Question de salarié : la responsabilité du fond de caisse ….

– heu dis Punkastor, toi qui est syndiqué… mon patron il est pas content : Quand j’ai compté ma caisse l’autre jour il manquait genre… 27.10 euros !
je ne sais pas d’où venait l’erreur. Depuis j’ai démissionné maintenant il me réclame ces 27.10 sinon il refuse de me donner mon salaire et mon solde de tout compte !
– ah toto le livreur, quand vas tu savoir compter ta caisse sans erreur ? Mais la retenue sur salaire est illégale ton patron devrais le savoir…
-Sauf que là il y a faute de ma part puisque de l’argent leur appartenant a disparu! J’me vois mal leur dire « vous devez me payer exactement telle somme alors que j’ai perdu une partie de mes sous de ce jour la »

heu.. y a des textes de loi la dessus?

 


 

Article L122-42

Les amendes ou autres sanctions pécuniaires sont interdites.

Toute disposition ou stipulation contraire est réputée non écrite.

NOTA :Code du travail L. 152-1-5 : sanction pénale. * Ordonnance 2007-329 2007-03-12 art. 14 : Les dispositions de la présente ordonnance entrent en vigueur en même temps que la partie réglementaire du nouveau code du travail et au plus tard le 1er mars 2008.

La loi n° 2008-67 du 21 janvier 2008 dans son article 2 X a fixé la date d’entrée en vigueur de la partie législative du code du travail au 1er mai 2008.

 

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Nouveaux textes:

-Déjà, j’ai l’impression que le fond de caisse se fait sur tes propres thunes, pratique courante dans la restauration mais illégale (du moins on ne peut pas t’imposer de créer un fond de caisse sur tes propres finances). En général les restaurateurs font ça pour pouvoir te sanctionner pécuniairement plus facilement en cas d’erreur de ta part.

C’est pas une faute lourde donc? Comment je peux prouver que j’ai pas mis les sous dans ma poche?
C’est à lui de prouver que tu as volontairement volé cet argent, autrement-dit, même s’il t’avait vu de ses yeux te servir dans la caisse, sans témoin ce serait déjà difficile pour lui.


-J’ai signé un papier comme quoi je suis ok pour la retenue sur mon salaire
. J’vais pas mentir, j’étais paniqué sur le moment. 180€, c’est une somme inédite dans ce restau. C’est trop tard? Et pour mes 30€, ai-je une chance de les revoir? (20€ fond de caisse de MA poche, 10€ de tips que je comprendrai qu’ils partent, osef)?
– Tout texte régissant ton emploi, que tu signe ou non, est nul et non avenu s’il est moins avantageux que le code du travail. Tu peux signer ce papier, ou un autre disant que tu t’engage à lui donner un rein, c‘est comme-si le document n’avait jamais existé!

Pour résumer: ton patron est un bel enfoiré, si tu es en période d’essai et que tu t’oppose à sa décision, il va certainement céder pour pas faire de vagues et te virer dans la foulée. Si tu commence à céder la dessus il va continuer à entuber son prochain… Pas facile l’auto-organsiation des travailleurs par eux même, hein toto-le-livreur ?

C’est un point de droit du travail présenté par pipo et chico, padawans au pole juridique de la bourse du travail

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[Poitiers] Grève des avocat.e.s pour l’aide juridictionnelle

Le coup de semonce des avocats en colère

Mécontents de l’absence de négociations avec le ministère de la Justice à propos de la revalorisation de l’aide juridictionnelle, les avocats se mobilisent.

Après les greffiers, c’est le tour des avocats du barreau de Poitiers de manifester leur mécontentement devant l’absence de réponse du gouvernement quant à la revalorisation de l’aide juridictionnelle (AJ) qui n’a pas augmenté depuis sept ans. Les avocats poitevins qui s’associent au mouvement national décidé par le Conseil national des barreaux (CNB), se sont mobilisés hier matin sur les marches du palais de justice autour de leur bâtonnier Françoise Artur.

AJ : un problème récurrent

Cette journée de grève s’est traduite par une suspension d’audiences, aucune désignation d’avocat d’office… Il s’agit de faire pression sur le gouvernement, pour qu’il reprenne les négociations avec la profession d’avocat, gelées depuis fin 2013, quant à ce problème récurrent de l’AJ. Créée par une loi de 1991, elle permet aux justiciables les plus démunis de faire appel à un avocat, et c’est l’État qui finance. En 2013 dans la Vienne, plusieurs milliers de justiciables avaient bénéficié de l’AJ, totale ou partielle. Le budget représente un million d’euros environ.
« On a vraiment cru pour la première fois cette année, qu’on allait pouvoir avancer sur la question », explique Me Artur en rappelant les déclarations de la ministre de la Justice. En octobre 2013 déjà, les avocats s’étaient mobilisés contre un projet qui visait à diminuer le montant de l’AJ, et « précisément l’indemnisation des avocats chargés de défendre les plus précaires ». Pour le barreau de Poitiers, cela représentait une diminution de près de 7 % des indemnités. Cela avait entraîné une grève générale des audiences dans toute la France. Face à ce mouvement de grogne, Christiane Taubira avait annoncé le report de la mesure et un calendrier.
Depuis, les avocats se plaignent qu’aucune proposition n’ait été formulée par la garde des Sceaux. « On a fait des états généraux sur l’AJ, on a fait des propositions depuis des années, rappelle le bâtonnier poitevin. Pour la loi de finances au mois de septembre, il n’y a pas une proposition pour le budget de l’AJ ». Ce qui inquiète aussi la profession, c’est qu’une des idées qui seraient retenues serait de lui faire supporter une partie du financement. Me Artur constate à côté, via les dispositions européennes, une extension du champ d’intervention de l’avocat notamment en matière pénale. « Nous allons être de plus en plus présents, avec des gens de plus en plus démunis. Cette réforme ne peut se faire qu’avec nous, il faut qu’on soit des partenaires, on le sera, mais pas à n’importe quelles conditions. » Plus grave, elle estime qu’il y a des justiciables qui aujourd’hui, renoncent à leur procès, en raison d’une justice moins proche, plus compliquée. « C’est injuste et dangereux. Ce sont les gens qui sont en danger, pas les avocats ».

Philippe Bruyère, Nouvelle République, 6 juin 2014
repris sur pavillon noir

[Identité sociale toi-même !] Le régime des intermittents du spectacle pourrait servir de modèle aux autres chômeurs

Identité sociale toi-même !

Depuis plusieurs années, nous menons une recherche théâtrale sur le thème du travail. Grand sujet d’actualité dans ce contexte de crise généralisée, de licenciements massifs, de casse des protections sociales, de mise en concurrence de tous contre tous. Au fil de nos échanges, expérimentations, interviews et recherches, nous avons pris conscience que le travail constituait, plus que jamais, une partie de notre identité sociale et qu’il était rare d’échapper à cette logique. Dis-moi ce que tu fais et je te dirais qui tu es. Alors on s’est demandé, nous « les artistes du spectacle vivant », c’est quoi exactement notre identité sociale ?

Pas si facile de répondre à dire vrai. Nous ne produisons pas de biens matériels, nous ne rendons pas de services directs à la personne, nous ne faisons pas tourner une boîte directement… Pourtant selon « le dernier rapport conjoint des ministères de l’Économie et de la Culture, la culture contribue à hauteur de 57,8 milliards d’euros au PIB. Il s’agit de la valeur ajoutée directe, c’est à dire du seul fait des activités culturelles. Ce qui équivaut à 3,2% du PIB, soit sept fois la valeur ajoutée de  l’industrie automobile. Ces chiffres, basés sur les calculs de l’Insee, montrent bien que la culture génère plus de richesses que l’industrie automobile » (sources La tribune du 3 janvier 2014, c’est dire si on invente rien !).

Bon… ça nous a fait réfléchir à notre identité sociale. Il semblerait au moins qu’on soit sauvé. On sert à quelque chose car on rapporte ! Ouf ! Naïvement, on a pensé que ces chiffres officiels nous permettrait de sortir de notre crise identitaire d’artiste inutile, ne produisant rien que des moments éphémères. Finalement non, on a rechuté lorsqu’on a entendu partout que le MEDEF voulait supprimer les annexes 8 et 10 de l’assurance-chômage, c’est-à-dire le régime des intermittents (artistes et techniciens). On a réfléchi calmement… Nous ne sommes pas encore intermittents mais nous aspirons à le devenir. Même si nous ne touchons pas encore d’indemnités chômage liées au régime des intermittents (depuis la signature du protocole de 2003, les artistes doivent faire 507 heures en 10 mois et demi et les techniciens en 10 mois), quand nous sommes payés en cachets, nous cotisons à ce régime ! Alors côté identité sociale, on y a vu plus clair, nous sommes des aspirants intermittents. Donc cette histoire, ça nous concerne ! Et ça nous touche particulièrement car nous sommes même pire que des intermittents, nous sommes des précaires qui cotisons au régime sans être rémunéré (rappelons qu’1 chômeur sur deux n’est actuellement pas rémunéré en France).

Bon alors là on a eu un coup de blues quand on a compris que le MEDEF voulait tout bonnement nous faire disparaître. Allez hop ! Les intermittents et précaires, plus d’identité sociale ! Paraît qu’on coûterait trop cher… Alors on s’est demandé si finalement, prendre la nouvelle identité sociale qu’ils prévoyaient pour nous, celle du chômeur au régime général, n’était pas un moyen d’exister quand même. Avec des chercheurs d’universités, des gens avisés qui travaillent sérieusement sur ces questions depuis plusieurs années, on a fait des calculs. Et on s’est aperçu de deux choses : d’abord, qu’on leur coûterait pas moins cher en changeant d’identité, et surtout que cette nouvelle identité sociale serait contre notre nature profonde : celle d’être des travailleurs intermittents justement (c’est-à-dire d’enchaîner les contrats de manière systématiquement discontinue).

Notre quête ne s’est pas arrêtée là. Lorsqu’on s’est demandé pourquoi ils voulaient à tout prix nous supprimer (oui, on s’est dit qu’il devait forcément y avoir une raison à tant de haine), on a observé la situation des autres identités sociales à côté de nous, et on s’est rendu compte qu’on n’était pas les seuls à avoir des emplois discontinus. Finalement, on en a conclu que notre identité sociale commençait à trop ressembler à celles des autres chômeurs (aujourd’hui 86% des embauches se font en CDD, il y a des millions de salariés pauvres ou à temps partiel), et que le régime des intermittents du spectacle pourrait servir de modèle aux autres chômeurs, qu’ils pourraient réclamer de nouveaux droits pour être mieux protégés (les annexes 8 et 10 de l’assurance-chômage font partie des rares dispositifs de protection sociale pensés pour l’emploi discontinu).

À partir de là, on a donc d’abord établi que le MEDEF avait une identité sociale opposée à la nôtre. Et ensuite, on a fait le lien avec ce terme qu’on entendait partout dans les médias, celui avec lequel ils n’arrêtent pas de nous appeler : « les privilégiés ». La crise identitaire était à son comble ! Aujourd’hui, avoir un régime de protection sociale relativement en phase avec ses conditions de travail c’est avoir des privilèges ! Étant absolument opposé à toute forme de privilèges, nous avons pensé qu’il fallait tout changer en tirant toutes les identités sociales vers haut, nous avons dit que nous serions solidaires des autres pour une meilleure protection sociale. Et nous avons aussi décidé de nous opposer à cette logique de mise en concurrence des chômeurs entre eux. Nous restions tout de même fragiles. Notre identité sociale était toujours sur le point d’être anéantie.

Dans la nuit du 21 mars 2014, nous avons soufflé un brun quand nous avons appris que nos bagarres pour défendre notre identité avait payées, qu’ils ne nous supprimeraient pas. Mais nous avons de nouveau tremblé quand nous avons appris que le MEDEF, la CFDT et FO avaient passé presque 12h à la machine à café des locaux du patronat pour se mettre d’accord sur notre sort (l’accord de l’Unedic a été conclu en 15 minutes après 12h d’interruption de séances). D’abord, on a eu une petite pensée émue pour les mecs de la CGT à qui on n’a pas indiqué le chemin de la machine à café. Et quand on a entendu les mesures qu’ils avaient prises, on s’est dit qu’une telle ingestion de café avaient dû leur faire perdre l’esprit. Ils ont décidé d’augmenter les cotisations patronales et salariales sans l’accord des véritables employeurs, nous, les compagnies de théâtre et maisons de production de l’audiovisuel indépendant, qui subiront de plein fouet cette mesure dont le gain pour le budget de l’Unedic sera négligeable. On a appris que l’annexe 4, celle des intérimaires en prenait un coup aussi : pour plus de 70% des intérimaires, c’est une baisse de revenu qui atteindra en moyenne 300 euros par mois ! Ensuite, toujours dans leur délire caféiné, ils ont dû penser que les inégalités n’étaient pas assez fortes dans ce pays, et ils ont mis en place un nouveau calcul du différé (période sans versement d’indemnités) qui a pour conséquence d’allonger la période de disette pour les bas et moyens salaires (en moyenne un mois) et de la réduire pour les hauts revenus. Notre identité sociale en était toute retournée ! La ministre de la Culture a demandé qu’on refasse les calculs. Et finalement, ça n’a pas changé grand chose car on passe de 57% de personnes touchées par cet allongement de période de disette à 47%. On s’est dit que cette ministre devait sûrement avoir bu elle aussi des cafés dans locaux du MEDEF pour agir ainsi. Bref.

Dans notre quête du Graal on avait quand même bien avancé. On savait aujourd’hui que cette identité sociale de travailleur-se-s précaires à emplois discontinus, on devait la défendre nous-mêmes, qu’on ne pouvait pas compter sur le gouvernement (bon ça on le savait déjà mais ça c’est drôlement confirmé). C’est là qu’on a appris que des personnes avaient constitué un comité de suivi du protocole signé en 2003 pour élaborer des propositions plus justes et plus économiques pour défendre notre identité sociale et celles des autres chômeurs, et que personne (même le nouveau ministre du travail qui avaient signé ces propositions) ne voulaient en entendre parler.

Alors on s’est dit que cela ne devait pas être un hasard : pour le patronat, les identités sociales des travailleur-se-s doivent être penser en dehors de toute justice sociale. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, le travail, rien d’autre qu’un rapport de force entre deux classes aux intérêts diamétralement opposés, constitue aujourd’hui notre identité sociale. Quand on a compris ça, on a pu enfin répondre à la question initiale : nous « les artistes du spectacle vivant », c’est quoi exactement notre identité sociale ? Notre identité sociale c’est la lutte. Alors, on s’est mis à lutter. Comme on pouvait. Avec nos spectacles, dans des textes, parfois seuls dans notre tête, mais les fois où on s’est fait le plus entendre c’était avec plein de gens dans la rue. Et paraît même que ce serait le moyen le plus efficace en matière de justice sociale.

La Compagnie Sans la nommer s’oppose fermement à l’accord de l’Unedic conclu dans la nuit du 21 mars 2014 et soutient les initiatives de lutte des intermittents et précaires !

Compagnie Sans la nommer, 6 mai 2014

lu sur le juralib

Réflexions sur le 1er mai anarchiste de 2014 à Paris

Très bon article de kraken qui repose les bonnes questions 
face à la specialité des militants parisiens : 
Se prendre le chou !

La fraction anti jacobine du comité de rédaction

Réflexions sur le 1er mai anarchiste de 2014 à Paris

 Tout d’abord, à quoi bon ce texte ?
Le « milieu » libertaire frétille déjà de sites en sites, de blogs en blogs, à propos de ce 1er mai 2014. Et étant données les habitudes du milieu libertaire parisien, on se demande bien ce que ce texte, comme d’autres, pourra apporter. Mais disons que devant ce qu’est devenu le mouvement libertaire à Paris, s’il est devenu de plus en plus risqué de parler et de prendre position, il y est surtout devenu insupportable de se taire. Commentaires censurés par des sites sensés permettre le débat (comme Indymedia), intimidations, insultes, menaces de la part de certains autonomes et/ou antifascistes … Pour beaucoup d’entre nous, nous avons de la peine en voyant la tournure que prennent les choses. Dans un contexte où on a vu récemment le milieu autonome couvrir et défendre un violeur pédophile (il aura fallu que la justice bourgeoise, à l’occasion d’une autre procès de ce sinistre personnage, déballe le casier judiciaire pour que les victimes soient enfin prises au sérieux), on ne s’étonne plus de rien.
Avant toute chose, c’est quoi, le premier anarchiste à Paris ?
L’après-midi a lieu la manifestation syndicale. S’y trouvent les syndicats que nous qualifieront sans abuser de « réformistes », voire pire, même si certaines sections, dans certains secteurs, sont moins endormis que d’autres, surtout quand dans telle ou telle branche existent des luttes assez actives. Certains de ces syndicats, ou du moins certaines sections, ont parmi eux des anarchistes syndiqués qui, ce jour-là, peuvent décider de participer à cette manifestation avec leur section, leurs collègues de travail, etc. S’y trouvent aussi des syndicats un peu plus radicaux, comme Sud ou la CNT.
Depuis plusieurs années, les anarchistes organisés ont décider, avant cette manifestation syndicale, de faire une manifestation spécifiquement anarchiste. Celle ci est généralement « portée », du moins organisée, par les deux plus grosses organisations anarchistes présentes à paris, à savoir la CNT et la FA. Cette année, le choix avait été fait par un ensemble plus large d’organisation libertaires de co-organiser les choses, ce qui me semble une bonne initiative : d’une part, cela donne une légitimité unitaire libertaire, et cela permet, malgré le déséquilibre des forces d’une organisation à l’autre, que chacune de ces organisation puisse apporter son aide.
Pour ma part, ne faisant partie d’aucune de ces organisations, cela ne change pas grand chose, mais cela avait le mérite de renforcer une dynamique unitaire présente dans d’autres initiatives tout au long de l’année, ou ponctuellement (comme la Foire à l’autogestion, par exemple). Cela avait entre autre permis de réaliser une affiche commune, qui assurait une visibilité vos-à-vis de la population plus grande que d’habitude.
Cette manifestation, d’année en année, a développé une spécificité. Géographique tout d’abord, puisqu’elle part de la Place des fêtes pour se rendre à République ou à Bastille, selon le lieu de départ de la manif unitaire. Cela a le mérite de rendre présents les anarchistes en nombre dans des quartiers non bourgeois, dans des rues et non pas sur des boulevards immenses, et la population reçoit bien cette manifestation, en se tenant généralement sur les trottoirs, discutant, prenant des tracts, achetant des journaux anars, etc. On y retrouve l’ensemble des anarchistes organisés, et, comme moi, beaucoup d’anarchistes de coeur, mais pas forcément militants dans une organisation anarchiste. On y retrouve toutes générations, de la poussette au retraités. On y retrouve des connaissances, des amis, et c’est un peu le « grand rendez-vous » où l’on se compte, où l’on y voit de nouveaux venus, et où on prend conscience que les anarchistes sont multiples, différents, … mais ensemble.
Que s’est-il passé cette année ?
Après environ 20 minutes de manifestation, est arrivé un groupe de personnes bien connues non seulement de la police (et oui, l’anonymat, de nos jours, n’est plus ce qu’il était) mais aussi de pas mal de manifestantEs, malgré les masques et cagoules : des « autonomes » parisiens.
Rapidement, la technique habituelle se met en place : bris de vitrines, puis retrait pour trouver refuge au sein du cortège, au milieu des manifestantEs, parmi lesquels, nous le savons, des enfants, des personnes âgées, des sans-papiers qui se passeraient bien d’une arrestation, des handicapéEs, bref, des gens absolument pas venus dans l’optique d’une émeute.
Mais bon, peu leur importe : imposer à une poignée de personne un affrontement inéluctable avec la police à des gens pas préparés à cela, ceci n’est en rien un problème pour cette avant-garde autoproclamée.
Nous assistons alors à un délire total, qui, s’il ne mettait pas en danger l’ensemble de la manifestation, serait, en soit, assez comique : un Monoprix a la vitrine éclatée, et les autonomes parleront alors « d’opération d’autoréduction ». Au-delà de cette amusante novlangue, cela a, concrètement, consisté piquer des bouteilles d’alcool. Mais bon, il faut bien avouer que parler « d’autoréduction », ça fait mieux.
Un peu plus loin, un membre de l’avant-garde éclairée attaque un écran de distributeur automatique de billet … avec un bout de bois (sans doute un manche de marteau). Malgré tous ses efforts : autonome : zéro, écran : un. Et oui, mal équipés, en plus. Ou alors pas si fort que ça malgré l’attitude ultra-viriliste.
Toujours dans la même veine, l’un d’eux s’acharne sur un autre écran, quand un de ses potes, complètement paniqué, vient lui hurler dans les oreilles qu’un escadron de gardes mobiles se situe à … 3 mètres de lui. Comme quoi, même l’avant-garde éclairée peut souffrir de problèmes de vue.
Et ensuite ?
Et ensuite, bien entendu, le pouvoir vacille, les masses prolétaires se mettent à suivre l’avant-garde, prennent les armes et … Euh non, en fait.
Les habitants rentrent chez eux. Les commerces baissent leurs rideaux de fer.
Une membre de la CNT, au micro, et aussitôt huée, déclare que la CNT ne « continuera pas dans ces conditions ». Si pour ma part je n’apprécie pas qu’elle parle au nom de toute une organisation (elle a dû se faire souffler dans les bronches par ses camarades ensuite, je suppose), dans les faits, sa déclaration est surtout inutile : la plupart des manifestantEs sont déjà partis ou en train de partir d’eux-même. Le cortège se vide. Au final, cette déclaration sera surtout un élément de plus utilisé dans la prose autonome pour moquer la CNT.
La suite, elle, sera dans la continuité logique : de moins en moins nombreux, les manifestants se retrouvent être un « refuge » de moins en moins efficace pour l’avant-garde éclairée (mais néanmoins mouillée aussi par la pluie, malgré ses chouettes vêtements de marque). L’ensemble des manifestantEs devient alors vulnérable, et là, la police va pouvoir faire se qu’elle veut : un peu de gazage, un peu de poussage, et quelques interpellations. Une sorte de minimum syndical quoi, étant donné qu’un des pontes de la police s’est aussi fait savater en début de manif.
Toujours aussi forts dans le registre comique, on verra un des membres de l’avant-garde reprocher au SO de la manif (qu’il vient d’insulter), de ne pas reprendre des mains de la police les interpellés. En fait, il est amusant de voir à quel point, pour des ennemis proclamés de toute organisation politique, une réelle foi dans l’organisation existe : celle-ci est censée empêcher toute arrestation, servir d’assurance-procès, etc. Finalement, c’est à se demander si ces ennemis de l’organisation ne croient pas davantage que les militantEs organiséEs aux bienfaits de celle-ci ! C’en est presque touchant. Perso, si j’était dans une orga, je prendrais ça pour une reconnaissance. Enfin bon.
Aussi touchant que ce militant d’avant-garde qui s’est fait arrêté et qui pleure dans son coin, entre deux gardes mobiles. Vu que c’était avant l’utilisation des gaz, je compatis alors, oubliant nos divergences, et voyant enfin, derrière le valeureux combattant-couilles-en-avant, un être doué de sensibilité, avec un petit cœur qui bat, et tout et tout. Parce que c’est quand même injuste : à cause de ça, il sera peut-être privé d’argent de poche, ou, pire, papa-maman arrêteront de lui payer son appart. Et là, ça rigole plus. La révolution n’est décidément plus un dîner de gala.
Quel était le but de tout ceci ?
A vrai dire, plusieurs options existent.
Option 1 : transformer une manifestation tranquille en émeute contre le capitalisme et l’Etat.
Franchement, vu le contexte habituel de cette manif … Qui peut croire à ça ? Même l’avant-garde, pourtant pas toujours fute-fute (désolé, mais on en a la preuve chaque jour), ne peut pas être assez bête (ou bourrée avec de la mauvaise bière piquée … euh, pardon « autoréduite ») pour croire à ça.
Option 2 : radicaliser une part des manifestants, quitte à perdre une autre part des manifestantEs.
Là encore, ça ne tient pas. Parmi les organisés, de nombreuses personnes participent volontiers à des actions plus radicales, et n’ont pas attendu une quelconque avant-garde pour s’y mettre. A la seule différence que ces personnes, pour des raisons de sécurité, évitent de le crier sur tous les toits, et ont le mérite de s’organiser suffisamment pour ne pas se faire chopper comme des débutantEs. Et là, comme on l’a vu, le but n’était de toute façon pas là chez eux, et il y avait donc peut de chance de les convaincre, surtout en leur imposant par la force un mode d’action qu’ils n’avaient pas choisis pour cette manifestation.
Option 3 : déstabiliser les organisations anarchistes.
C’est là l’explication qui me semble la plus logique, car c’est celle qui avait le plus de chance d’aboutir. Et surtout, on voit depuis plusieurs mois des attaques répétées contre les organisations, sous différents prétextes, avec son lot de publications de textes, de communiqués, de réponses censurées, etc. La police et les fachos, eux, doivent jubiler, de trouver de tels alliés.
Cette manifestation « grand public », qui prenait d’ampleur d’année en année, avait sans doute de quoi agacer les membres d’une avant-garde qui se sentent, eux, sans doute bien seuls dans leurs initiatives. De quoi aiguiser la jalousie quoi. Surtout dans un contexte où, de façon répétée, des organisations anarchistes arrivent, sur tel ou tel événement, à mobiliser au-delà de leurs rangs militants.
Pour des autonomes qui ne parviennent toujours pas à sortir de leur ghetto militant de plus en plus sectaire, c’est dur à avaler.
Là, il est clair que les manifestantEs non militantEs qui ont quitté le cortège ne sont pas près de revenir l’an prochain, voire même de revenir du tout.
De plus, enclencher une riposte répressive de la police entraine son lot habituel de critiques à l’encontre d’un service d’ordre de manif qui, en n’ayant pas pu empêcher les arrestations, se voit alors qualifié d’alliés de la police, rien que ça.
Autre but possible : faire interdire à l’avenir toute manifestation déposée par les organisations anarchistes, et ainsi gêner les dynamiques des organisations anarchistes qui seront contraintes de ne plus pouvoir lancer des manifestations à leur propre initiative. Celles-ci seront donc contraintes à manifester de façon « sauvage », donc avec arrestations à la clé, et de fait, avec uniquement des militantEs prêts à l’affrontement avec la police. Ou bien les anarchistes organisEés seront contraintEs de se rallier uniquement aux grandes manifestations unitaires. Les autonomes pourront alors leur reprocher de n’être qu’à la remorque des réformistes.
Quelles suites possibles ?
Concernant les interpellations, tout cela suivra son cours habituel ; On demandera aux gens de filer du pognon (ce qu’ils feront, puisque finalement, peu de distributeurs de billets ont été cassés, donc retirer un peu d’argent pour aller à un concert de soutien sera faisable) pour financer des frais d’avocats, et d’éventuelles condamnations financières. Et oui « l’autoréduction », ça pète grave, mais au final, ça revient cher la bière. Du coup, l’avant-garde n’hésitera pas à demander des sous auprès des organisations (ou plutôt de ses membres) dont elle a pourri la manif et qu’elle a mis en danger dans son ensemble.
Concernant la manif du 1er mai en elle-même : il est clair que celle de l’an prochain sera un enjeu. Soit les organisateurs seront assez forts et intelligents pour dépasser ça et relancer une dynamique, du moins si la prochaine fois une manifestation est autorisée. Soit ce ne sera pas le cas, et tout le travail de construction de ce premier mai anarchiste sera à reprendre de zéro. Dans ce contexte, soit le SO virera du cortège les membres de l’avant-garde illuminée et passera pour de méchants flics à grands renforts de communiqués pleurnichards, soit il les tolèrera, et le même fiasco recommencera.
Autant dire que l’enjeu n’est pas simple.
Si l’avant-garde a clairement déclaré la guerre aux organisations, il y a peu de chances que ces dernières acceptent de rentrer dans ce conflit. D’une part, elles sont occupées par d’autres initiatives et luttes, et d’autre part, ce serait accepter d’entrer dans un combat face à un ennemi multiforme. En effet, un des principes de ces avant-gardes, c’est d’être éclatées autour de petits chefs charismatiques (souvent en confits les uns avec les autres, pour des histoires d’ego, ou de cul, ou les deux) : ainsi, certains groupes n’hésitent jamais à pourrir le groupe de l’autre chapelle, mais peut se rallier à lui la fois suivante contre un autre, et ainsi de suite. Bref, c’est jamais la faute à personne quand quelque chose se passe.
Une autre option est l’abandon de cette manifestation anarchiste qui serait une belle victoire pour l’avant-garde plus-radicale-que-moi-tu-meurs, gagnant ainsi une partie contre son ennemi principal, à savoir non pas l’Etat ou je-ne-sais-quoi, mais les organisations anarchistes qui, c’est bien connu, sont sources de tous les maux.
Dans tous les cas, le « milieu » libertaire réagira d’une façon ou d’une autre. Pour ma part, j’espère que l’avant-garde autoritariste ne gagnera pas ce combat. Pour cela, il faudra que les organisations
se montrent inventives, cohérentes, déterminées, et que nous, anarchistes de cœurs mais non militanEs, ne nous laissions pas berner par les verbiages alambiqués d’avant-gardes autoritaires, machistes et manipulatrices.
Peter Love dans kraken

Grève aux hôtels du groupe Accor Ibis Budget et Formule1 de Roissy (93).

Les femmes de chambre de la société LCS qui assurent l’entretien des chambres dans ces hôtels se sont mises en grève ce matin à l’appel de leur section CNT Solidarité Ouvrière.

Comme dans la majorité des hôtels de luxe, ces salariées subissent une exploitation insupportable : paiement à la chambre, heures travaillées non payées, plannings modifiés au dernier moment, atteintes au droit syndical.

Ensemble, par la grève, elles crient : CA SUFFIT !

Les grévistes exigent :

– Le paiement de toutes les heures travaillées.
– L’augmentation des classifications en catégorie B de la grille conventionnelle et aucun coefficient inférieur à AS2B.
– Une prime de fin d’année égale à un treizième mois.
– Pas de contrat inférieur à 130h par mois et 6h par jour.
– La suppression de la clause de mobilité.
– La baisse des cadences de travail.
– Le respect de la liberté syndicale.

Face aux revendications de ses salariés, la société LCS a pour habitude de répondre par les pressions et les menaces.

Par leur action, les grévistes sauront imposer le respect de leur dignité.
LCS DOIT NEGOCIER !

lu sur le site de la CNT SO

 

 

Peu de militants antifascistes au rdv de l’hôtel de france….

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Merci à Rgnr pour les photos

 

Le général hiver avait bien œuvré mais l’horaire n'as pas aidé non plus à motiver la foule à venir. Merci à ceux qui sont quand même venus ! Et quand les responsables du FN considèrent le Poitou comme terre de mission, nous leur répondons : "MISSION IMPOSSIBLE" ... à bientôt, sur le terrain soyons prêt-e-s & organisé-e-s PBA, Commando Rémi Fasol

 

Marine Le Pen à Poitiers : « Nous sommes ici en terre de mission »

 Marine Le Pen, présidente du Front national, aux côtés du candidat FN aux municipales de Poitiers, Alain Verdin. - Marine Le Pen, présidente du Front national, aux côtés du candidat FN aux municipales de Poitiers, Alain Verdin. - Photo Patrick Lavaud
 
Marine Le Pen, présidente du Front national, aux côtés du candidat FN aux municipales de Poitiers, Alain Verdin.

La présidente du Front national était à Poitiers, ce midi, pour soutenir le candidat de son parti aux municipales, Alain Verdin. Marine Le Pen a donné une conférence de presse à l’hôtel de France, tandis qu’une trentaine de jeunes de gauche manifestaient devant l’établissement.

  Prévue à midi pile, la conférence de presse de la présidente du Front national a débuté avec une bonne demi-heure de retard, le trajet en voiture depuis Paris ayant pris plus de temps que prévu.

A 12 h 28, les applaudissements et les « Marine ! Marine !  » résonnent dans le hall de l’hôtel. Marine Le Pen est arrivée. A l’extérieur de l’Hôtel de France, à l’entrée nord de Poitiers, un important dispositif de police (une trentaine d’agents en tenue) vient compléter le service d’ordre du Front national. Il faut dire que plusieurs syndicats et mouvements de gauche ont prévu une manifestation sur place à partir de 13 h, au moment où Marine Le Pen partagera un buffet militant avec ses troupes.

Les Roms, le chômage, l’insécurité

La présidente du FN entre tout de suite dans le vif du sujet, rappelant l’importance, pour son parti, du scrutin municipal : « Il était inenvisageable que je ne vienne pas dans cette région et particulièrement à Poitiers. Nous partons de zéro, dans la région, puisqu’en 2008 nous n’avions qu’une seule liste, en Charente-Maritime, alors que nous allons présenter cette année 8 listes en Charente, 3 en Charente-Maritime, 1 dans les Deux-Sèvres et 3 dans la Vienne et non des moindres puisqu’il s’agit de Poitiers, Châtellerault et Thuré. Cette dernière ville étant chargée de symbole. »

Et d’ajouter :

Je suis convaincue que nous arriverons à passer, à Poitiers, la barre des 10 %. Nous sommes dans des territoires difficiles, des terres de mission où je suis persuadée que nous ferons des bons scores, aux municipales comme aux élections régionales.

La présidente du Front passe ensuite en revue quelques-uns des thèmes de prédilection de son parti, commençant par évoquer la « problématique des Roms » :

« C’est parce que l’UMP et le PS ont voté l’entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l’Union européenne que nous avons une multiplication des camps de Roms illégaux. » Elle évoque ensuite le chômage, l’immigration et l’insécurité.

Des choix politiques assumés faisant écho aux déclarations des Jeunes socialistes de Poitiers, au moment de l’annonce de la venue de Marine Le Pen : « Poitiers, ville d’ouverture et de mixité culturelle, ne doit pas devenir le terreau des réflexions réactionnaires et xénophobes. » Avec d’autres militants de gauche, ils sont venus se rassembler devant l’Hôtel de France, à partir de 13 h.Une trentaine de jeunes communistes et socialistes se tiennent devant l’établissement. Un second rassemblement est prévu à 18 h devant l’hôtel de ville, à l’appel du NPA.

Arthur Giry, le coordinateur des Jeunesses communistes :

A Poitiers, le FN n’existe pas. La venue de Marine Le Pen, ce n’est qu’une opération de communication.

La présidente du FN a ensuite laissé le micro à Alain Verdin, tête de liste du Rassemblement Bleu Marine pour le prochain scrutin municipal. L’ancien policier a rappelé qu’il était spécialiste des questions de sécurité. « J’ai dirigé un centre de formation de la police dans le Val de Marne et je connais très bien Poitiers pour y avoir été policier durant 17 ans, dont 11 ans de CRS. »

« Nous avons été victimes d’invasions »

Le candidat à la mairie a alors balayé quelques-uns de ses thèmes de campagne, notamment en matière d’urbanisme et de transports :

« Contrairement aux projets pharaoniques – je dirais même seigneuriaux – du maire de Poitiers, je rouvrirai certains axes de la ville pour que ce ne soit pas que les bus qui entrent dans le centre-ville. Idem pour la passerelle »,

Quant à la liste FN, il assure qu’elle sera prête à temps :

Il n’y aura pas de candidat de Génération Identitaire sur ma liste. La liste est en bonne voie. Elle sera finalisée. Plus de la moitié est déjà inscrite, voire les deux-tiers. Nous sommes très confiants.

Interrogée sur la symbolique de Poitiers et de la bataille de 732, Marine Le Pen répond : « Bien sûr que je suis attachée à l’histoire de France ; à cet épisode comme à un autre. Nous avons été victimes d’invasions ; nous les avons repoussées. La dernière fois, c’était pendant la dernière Guerre mondiale. »

lu dans leur presse locale , la haine air

[alerta antifascista] 28/01/14 rassemblement contre la venue du fn à poitiers !

MAJ 24/01/14

l’affiche du Groupe d’Action Unitaire de la Vienne contre l’eXtrème droite

affiche unitaire

[la presse local relaie le communiqué de la CNT & de l’IWWpresse]

[le patronat ne se cache pas]

Marine Le Pen à Poitiers : Le Patio fait preuve de tolérance

Le mardi 28 janvier, Marine Le Pen, la présidente du Front National, se déplace à Poitiers pour une réunion débat de soutien à Alain Verdin, candidat du FN à l’élection municipale de Poitiers.
Comment le gérant du Patio, Samuel Colin, appréhende-t-il la venue de la leader frontiste dans son établissement ? « Quand ils réservent, généralement, les partis politiques ne le font jamais sous leur étiquette. C’est ce qui s’est produit ici. Je n’ai appris que plus tard qu’il s’agissait du Front National et par la presse que c’était pour la visite de Marine Le Pen. A partir de là, il faut faire preuve d’un peu de tolérance contrairement à ce que ce parti prône. A l’intérieur, je ne mettrai rien de particulier en place mais des forces de l’ordre seront en poste à l’extérieur pour la sécurité. Les organisateurs attendent environ 200 personnes pour l’apéritif cocktail. Financièrement, c’est intéressant pour nous et sur un plan éthique, je ne vois pas pourquoi je les aurais refusées. »

lu dans leur presse locale, la nouvelle raie publique

communiqué commun CNT & IWW

Pourquoi s’opposer à la réunion publique du F.N. le 28/01/14 à l’hôtel de France au risque de donner de l’importance à ces gens qui en ont déjà trop eu ?

Au delà du simple réflexe antifasciste, nous savons qu’en plus d’être un agglomérat des courants les plus réactionnaires de l’extrême droite nazionnalle reste surtout le pantin télégénique des partis qui nous gouvernent .

Refusant les pièges du vote utile comme ceux d’un débat naïf avec une minorité fascisante mal implantée par ici, nous ne nous étalerons pas sur une critiques de leurs idées nauséabondes !

Par contre, adeptes de l’action directe et concrète,

nous appelons les travailleu-r-se-s auxquels employeurs pourraient demander de transporter, nourrir, organiser et servir les militants de la haine ordinaire à simplement ne pas participer à l’événement en s’absentant de leurs emplois :

Prise de RTT, Arrêt maladie opportun, où pour ceux qui le souhaitent, utilisation de leur droit de grève grâce au préavis déposé par les syndicats CNT et IWW de la Vienne.

Nous appelons également ceux et celles qui veulent se rendre utiles à téléphoner à l’hôtel de France, la ville de Poitiers pour faire pression afin de faire annuler l’événement.

Nous appelons enfin toutes les personnes se sentant concerné-e-s à venir physiquement sur place pour montrer notre opposition face à l’extrême droite.

RDV le mardi 28 janvier

à 13h00

devant l’hôtel de France

 (Zone République, ligne 1 arrêt maison de la formation)