municipalités

Les municipalités profitent de ce commerce et s’enrichissent en prélevant des taxes sur les maisons publiques ou en mettant les fillettes à l’amende. On constate souvent, en dépouillant les registres de comptes, que les loyers et les rentes tirés des maisons de prostitution sont traités au même titre que les autres revenus, y compris dans les registres des abbayes. Au XIIIe siècle, les canonistes admettent d’ailleurs la recevabilité des profits tirés de la prostitution à condition que la fille exerce par nécessité, et non par vice et plaisir. Les propriétaires des maisons, parfois des notables, n’ignorent rien des activités de leurs locataires, et encaissent sans vergogne les bénéfices. C’est le cas des familles Villeneuve et Baronnat à Lyon, de l’évêque de Langres ou de l’abbé de Saint-Etienne à Dijon.

Plus lucratif que les dons des fidèles

D’ailleurs, Voltaire rapportait que l’évêque de Genève administrait tous les bordiaux de ces terres. Dominique Dallayrac va même jusqu’à avancer que la prostitution amena plus de richesse au clergé que tous leur fidèles réunis. St-Thomas d’Aquin raconte également que des moines perpignanais organisaient une collecte de fond pour ouvrir un nouveau bordel, dont ils vantaient le mérite; « oeuvre sainte, pie et méritoire ». D’ailleurs, La chose ira encore plus loin, car en 1510, le pape Jules II fit construire un bordel strictement réservé aux chrétiens.

La Chapelle Sixtine financée grâce à la taxe sur la prostitution

Pour renflouer les finances du Vatican et payer les corporations travaillant sur la chapelle qui portera son nom, le pape Sixte IV (1414 – 1484) eut l’idée géniale de taxer toutes les prostituées et les prêtres concubinaires dans les Etats Pontificaux, y compris Rome. Cette taxe rapporta au Vatican 30.000 ducats par an. Une véritable fortune. Selon les données statistiques de 1477, il y avait 6.300 prostituées reconnues officiellement et des nombreux célibataires. Le projet avait été lancé en 1046 par le Pape Clément II, Suidger de Morsleben et Hornburg (1005-1048) d’origine allemande, qui avait obligé toutes les prostituées romaines à verser un impôt au saint-siège sur chaque rencontre avec un nouveau client.

S.S. Sixte IV, un pape pédéraste, incestueux et proxénète

Afin de profiter de cette manne financière, le pape Sixte VI (1414 – 1484) acquis lui-même une maison close devenant un proxénète. Jusqu’à son élection, Sixte IV jouissait d’une bonne réputation. Sous son pontificat, il fit l’objet de jugements controversés dus à l’emprise que ses neveux prirent sur lui. De fait, il nomma cardinal de nombreux jeunes gens, célèbres par leur beauté, parmi lesquels son neveu Raphaël Riario – cardinal à 17 ans, accusé d’être son amant. On prétendit aussi que le goût du pape pour les garçons était notoire. Le théologien Balaeus (xvie siècle) assure de manière peu vraisemblable que Sixte IV aurait donné aux cardinaux « l’autorisation de pratiquer la sodomie pendant les périodes de grandes chaleurs ». C’est ce que l’on appelait alors le « vice italien ». Aujourd’hui encore, la majorité sexuelle au Vatican est de 12 ans.

La vie sexuelle des papes

Meurtres, prostitution, pédérastie

Tiré de « L’Écho des Cantons » no. 7, septembre 2000.

Le palais papal, un lieu maudit

C’est un pape aux mœurs corrompues, Léon III (du 26 décembre 795 au 12 juin 816) qui couronna à Rome au mois de décembre de l’an 800, l’empereur Charlemagne (742-814). Étant réputé pour aimer la bonne chère, le vin et surtout les plaisirs charnels, Léon III échappa à une tentative d’assassinat complotée par deux prêtres désireux de débarrasser Rome et l’Église de ce pape dépravé. Étienne IV (du 22 juin 816 au 24 janvier 817) ne fut pape que quelque mois, mais son successeur, Pascal 1er (du 25 janvier 817 au 11 février 824) mena une vie de débauche qui, pendant les sept années de son pontificat, fit de la ville sainte et du palais papal des lieux maudits où libre cours sexuel était donné a toutes formes de perversions inimaginables.

Le lupanar privé du pape

Venu a Rome pour se faire sacrer empereur, Lothaire (795-855), petit-fils de Charlemagne, fut scandalise par tout ce désordre et fit des remontrances très sévères a Pascal. Le saint-père promit a Lothaire de reformer ses mœurs mais des que celui-ci eut le dos tourné, Pascal Ier emprisonna deux humbles prêtres pour avoir dénoncé ses comportements pervers. Comme sentence exemplaire on leur arracha la langue et les yeux avant de les décapiter. Plus tard, le pontificat de Léon IV (du 10 avril 847 au 12 juillet 855) sembla être au-dessus de tout soupçon jusqu’au jour où certains chroniqueurs de l’époque affirmèrent que le pontife avait installé dans sa propre maison un couvent de religieuses afin de s’adonner avec celles-ci a des plaisirs sexuels  » très torrides « .

La légende de la papesse Jeanne

C’est a partir de la fin de la papauté de Léon IV que naquit plusieurs légendes a connotations sexuelles qui fortifièrent l’histoire de la papesse Jeanne. Il est très peu probable qu’une femme ait succédé a Léon IV sur le trône de la chrétienté, vers l’an 856, comme le veut la légende qui prit naissance au milieu du 13ème siècle, et racontée par l’entremise des chants des troubadours et des ménestrels.

Un pape gay en prison, assassiné par ses « mignons »

Celle-ci fut vraisemblablement inspirée par l’histoire malheureuse d’un pape dévergondé du nom de Jean VIII (du 14 décembre 872 au 16 décembre 882). Jean VIII fut reconnu comme étant un pape débauché qui fut jeté plusieurs fois en prison parce qu’il ne s’occupait pas de ses charges pontificales. Ce pape homosexuel, qui aimait les jeunes garç0ns, connut une fin tragique aux mains des membres de la famille de l’un de ses  »mignons  » qui, trouvant que le poison qu’ils lui avaient administre n’agissait pas assez vite, lui fracassèrent le crane a coup de marteau.

Un pape drag-queen

Les soeurs de la perpétuelle indulgence - solidays 2011

D’autres sources mentionnent qu’au milieu du 9ième siècle, un prêtre anglais du nom de John, un homosexuel reconnu, avait gagne la faveur des cardinaux de Rome, a un point tel qu’il a failli être élu pape a la mort de Léon IV en l’an 855. C’est probablement a la mémoire de ce John aux allures très efféminées, communément appelé Jeanne par ses intimes, que naquit la légende de la papesse qu’on disait d’origine anglaise. Les troubadours et les ménestrels du 13ieme siècle ajoutèrent a cette histoire, en signe de dérisions et de moqueries, que John aurait pu accoucher d’un enfant le jour même de son couronnement car rien dans son comportement sexuel n’indiquait « … qu’il est un homme … ». Ainsi fut fomenté dans la confusion et par les esprits tordus la légende de la célébré papesse Jeanne.

Rome, ville du vice et de la débauche

Le calme revint a Rome sous le pontificat de Jean IX (du mois de janvier 898 a janvier 900) mais ce fut de courte durée car lorsque Benoît IV prit le trône de Saint-Pierre (du mois de février 900 au mois de juillet 903) la corruption redevint maîtresse dans la  »Cite éternelle » pendant, hélas, de très nombreuses décennies. Afin d’illustrer avec plus de précisions cette ambiance qui régnait a Rome pendant tout le 10ème siècle, citons ce roi d’Angleterre, Edgar dit le Pacifique (944-975) qui, s’adressant a ses évêques, donna une description peu flatteuse de ce qu’il avait vu lors d’un de ses voyages dans la ville des papes.

 » On ne voit a Rome que débauches, dissolution, ivrogneries et impuretés … les maisons des prêtres sont devenues les retraites honteuses des prostituées, des bateleurs, jongleurs, équilibristes, acrobates, etc… et des sodomites (homosexuels) … on joue nuit et jour dans la demeure du pape … les chants bachiques (chansons a boire), les danses lascives et les débauches de Messaline ont remplacé jeûnes et prières. C‘est ainsi que ces prêtres infâmes dissipent les patrimoines des pauvres, les aumônes des princes ou plutôt, le prix du sang du Christ. » – Edgar dit le Pacifique (944-975), roi d’Angleterre

Messaline est l’épouse de l’empereur romain Claude (10-54), elle était reconnue pour se livrer a de la débauche de toutes sortes et même a la prostitution. Se sentant bafoué, son mari la fit assassiner lorsqu’il apprit qu’elle s’était mariée avec son jeune amant Silius.

Jean XII : le pornocrate

Jean XII est assurément un des papes ayant le plus choqué ses contemporains. Plusieurs fois d’ailleurs, des chroniqueurs l’ont qualifié « d’antéchrist siégeant dans le temple de Dieu ». Né Octavien, il accède à la papauté à l’age de 18 ans sous le nom de Jean XII. Le jeune pape est perçu comme un être grossier qui s’adonne à la débauche, transformant le palais du Latran en un véritable bordel. Déposé par un synode d’évêques qui le déclare coupable de sacrilège, de meurtre, d’adultère et d’inceste en 963, Jean XII parvient cependant à reprendre l’avantage sur Léon VIII, élu à sa place. Une légende raconte qu’il est mort d’une crise d’apoplexie en plain acte sexuel avec une femme mariée.

La famille maudite des Borgia

Borgia est le nom italianisé de la famille Borja, originaire du Royaume de Valence (Espagne), qui a eu une grande importance politique dans l’Italie du XVe siècle. Elle a fourni deux papes, ainsi que plusieurs autres personnages, dont quelques-uns ont acquis une fâcheuse renommée. La famille Borgia subi une réputation sinistre qui aurait été forgée par ses ennemis politiques. Les Borgia furent accusés d’empoisonnement, de fratricides, d’incestes… Ils furent les symboles de la décadence de l’Église à la fin du Moyen Âge.
 

Enfants illégitimes, bordels et inceste

C’était une puissante famille italo-espagnole de la Renaissance, dont sont issus des personnages célèbres qui étaient des champions de la « chasteté héréditaire ». Quelques exemples : un cardinal qui eut trois enfants, un pape qui en comptait neuf, et une duchesse qui accoucha de huit hommes différents dont, probablement, le pape et le cardinal déjà mentionnés, qui étaient, en plus, son père et son frère. Tristement célèbres. On les appelle Borja en Espagne, Borgia en Italie. Un nom qui, dans la Botte, jouit d’une très mauvaise réputation, non sans raison : le cardinal César (1475-1507), une fois abandonné l’habit de pourpre, devint un homme politique et un militaire au cynisme proverbial, qui inspira Le Prince de Machiavel. Son père Rodrigo (1431-1503), alias le pape Alexandre VI, réduisit Rome à une ville-bordel que Luther compara ensuite à Sodome ; enfin, la duchesse Lucrèce (1480-1519), intrigante et peut-être incestueuse, passa à la postérité comme un archétype de féminité négative.

Le pape du diable

Pope Alexander Vi.jpgAlfonso Borgia est intronisé pape sous le nom de Calixte III de 1455 à 1458. Il a un fils illégitime, François Borgia, cardinal-archevêque de Cosenza. Son neveu, Roderic Llançol i de Borja, le rejoint en Italie où il prend le nom de Rodrigo Borgia. Il est pape sous le nom d’Alexandre VI de 1492 à 1503. Un des témoins les plus crédibles de la conduite scandaleuse du pape Alexandre Borgia est Jean Burckhardt (ou Burchard), de Strasbourg. Ce prélat, maître des cérémonies de la cour pontificale, tint de 1483 à 1508, un journal très précis relatant jour par jour, parfois même heure par heure, tous les événements se passant au Vatican.

Au moins 6 enfants illégitimes

En 1470, alors qu’il a déjà été ordonné prêtre, Rodrigo Borgia fait la connaissance de Vannozza Giovanna Cattanei, jeune patricienne romaine, qui lui donnera ses quatre enfants préférés (Jean ou Joan, César, Lucrèce, et Geoffroi ou Jofre). En 1489, nouvelle liaison avec la jeune et jolie Giulia Farnèse qui n’a que 15 ans, dont la demeure était directement reliée à Saint Pierre. Rodrigo Borgia a alors 58 ans. De leur union naîtra une fille, Laura, qui sera présentée comme l’enfant légitime d’Orso Orsini, époux officiel de Giulia Farnèse. Il avait déjà eu un fils Pedro-Luis de Borja légitimé par Sixte IV. Une troisième amante, disait-on, était peut-être sa propre fille Lucrèce (1480 – 1519). Elle est célèbre pour sa beauté autant que pour ses mœurs dissolues : un fils né de ses amours incestueuses avec son frère César, quelques bâtards, une activité d’empoisonneuse, etc.

Viol sodomite et danses orgiaques de 50 prostituées

Les orgies étaient pour Alexandre VI, une distraction à plein temps, sans discrétion aucune, sans discrimination de classe ni tabou de parentèle. Francesco Guicciardini rapporte un épisode au cours duquel le pape attire au Château Saint-Ange le jeune et beau Astorre Manfredi, seigneur de Faenza, qu’il viole et fait jeter dans le Tibre. Mais il pourrait également s’agir de César Borgia qui tenait prisonniers les deux frères Manfredi. Les scandales continuent au Saint-Siège, et ce malgré les remontrances du frère dominicain Jérôme Savonarole :

«Arrive ici, Eglise infâme, écoute ce que te dit le Seigneur […]. Ta luxure a fait de toi une fille de joie défigurée. Tu es pire qu’une bête: tu es un monstre abominable»

Sans scrupules, ni remords, Alexandre VI fait face : Savonarole est arrêté, torturé et meurt sur le bûcher le 23 mai 1498. Selon Jean Burckhart, témoin muet, mais indigné, la débauche du pape Alexandre et de sa progéniture atteint son paroxysme en cette nuit orgiaque du 31 octobre 1501 avec l’évocation de la danse de cinquante prostituées entièrement nues et d’un concours arbitré par César et Lucrèce pour évaluer et récompenser les prouesses de virilité des assistants. Les dépêches envoyées aux cours d’Europe par leurs ambassadeurs et figurant dans de nombreuses archives diplomatiques confirment l’incroyable témoignage du Père Burckhardt. On comprend dès lors pourquoi tant de récits faisant référence à des pactes avec le Diable ont pu circuler à la mort d’Alexandre VI.

 

Les types de prostitution

Les historiens, scientifiques et sociologues Lombroso et Ferrero (1896) ont classifié la prostitution médiévale en quatre catégories :

Les plaisirs charnels du Christ

La prostitution sacrée issue du culte antique de la femme, avec, au début du Ve siècle, les nicolaïtes, femmes qui, attendu l’incarnation du Christ, prônaient que Jésus fait homme avait dû éprouver lui-même les voluptés du corps. Unies aux gnostiques, elles ont essaimé jusqu’au XIIe siècle, en plusieurs sectes vouées au contentement de la chair. En 1373, réapparaît en France une de ces sectes, anciennement les Picards devenus les Turlupins dont le plaisir était de forniquer en public. Dans le catholicisme, les femmes stériles et les maris impuissants ont longtemps prié les Saints Paterne, Guerlichon ou Guignolet, dignes héritiers du dieu Priape, dieu de la virilité, de la fertilité et de l’amour physique. Même réprouvées par l’Église, ces pratiques se sont poursuivies qu’à la Révolution.

Garnir la couche de son hôte avec ses serfs

Le second type de prostitution est appelé prostitution hospitalière : elle découle des coutumes ancestrales de l’hospitalité qui consistaient à « garnir la couche » de son hôte. Plus rarement pratiquée chez les paysans, elle était largement répandue chez les nobles et de nombreuses soubrettes et paysannes, tenues en servage, se prostituaient ainsi contre leur gré.

Une épouse en CDD

Le troisième type est la prostitution concubinaire. Le concubinage n’a jamais été, dans la France catholique, béni religieusement. C’est le versement d’une pension d’entretien qui servait de contrat nuptial que seuls un divorce ou la mort pouvaient rompre.

Enfin, on trouve, sous quatre formes, la prostitution civile :

• Les bordels privés de la noblesse et du clergé : L’abbé, l’abbesse, l’évêque, le baron, le seigneur féodal accueillent chez eux l’équivalent d’un bordel généralement payé par leurs fidèles ou leurs vassaux; les deux sexes y sont couramment représentés;

• Les paysannes au service sexuel des curés : Dans les monastères, les bons pères réquisitionnent régulièrement les paysannes des alentours qu’ils convainquent de se taire de peur des foudres divines;

• Les nonnes-putains pour un dieu proxénète : Plusieurs mères supérieures des couvents persuadent leurs religieuses de se prostituer pour amasser, au nom de leur divin époux auquel elles ont de toute façon livré à tout jamais leur corps vertueux, quelques compléments à la dîme;

• Femmes-objets pour payer les impôts : Au Moyen-âge, le royaume de France est loin d’être consolidé et les guerres entre prétendants à la royauté livrent la paysannerie à des impôts ruineux, dont la taille. Plusieurs fuient la campagne pour la ville où la misère qui sévit contraint filles et jeunes femmes orphelines, abandonnées ou vendues, veuves et épouses désespérées à livrer leur corps en pâture. La prostitution foisonne avec ses classes de prostituées.

Le statut des prostituées

Durant la période médiévale, la quasi-totalité des prostitués est constituée de femmes. La prostitution masculine fleurit aussi, mais seulement dans la clandestinité en raison de la sévère condamnation de l’homosexualité par l’Église. Cette dernière entretient à l’égard des femmes un double discours qui explique, en grande partie, l’ambivalence de ses prises de position. La femme est certes synonyme de tentation et de luxure, mais curieusement elle occupe un rôle social plus égalitaire que celui qui va redevenir le sien à la Renaissance.

La prostitution civile revêt quatre motifs, explicatifs des divers statuts et mécanismes différents de répression :

  • La luxure qui découle de la prostitution sacrée. Ses adeptes sont considérés comme des hérétiques et châtiés par l’Église et le pouvoir;
  • La pauvreté, lot des femmes démunies. Cette forme est plus ou moins tolérée par l’Église selon la sévérité de ses cardinaux du moment et réglementée par le pouvoir seigneurial ou royal selon ses humeurs et pénitences;
  • Le concubinage, lot de femmes devenues courtisanes, protégées par leurs concubins et par les apparences d’une vie de rentière; certaines prostituées de haut rang peuvent s’afficher dans la cour des gens de la noblesse. On peut d’ailleurs difficilement d’apparence les différencier d’autres femmes de leur entourage, même si la plupart du monde connaît leur identité;
  • Le commerce dont l’exercice est orchestré par des sources diversifiées : clergé, noblesse, bourgeoisie, tenanciers ou tenancières. Le clergé va, de temps à autre, procéder à de sévères répressions dans ses rangs, la noblesse graduellement se défaire de ses propres bordels pour choisir le concubinage ou la fréquentation plus ou moins discrète des maisons de débauche.
  • Les filles légères « prostitution libérale » : Ces filles travaillent pour leur propre compte, elles vont d’hôtel en hôtel ou possèdent leur propre chambre. Ces femmes deviennent petit à petit des courtisanes : prostituée de luxe, maîtresse de riches marchands ou notables. Les courtisanes deviennent réellement importantes à la fin du XV°.

Lire La prostitution mondaine, une valeur éducative du patriarcat traditionnel avant le mariage

Carrière d’une fille de joie

Mères célibataires, vierges violées, veuves ou répudiées

Les prostituées le sont pour des raisons financières, parce qu’elles sont sans ressources pour une raison ou une autre : tel est le cas pour les étrangères à la ville, les migrantes venant de la campagne, les filles exclues du système matrimonial parce qu’elles ont été violées, parce qu’elles sont des servantes enceintes et chassées, parce qu’elles sont veuves ou abandonnées. Mais il existe aussi une prostitution moins miséreuse, de femmes qui reçoivent discrètement chez elles des hommes de bonne condition, et que le voisinage tolère plus ou moins bien. La plupart des prostituées le sont, comme de nos jours, par utilité ou obligation. Dans ce contexte, la très grande majorité des prostituées est cantonnée dans les basses classes de la société, même si quelques-unes d’entre elles, devenues maîtresses de gens importants, parviennent à y échapper.

Ne pas ressembler à une épouse légitime

Faire commerce de ses charmes est longtemps vu comme une profession comme une autre. Les «putassières » demeurent cependant facilement identifiables. Il leur est, en effet, interdit de porter vêtements ou accessoires démontrant le luxe. Broches, fourrures et autres vêtements peuvent leur être sommairement confisqués.

L’abbesse encaisse un tiers des gains pour un toit

Les filles de joie racolent à peu près partout : bains publics, boisés, buissons, ruelle ou rue réservées à leur pratique, cour des nantis et autres endroits insolites. Cependant, les lieux dédiés aux habitués sont les bordels municipaux, que l’on appelle à cette époque «bourdeaux» ou «bon hostel». Ils sont souvent administrés par une maquerelle, souvent une femme mariée, appelée «abbesse», douce vengeance contre le clergé. Cette dernière encaisse le tiers des gains de ses filles en échange de leur pension. Il est donc très aisé de trouver remède à une envie pressante…

La contraception naturelle

Les pratiques sexuelles, pour ce que l’on peut en savoir, semblent être communément orales, anales, manuelles et interfémorales, les femmes fuyant le rapport vaginal pour des raisons contraceptives.

Fin de carrière : abbesse, mariage ou couvent

La fin de « carrière » est estimée autour de la trentaine, mais aucune source ne permet d’affirmer cet âge. Dès lors que les filles ne peuvent plus se prostituer, plusieurs choix de vie s’offrent à elles :

  • Devenir à leur tour tenancière – abbesse
  • Retraite dans le repentir « fondation Sainte Marie Madeleine
  • Le plus souvent, c’est le mariage qui les fait sortir de leur condition. En effet, épouser une fille de joie est considéré comme une œuvre pieuse par l’Eglise.

La répression du vice

Mais toléré au nom de la morale conjugale schizophrène

Le rôle joué par l’Église et particulièrement ambigu. D’une part, et ce, depuis Saint-Au­gustin, elle voit la prostitution comme un mal inévitable qu’on ne peut enlever d’une société sous peine d’avoir d’autres maux. D’autre part, par son obligation morale, elle réprime à l’aide de ses tribunaux ecclésiastiques non pas les prostituées, mais les tenanciers et autres entremetteurs au nom de la morale conjugale.

Les putains des soldats de Dieu

En ces temps de guerres et de croisades, notons que les soldats et les croisés ne font pas exception à la tentation : un cortège de femmes suit l’armée, même celle de Dieu, lavandières comme prostituées. Les phases de défaites correspondent à un redressement des mœurs et vice-versa. Il faut comprendre que, lorsque les troupes commencent à perdre, les autorités le mettent sur le dos de leur honteuse débauche. Cependant, lorsqu’elles gagnent, les interdictions sont levées, et ainsi de suite, de victoires en défaites. Chose certaine, il y a du travail pour ces filles de joie qui vont parfois jusqu’à planter leur tente parmi celles des soldats. Leur réputation est cependant mauvaise, Jeanne d’Arc, par exemple, chassa les ribaudes qui suivaient son armée.

Esclaves rasées pour laver leurs péchés

Entre 1254 et 1269, Louis IX décide quand même d’éradiquer toute prostitution. Des lois qui permettent alors aux autorités d’incarcérer les demoiselles de joie sont mises en vigueur. Les prostituées qui sont capturées sont cependant envoyées dans des prisons toutes spéciales, où les conditions de vie sont misérables. Confiées à la garde de religieuses acariâtres et sadiques qui se croient désignées pour conjurer le vice, elles ont la tête rasée pour les humilier et on les fait travailler en quasi esclavage souvent jusqu’à une mort prématurée.

Les Sœurs Madeleine (film entier) : couvents-prisons pour mères célibataires, prostituées, séductrices, fornicatrices et adultères, en 1964 en Irlande.

 

Lire Les couvents de la Madeleine : camps de concentration pour mères célibataires et femmes libérées

  • 1254 : Ordonnance de Louis IX interdisant la prostitution, les personnes prostituées sont expulsées des villes et tous leurs biens sont saisis, jusqu’aux vêtements; et les proxénètes sont punis par des amendes équivalentes à une année de loyer.
  • 1256 : Nouvelle ordonnance de Louis IX qui revient sur l’interdiction stricte de la prostitution. La personne prostituée n’est plus que reléguée hors des murs des cités et loin des lieux de culte.
  • En 1269, Saint Louis, qui s’apprête à embarquer pour la huitième croisade, demande à nouveau d’extirper le mal du royaume. À nouveau, la clandestinité des prostituées et le désordre créé font fléchir le roi qui fait ouvrir des centres de reclassement pour les femmes publiques à Paris. Le pragmatisme fait d’ailleurs que les filles publiques sont non seulement admises, mais subsidiées pendant la huitième croisade. Les livres de comptes royaux font état de 13000 prostituées à payer pour le suivre à la guerre…

L’inefficacité de la répression est patente. A la fin du Moyen Age, filles publiques, secrètes ou vagabondes pullulent dans les rues des villes, investissent étuves et hôtels princiers. Le temps où ces femmes, jugées impures, étaient interdites de mariage, semble désormais dépassé ; mais à bien y réfléchir, les ordonnances de Saint Louis étaient déjà en leur temps parfaitement irréalistes.

Prisons pour prostituées, fornicatrices, adultères, pauvresses et célibataires

Du XVIIe au XIXe siècle, la période moderne est marquée par la volonté de lutter contre la prostitution. Parfois les mesures visent son éradication, par l’emprisonnement ou le bannissement. Mais beaucoup de ces mesures sont assez vite oubliées ou pas du tout appliquées. Certains comportements sont nouveaux : des asiles s’ouvrent pour les femmes repenties, que vont bientôt rejoindre celles que l’on considère comme risquant de tomber dans la prostitution parce que pauvres et célibataires. Des ordonnances précisaient même de n’admettre que les jolies filles, les laides « n’ayant pas à craindre pour leur honneur ». L’Angleterre, puis l’Espagne, créent de tels établissements. En 1658, Louis XIV ordonne d’emprisonner à la Salpêtrière (Hôpital Général) toutes les femmes coupables de prostitution, fornication ou adultère, jusqu’à ce que les prêtres ou les religieuses responsables estiment qu’elles se sont repenties et ont changé.

La Salpêtrière de Paris sous l’Ancien Régime : lieu d’exclusion et de punition pour femmes

A son ouverture, en 1656, la Salpêtrière de Paris s’impose comme le plus grand établissement d’enfermement de femmes à l’époque moderne. Elle est chargée d’accueillir les femmes, jeunes filles et enfants mais aussi des couples sans ressources. En 1666, dix ans après l’édit d’établissement, la Salpêtrière accueillait 2322 pauvres. En 1684, Louis XIV ajouta à l’hospice, une prison, la « maison de force », pour les femmes prostituées, débauchées et condamnées, à laquelle on adjoignit un bâtiment pour les femmes et les filles détenues à la demande de leurs maris ou de leurs parents. La Salpêtrière comporta donc : un hospice et une prison pour les femmes.

Les pauvres mendiants qui ne se seront pas rendus à la Pitié dans les délais prévus y seront amenés de force par les officiers de police. La loi interdit la mendicité « à peine du fouet contre les contrevenants, pour la première fois ; pour la seconde, des galères contre les hommes et garçons, et du bannissement contre les femmes et filles ».

Pour changer la morale et les mœurs des femmes égarées

Dès le règlement du 20 avril 1684, une nouvelle catégorie de la population parisienne est à enfermer : les femmes débauchées. Et c’est à la Salpêtrière qu’elles devront être « enfermées ». Comme la mendicité, la débauche et la prostitution sont combattues avec acharnement pendant tout le XVIIe siècle. Outre la déportation dans les colonies, l’Hôpital général devient le principal mode de mise à l’écart des prostituées jusqu’à la fin du XVIIIesiècle. Les prostituées étaient déjà mises en cause dans le 101e article de l’ordonnance de 1560 promulguée par François II puisque cette ordonnance interdisait tout simplement la prostitution. Cette mesure aurait été prise suite à la progression rapide de la syphilis. Et c’est tout naturellement qu’on s’est attaqué à ce qui ne pouvait être qu’à la base de ce développement : la prostitution. Sous couvert de santé publique on épurait ainsi les rues de Paris d’un autre fléau, la « débauche publique et scandaleuse ». Les mesures d’internement contre les débauchés se multiplient dans ce siècle de moralisation de la société. Des maisons de force avaient déjà été créées et aménagées pour les débauchées. Ces établissements étaient ouverts, théoriquement, aux seules volontaires, et avaient pour objectif de changer la morale et les mœurs de ces femmes égarées. Le roi prévient que « les femmes d’une débauche et prostitution publique et scandaleuse, ou qui en prostituent d’autres, seront renfermées dans un lieu particulier destiné pour cet effet dans la maison de la Salpêtrière ». Les débauchées pourront y être enfermées sur décision de justice. Après l’ordonnance du roi du 20 avril 1684, un inspecteur est chargé de la police des mœurs. Il est chargé, jour et nuit, de les arrêter et de les conduire au dépôt Saint-Martin, passage obligé des futures condamnées. Le lendemain, les femmes arrêtées comparaissent à l’audience du grand Châtelet. Les femmes condamnées, escortées par des archers, sont alors emmenées en charrette, dont les planches sont recouvertes de paille, à travers les rues de Paris, à la vue de tous, jusqu’à la Salpêtrière.

Pour réprimer la libération des femmes

Avec le XVIIIème siècle, une grande liberté des mœurs oblige la société à réagir. La police va être une grande pourvoyeuse de nos hôpitaux : se moquer du roi, de la religion, contrevenir à l’ordre public, désobéir à l’autorité paternelle, manquer à l’honneur familial, se débarrasser de sa fille ou de sa femme, être protestante, hérétique, révoltée ou troubler l’ordre public sont très souvent des fautes méritant l’incarcération des femmes à la Salpêtrière. C’est de plus en plus un bagne pour les femmes avec des travaux forcés et de sévères châtiments. Pourtant dans le même temps apparaît une timide humanisation avec l’arrivée de Tenon à la Salpêtrière en 1748. Il va y améliorer l’hospitalisation de ses malades. Quant aux folles, elles arrivent à la Salpêtrière pour y achever, souvent enchaînées, le reste de leur vie.

La déportation des filles de honte

Les fillettes abandonnées à la naissance étaient recueillies, élevées, éduquées, placées pour un travail et mariées par l’institution après enquête sur le conjoint (« les noces des orphelines »). Colbert trouva bon de peupler nos nouvelles colonies d’Amérique avec quelques-uns de ces jeunes orphelins et orphelines en les mariant « à la chaîne » (60 couples dans une matinée) lors de grandes cérémonies à l’église Saint-Louis de la Salpêtrière. Cette pratique s’est poursuivie sous la Régence. L’Angleterre commence à déporter aux Antilles les filles des maisons fermées : elles sont 400 après la fermeture des maisons de Londres en 1650 ; on estime à 10 000 celles qui rejoignent de force l’Amérique de 1700 à 1780. L’aristocratie européenne semble particulièrement violente dans sa façon de vivre la sexualité et, contrairement au Moyen Âge, on a pour ces siècles des récits de brutalité dans les établissements où orgies, coups, flagellation, débauche de mineurs sont courants. La société dans son ensemble est caractérisée par la violence sexuelle et, dans les campagnes comme dans les villes, des bandes organisées attaquent les femmes isolées pour des viols collectifs accompagnés de sévices.

Un métier commun

3000 bordels parisiens

Force est de constater que, malgré les interdictions et les principes moraux, tous les niveaux des autorités civiles et religieuses comptabilisent les revenus des bordels qu’ils gèrent sans scrupule, à titre de revenus standards, comme les taxes ou les dons. À la fin de Moyen-âge, au temps du poète et brigand François Villon (1431-1463?), Paris compte plus de 3000 bordels. Pendant très longtemps, on prétexte que la prostitution est un exutoire pour éviter le viol et l’adultère. C’est pourquoi elle est alors tolérée et pourquoi l’Église tente de réhabiliter les pécheresses repentantes.

13% des femmes se prostituent

À la veille de la Révolution française, on évalue à 30 000 les simples prostituées de Paris et à 10 000 les prostituées de luxe ; à Londres, elles seraient 50 000, ce qui est une preuve de l’échec des mesures de répression. A la fin du XVIIIe siècle, on évalue à 40 000 le nombre de personnes prostituées à Paris (13 % de la population féminine). Pour mesurer l’ampleur du phénomène, la plupart des historiens contemporains soulignent que si la proportion de prostituées était la même aujourd’hui (environ 13 % des femmes), on aurait pour Paris intra-muros une population de plus de 100 000 prostituées.

Un quart de parisiens clients : des recettes juteuses pour l’État

La IIIe République est l’âge d’or des maisons closes qui font partie intégrante de la vie sociale. L’État, et notamment le fisc profitait de ce commerce en prélevant 50 à 60 pour cent sur les bénéfices. À Paris, ils sont environ 200 établissements officiels, sous le contrôle de la police et des médecins, ainsi que d’innombrables bordels clandestins qui comptent alors 15 000 prostituées. De 1870 à 1900 environ, il y a 155 000 femmes officiellement déclarées comme prostituées, mais la police en a arrêté pendant la même période 725 000 autres pour prostitution clandestine (soit 30 000 par an). En 1953, les estimations les plus basses sont de 40 000 prostituées à Paris (les plus hautes parlent de 70 000), tandis que les bordels clandestins (les clandés) se multiplient (500 à Paris). La police estime à 40 000 clients par jour la fréquentation des diverses maisons, ce qui équivaudrait à dire que le quart des hommes parisiens avait des relations avec les prostituées.

 lu sur couteau entre les dents

tiré de http://matricien.org

A propos du rapport entre Gaston Couté et Benoît Broutchoux

 

Texte d’un camarade de l’UL-CNT de Lille :

Couté ? Ça fait un bout de temps que j’connais et qu’j’apprécie !

gaston-couteDéjà, à l’époque de mon landau, je me faisais trimbaler dans les bras de mes tontons au son des « Mangeux d’terre » (cheminot, cheminot, chemine…). L’histoire d’un gars qui a pour seul bien les chemins qu’il parcoure et dont les « agriculteurs », comme on dit aujourd’hui, réduisent à chaque sillon d’charrue…

Presque vingt ans plus tard, je le croiserai au hasard d’un tour de chant (d’éducation) populaire avec « Le gas qu’a perdu l’esprit ». De hasard, c’en était pas du tout, c’est juste que je ne me rendais pas encore compte que je baignais dedans depuis qu’j’étais haut comme trois pommes…

Et puis, « Les petits chats », « L’amour anarchiste », « Sur le pressoir » (repris plus tard par La Tordue), « Mes agneaux… » (mais, de cette dernière, je vous en causerai un peu plus loin)…

Gaston Couté, donc, beauceron par sa région natale, a très rapidement compris les méfaits d’un capitalisme qui ne disait pas encore son nom, et a mis les bouts pour monter à Paname et se produire, souvent contre une simple chope de vin, dans les cabarets de Montmartre.

Très simplement, et toujours attaché à s’exprimer avec son patois, il a écrit, dit, chanté des textes emplis de bon sens contre l’exploiteur, les militaires, la religion, le Pouvoir. Et quand il n’était pas à cuver les scènes sombres parisiennes, il allait soutenir les grévistes, notamment sur les chantiers du métropolitain…

Et puis, sachant manier les mots comme pas deux, l’année avant sa disparition, il a aussi écrit de nombreuses chansons d’actualités sur des airs connus pour le journal « La guerre sociale ».

Broutchoux ? Aussi, que j’le connais !

Broutchoux-reverbere-et-pied-de-nezMais c’est plus tard, quand je suis arrivé dans la région lilloise que j’ai croisé son ombre encore bien présente. Je l’imagine encore bien, grimpé en haut d’son réverbère, à haranguer les foules contre les exploiteurs, les militaires et le Pouvoir.

Forcément, il dérangeait… Du coup, interdit de travailler dans les mines, il en avait du temps pour écrire dans « Le réveil syndical » puis dans « L’action syndicale », hebdomadaire du syndicat des mineurs de Lens. Mais ça, d’autres que moi en parleront bien mieux ! Deux liens à ce sujet (note du webmaster) : article sur Broutchoux + blog sur Broutchoux

Et le rapport entre les deux ?

Ben le v’là ! De lecture sur les écrits de l’un à la lecture de la biographie de l’autre, il a été facilement aisé de s’apercevoir qu’ils ont vécus durant la même période, celle des grandes grèves des mines du Nord et des mouvements sociaux en tout genre d’avant la première guerre.

Mais ça m’était insuffisant ! Ont-ils pu se rencontrer ? Se côtoyer ? Vider des chopes ensemble ?! Probablement…

Et puis, à force d’en rêver, il apparaît que ça a eu lieu !

Et avec ce que j’ai (re)découvert, je commence à frissonner. Du romantisme libertaire ? Peut-être ! Mais je trouve ça fort que ces deux personnages qui ont contribué à construire ma culture politique aient pu avoir un lien entre eux. Assez fort en tout cas pour en avoir le désir de le (re)partager avec vous. Oui, d’autres avaient déjà fait le lien : Gaston Couté et la presse, Lucien Seroux, mai 2002.

D’abord, il se trouve qu’à deux reprises, en juillet et août 1910, des chansons d’actualités de « La Guerre Sociale », signées Gaston Couté, ont été publiés dans « L’action syndicale ». A savoir : « Que le sang retombe sur vous » (au sujet de l’affaire Liabeuf) et « Le dossier de Damoclès » (sur le gouvernement de l’époque).

Le mois suivant, c’est sous le nom de « Le Soubeziot » que Gaston Couté écrit le poème intitulé « Mes agneaux… » précisément en soutien au « Réveil artésien » , organe révolutionnaire diffusé à Arras et qui n’en était qu’à son vingt-septième numéro. Le texte paraît le même jour, le 11 septembre 1910, dans « Le réveil artésien » et « L’action syndicale »  !

Et puis, haricot sur le pain de seigle, il se pourrait qu’il ait été souvent invité dans le Nord à dire, lire, conter du Couté ! A ce sujet, si vous retrouvez dans les marmites de vos grand-mères des documents concernant son éventuel passage dans les parages,  je suis preneur…

Bien à vous,
Letartier

Les anti-IVG pratiquent la désinformation sur le Web

Tapez « IVG » ou « avortement » sur un moteur de recherche, et vous trouverez, parmi les premiers liens, des sites comme « ecouteivg.org » ou encore « ivg.net« . En apparence, ce sont des sites d’information ou d’aide pour des femmes confrontées à la question de l’avortement. Pour certains c’est bel et bien le cas, et l’information, plus ou moins abondante, est fournie de manière neutre. Mais, comme l’a découvert l’AFP, qui a enquêté longuement sur le sujet, relayée par LeFigaro.fr, ce n’est pas le cas de tous, loin de là. Derrière l’apparence de l’information se cache en fait une manipulation.

 Derrière des sites comme "écouteIVG.org", "IVG.net" et d'autres, souvent très bien référencés, se cachent des associations "pro-vie" comme Alliance Vita, qui profitent de ces plateformes supposées objectives pour distiller des conseils orientés.

Prenons « ivg.net ». Le site propose des rubriques « droit », « santé », « que faire »… et renvoie à un « centre de documentation médicale sur l’avortement » en apparence tout aussi sérieux, qui propose conseils et numéro vert d’écoute. De quoi orienter une femme ou une jeune fille en quête de réponses sur ce sujet souvent douloureux. Mais en réalité, ce site, que tout présente comme « objectif », ne l’est pas : il est conçu et animé par une association baptisée « SOS détresse » et un certain René Sentis, par ailleurs auteur d’ouvrages chrétiens sur l’amour et la fécondité.

Sous des apparences d’objectivité et de neutralité, tout son contenu véhicule en fait un argumentaire anti-IVG. Témoignages essentiellement négatifs sur l’IVG, mais positifs pour celles qui « l’ont gardé ». La partie médicale ne parle quant à elle quasiment que des « dangers » de l’IVG sous toutes ses formes. 

Selon plusieurs témoignages, dont celui de la blogueuse Gaëlle-Marie Zimmermann, la « hotline », loin de donner des conseils objectifs, tend à diffuser une information dramatisant l’acte d’avorter et incitant à s’en détourner. Idem pour la page Facebook, qui publie le témoignage d’un médecin racontant son vécu négatif d’un centre d’IVG. Bref, sous des apparences d’aide et de conseil, ce site fait tout pour détourner les femmes de l’IVG. Ce qui pourrait se comprendre, s’il ne tentait pas de se faire passer pour un service d’écoute objectif et non orienté.

UNE STRATÉGIE DÉLIBÉRÉE CHEZ ALLIANCE VITA

Ce cas est loin d’être isolé. En réalité, les « pro-vie » opposés à l’avortement tirent parti du manque de référencement des sites officiels sur l’IVG pour placer un maximum de leurs sites sur la première page de résultats Google. Et derrière ces sites d’apparence neutre, des associations parfois de taille considérable se livrent à une forme de manipulation. Prenons par exemple « EcouteIVG.org » ou « SOSbébé« .

Les deux sites ont été conçus par la même société de création de sites, Cephas, propriété de Pierre Gauer, qui est également le webmaster du site d’Alliance Vita et un militant de cette association créée par Christine Boutin et actuellement en pointe dans la lutte contre le mariage homosexuel. SOS bébé a d’ailleurs pour responsable identifiée Caroline Roux, secrétaire générale d’Alliance Vita.

Et là encore, derrière une « vitrine » objective, les deux sites font l’apologie de la maternité de préférence à l’IVG, et ne ratent pas l’occasion de mettre en avant les « risques » de l’avortement. S’il n’est jamais précisé explicitement qu’il est mieux de ne pas avorter, les contenus sont très fortement orientés. Ainsi, cette chanson sur « Mon secret » qui raconte les regrets d’une femme après un avortement – une vieille chanson, déjà utilisée en 2005 pour une campagne de « teasing » des pro-vie.

Mais ici non plus, rien ne permet de savoir que ce site, qui a toutes les apparences de l’outil d’information neutre, est en fait clairement partisan. Même la rubrique « Qui sommes-nous » ne mentionne aucunement ni Alliance Vita ni les prises de position de l’association. On pourrait multiplier les exemples à l’envi. La stratégie n’est pas récente. En janvier, la ministre du droit des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, s’en indignait et promettait des réponses.

Depuis, Alliance Vita est devenue, par le biais de la polémique autour du mariage homosexuel, plus visible. Et n’apprécie pas tellement qu’on évoque ces méthodes, qu’elle assume. Voici ce que dit son délégué national, Tugdual Derville :

Samuel Laurent @samuellaurent

(Et derrière « SOS bébé », on trouve… http://bit.ly/Zuraxu  Caroline Roux. Membre d’Alliance Vita http://bit.ly/Zuregx 

1/2 Alliance @samuellaurent ne cache rien de SOS bébé, son service d’écoute et d’aide pour femmes/couples concernés par la grossesse.

 

Samuel Laurent @samuellaurent

(Et derrière « SOS bébé », on trouve… http://bit.ly/Zuraxu  Caroline Roux. Membre d’Alliance Vita http://bit.ly/Zuregx 

2/2 Par ailleurs @samuellaurent nous sommes fiers et heureux de ce travail d’écoute des femmes sur l’IVG que, justement, l’Etat a abandonné.

En revanche, lorsqu’on demande à M. Derville pourquoi ces sites ne mentionnent ni Alliance Vita ni leurs positions quant à la question de l’IVG, il se fait plus mystérieux.

Samuel Laurent @samuellaurent

13h22, @TDerville franchit le point « police de la pensée » pour ne pas répondre à une question simple: pourquoi des sites anonymisés ?

Ca ne se répond pas en 140 @samuellaurent : chaque service a une histoire. Je vous rencontrerai volontiers pour vous l’expliquer. A bientôt.

Le porte-voix d’Alliance Vita en aura sans doute pour quelques heures à raconter toutes ces « histoires » : on compte pas moins de 130 noms de domaines enregistrés par M. Gauer, le webmaster d’Alliance Vita, dont « ‘auxlarmescitoyennes.org » et le site d’un « collectif de sages femmes contre l’IVG », Sages-Femmes.info.

Samuel Laurent dans leur presse, « le monstre »

Lire l’enquête de l’AFP :  » Plongée dans les nouvelles méthodes des anti-IVG« 

Angouleme 19/01/13 14h00 une manif « pro mariage pour tous » mennacée

Angoulême: les « pro mariage pour tous » pris à partie en centre-ville

La manifestation « pro mariage pour tous » de samedi approche, devrait être régionale, rassembler les manifestants dès 14 heures devant la gare d’Angoulême, et le climat se tend à Angoulême. C’est en tout cas la vision qu’en ont les membres du collectif ni+ ni-, qui militent contre l’homophobie et pour l’égalité des droits.
« Vendredi dernier, racontent en chœur Fabrice Neaud, le dessinateur, Gérard Chauvin, le plasticien et Michel Bouscary, le président d’Aides, nous avons été pris à partie dans le centre-ville, par deux hommes qui nous ont vu coller, qui nous ont dit que c’était pêché ».
Mercredi soir, Fabrice Neaud et deux amies, qui collaient à nouveau Place Louvel ont cette fois été interpellés par « un grand type, avec trois chiens, qui nous a traités de sales pédés, de sales tapettes, de sales enculés, qui nous a crié ‘Vive Marine’ en nous disant qu’il patrouillait toutes les nuits pour arracher les affiches ».
Pour les membres du collectif, c’est un climat révélateur de l’animosité qui règne sur le plateau d’Angoulême. « C’est l’objectif de ce comité de vigilance. Lutter contre ces agressions.
lu sur adhéos

Angoulême: les « pro mariage pour tous » pris à partie en centre-ville

Fabrice Neaud, Gérard Chauvin et Michel Bouscary ont été pris à partie dans le centre-ville d\'Angoulême.

Fabrice Neaud, Gérard Chauvin et Michel Bouscary ont été pris à partie dans le centre-ville d’Angoulême.Photo Phil Messelet

La manifestation « pro mariage pour tous » de samedi approche, devrait être régionale, rassembler les manifestants dès 14 heures devant la gare d’Angoulême, et le climat se tend à Angoulême. C’est en tout cas la vision qu’en ont les membres du collectif ni+ ni-, qui militent contre l’homophobie et pour l’égalité des droits.

« Vendredi dernier, racontent en chœur Fabrice Neaud, le dessinateur, Gérard Chauvin, le plasticien et Michel Bouscary, le président d’Aides, nous avons été pris à partie dans le centre-ville, par deux hommes qui nous ont vu coller, qui nous ont dit que c’était pêché ».

Mercredi soir, Fabrice Neaud et deux amies, qui collaient à nouveau Place Louvel ont cette fois été interpellés par « un grand type, avec trois chiens, qui nous a traités de sales pédés, de sales tapettes, de sales enculés, qui nous a crié ‘Vive Marine’ en nous disant qu’il patrouillait toutes les nuits pour arracher les affiches ».

Pour les membres du collectif, c’est un climat révélateur de l’animosité qui règne sur le plateau d’Angoulême. « C’est l’objectif de ce comité de vigilance. Llutter contre ces agressions. »

lu dans la charente libre