Des arguments pour détruire le mythe de l’extrême-droite sur l’immigration:

 

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Source: http://dailygeekshow.com

Arrangé par les soins du libertaire bisontin

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[Poitiers] Des nouvelles des squats d’habitation

Squat l’Etape : Tous au tribunal d’instance le 17 mai à 9h pour soutenir les assignés

Le maire de Poitiers persistant dans son erreur, a assigné cinq des occupants du squat l’Etape au tribunal d’instance le 3 mai dernier. L’affaire à été renvoyée au 17 mai à 9h.

Merci de venir les soutenir massivement donc vendredi 17 mai à partir de 9h au Tribunal l’instance de Poitiers, 21 rue Saint Louis.

Merci de diffuser massivement autour de vous.

Dal86 exige que le maire de Poitiers arrête immédiatement cette procédure judiciaire et vienne à la rencontre des habitants pour évaluer avec eux la situation.

Dal86 exige que les occupants du squat l’Etape puissent y rester jusqu’à la vente effective de l’immeuble s’ils ne sont pas relogés d’ici là. Pour ce faire, Dal86 soutient l’initiative des habitants qui ont proposé au maire de signer une convention d’occupation précaire.

Concernant toutes les familles en situations plus ou moins régulières et sans logis ou mal logées, Dal86 exige l’application stricte des lois sur l’hébergement d’urgence, des lois concernant le SIAO et celles stipulant les réquisitions afin que soient trouvées pour toutes ces familles et personnes seules des solutions stables de logement.

Revue de presse :

Poitiers: un bâtiment du centre-ville occupé par une famille roumaine soutenue par le DAL France3 07-04-13 La vente des locaux de l’ex-foyer de l’Etape : une vraie provocation à l’égard des sans logis et mal logés Dal86 07-04-13 – Squat l’Etape : halte aux intimidations ! Dal86 16-04-13 –  Squat du foyer L’Étape : le bras de fer engagé NR 17/04/2013ROMS : à Poitiers comme ailleurs une situation indigne et inacceptable ! DNSI 18-04-13POITIERS Squat rom à L’Étape : les écologistes interpellent le maire et le préfet NR 18-04-13Squat rom : un foyer à réactions NR 19/04/2013Non à l’expulsion des familles de Roms ! NPA 19-04-13– – Déclaration de la Ville de Poitiers concernant l’occupation du 6 rue d’Oléron 19-04-13 Squat de l’Etape : communiqué du 21-04-13 Dal86 – Squat l’Etape : tous au tribunal d’instance vendredi 3 mai 2013 à 9h Dal86 24-04-13 – Lettre du Collectif des familles et des personnes seules du squat l’Etape au maire de Poitiers 30-04-13 Appel au soutien du Collectif des familles du squat l’Etape Dal86 01-05-13 – Réponse du maire de Poitiers au Collectif des familles de l’Etape 03-05-13 POITIERS Squat du foyer L’Étape : la mairie réclame 10.000 € aux occupants NR 03/05/2013POITIERS Squat de L’Étape : renvoi au 17 mai 04/05/2013Deuxième lettre du Collectif des familles et des personnes seules du squat l’Etape au maire de Poitiers 06-05-13 Le maire de Poitiers élude la demande d’audience du Collectif des familles du squat l’Etape Dal86 09-05-13

Les habitants du squat l’Etape ont besoin :

– de nourriture ; – de matelas et de sommiers, de couvertures, de meubles, de tables de chaises ; – de vêtements et de chaussures (adultes et enfants de 1 ans à 15 ans) – d’ustensiles de cuisine, d’assiettes de verres de couverts ; – de gazinières, plaques de cuisson et réchauds, de machines à laver le linge, de réfrigérateurs ; – de produits et ustensiles de toilette, d’entretien ; – d’outils, de matériel, de produits de fabrication et réparation, – de téléphones portables désimlockés ou « tout opérateurs » – de fournitures scolaires et matériel informatique ; – de jouets et de jeux pour les enfants et les adultes : – …

→ les ustensiles, machines et outils peuvent bien sûr être seulement prêtés.

Vous pouvez aussi aussi faire un don. Chèques à l’ordre du DAL86 a envoyer à DAL86, Maison de la Solidarité, 22 rue du pigeon blanc 86000 POITIERS en précisant au dos « Squat l’Etape ».

Pour tous renseignements : dal86@free.fr ou au 05 49 88 94 56 (laisser un message nous vous rappellerons)

DAL86dal86@free.fr – 06 52 93 54 44 / 05 49 88 94 56

Permanences : tous les samedis matin de 11h à 12h et tous les mardis soirs de 17h à 18h Maison de la Solidarité 22 rue du Pigeon Blanc Poitiers

Vu sur DAL 86, 12 mai 2013

***

Un nouveau squat pour un énième débat

Poitiers.   Installés dans un logement inoccupé avenue du Plateau-des-Glières, vingt Roms sont dans l’illégalité. Ils devraient être relogés d’ici trois semaines.

Ils y ont leurs habitudes. Cette maison qu’ils occupent n’est pourtant pas la leur. Depuis le 9 avril, six familles de Roms dont onze enfants âgés de 8 mois à 15 ans, ont posé bagages dans un logement inhabité de Logiparc, avenue du Plateau-des-Glières. « Avant, on vivait dans une caravane derrière les magasins, explique Ceracela, une vingtaine d’années, dans un français approximatif mais compréhensible. Un jour, quelqu’un nous a dit qu’il n’y avait personne dans cette maison et qu’on y serait beaucoup mieux pour les enfants. » Une aubaine éphémère.

“ L’insalubrité est dangereuse… notamment pour les enfants ”

« Nous avions récupéré ce terrain en début d’année, explique Stéphanie Bonnet, directrice générale de Logiparc. Il y a eu un arrêté attestant de l’insalubrité de la première maison mais aussi dans la deuxième (celle occupée par les Roms). Nous savions que des familles s’y étaient installées. Nous avons donc fait intervenir l’huissier. » Le 2 mai dernier, un responsable de Logiparc, un huissier et des policiers se sont rendus sur place. « Cela nous a agréablement surpris qu’ils n’entrent pas directement, réagit le DAL (Droit au logement). Ils ont tout visité et relevé les identités pour, sans doute, une assignation. » Sans droits ni titres, les occupants, dont les ressources financières ne proviennent que de l’Aide Sociale à l’Enfance soit 250 € par famille, ont un délai d’un mois pour quitter définitivement les lieux. « Cela nous laisse suffisamment de temps pour leur trouver des places dans un centre d’hébergement. Nous nous sommes également déplacés avec une assistante sociale dans le but de les reloger rapidement. Cette maison est trop dangereuse, notamment pour les enfants. Ce n’est pas une bonne situation », assure Stéphanie Bonnet. « Encore faut-il qu’il y ait de la place dans les centres », martèle le DAL. Dans son souci de pointer du doigt les défaillances concernant l’hébergement d’urgence des étrangers, le DAL sera au premier plan pour suivre les situations de ses protégés. Et monter au créneau s’il en éprouve la nécessité. « Au total, nous connaissons 91 personnes qui sont dans une situation dramatique. Les expulser ne réglera pas le problème. Que vont-ils devenir ensuite ? » Premiers éléments de réponse le 2 juin.

en savoir plus

Le squat du Plateau des Glières est le second à Poitiers. Une cinquantaine de Roms vivent déjà dans l’ex-foyer de l’Etape, depuis le début du mois d’avril (lire notre édition du 17 avril 2013). Un dossier qui devrait revenir devant la justice le 17 mai prochain. La mairie de Poitiers, propriétaire des lieux, ayant demandé l’expulsion des occupants.

Alan de Silvestri, Nouvelle République, 13 mai 2013

lu sur pavillon noir

Juridique : un salarié n’est pas redevable des contraventions

Un salarié, selon la justice, n’a pas à rembourser à son patron le coût de ses excès de vitesse ou de ses contraventions au stationnement commis avec la voiture de l’entreprise.

 
La retenue sur son salaire par son employeur des amendes pour excès de vitesse ou stationnement interdit jugée non conforme au droit du travail.

Voici un jugement surprenant qui pourrait redistribuer les cartes pour l’employeur comme pour le salarié dans la gestion des flottes automobiles en entreprise. Ainsi, même si son contrat de travail prévoit le contraire, les amendes pour excès de vitesse ou stationnement interdit ne peuvent pas être mises à la charge d’un salarié. Elles sont à la charge de l’entreprise, selon la Cour de cassation (Cass. Soc, 17.4.2013, N° 752).

Pas de retenue sur salaire

Faire payer le salarié reviendrait, d’après les juges, à lui imposer une retenue sur salaire ou une amende patronale illicite. Seule une « faute lourde » du salarié permet à son employeur de lui réclamer de l’argent. Or une faute lourde est une faute commise dans l’intention de nuire à l’employeur ou à l’entreprise. C’est la plus grave des fautes possible, celle qui justifie un licenciement sans préavis, sans indemnité et même sans paiement des congés acquis.

Pas de distinction

Aucune convention, aucun contrat ne peut étendre les cas de responsabilité d’un salarié envers son patron, car le principe est que le salarié n’assume pas le risque de l’entreprise. La justice ne distingue même pas entre les amendes infligées lors de l’usage de la voiture durant le travail et son usage pour des besoins personnels. À méditer donc, de part et d’autre.

lu dans leur presse vite baclée, le pain

[Madrid] Assiège le Congrès

Espagne : incidents entre police et jeunes manifestants à Madrid

Des incidents ont éclaté jeudi soir en plusieurs endroits du centre de Madrid lorsque les policiers, ripostant à des jets de projectiles, ont dispersé à coups de matraque des groupes de jeunes qui manifestaient pour réclamer la démission du gouvernement.

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À la fin de cette manifestation qui avait rassemblé entre 1.000 et 2.000 personnes, en majorité des jeunes, sous le mot d’ordre Assiège le Congrès, des manifestants se sont mis à lancer des bouteilles, des pétards et des feux de bengale contre les policiers anti-émeutes qui barraient l’accès au Congrès des députés.

Ceux-ci, équipés de casques et de boucliers, ont riposté à coups de matraque.

Les manifestants, portant foulards et capuches, se sont alors dispersés, des groupes de jeunes continuant ensuite à affronter la police, certains jetant des pierres, dans le centre de la capitale.

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D’autres, poursuivis par les policiers le long de l’avenue du Paseo del Prado, se sont rassemblés à quelques centaines de mètres de là, envahissant une grande place face à la gare d’Atocha, où les forces de l’ordre ont de nouveau chargé, répondant à des jets de pierres et de bouteilles.

Un imposant dispositif de 1.400 policiers avait été déployé pour cette manifestation, convoquée par une coordination appelant à la rébellion populaire et à l’occupation des abords du Congrès à la démission du gouvernement espagnol.

Les principales organisations de la mouvance des indignés se sont désolidarisées de ce mot d’ordre.

Quinze personnes ont été interpellées. Selon les services d’urgence, 29 personnes ont été légèrement blessées, dont 13 policiers.

L’une des personnes interpellées, un mineur, portait un sac à dos renfermant des passe-montagnes, un rouleau de papier d’aluminium, un pétard de 15 centimètres, un drapeau anarchiste avec une barre de fer, une bouteille d’acide, un sac contenant des pierres, a indiqué un porte-parole.

Il avait dans son téléphone portable des instructions pour la guérilla urbaine et la fabrication d’une sorte de cocktail Molotov, a-t-il ajouté.

Rassemblés en trois points du centre de Madrid, les manifestants, criant À bas l’État policier, certains portant le drapeau républicain rouge, jaune et violet, ont convergé vers la place faisant face au Congrès, la chambre basse du Parlement, protégée comme les rues avoisinantes par d’épais cordons de policiers, certains casqués.

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Je ne suis pas d’accord avec la politique que mène le gouvernement, il est soumis aux politiques de la Banque centrale européenne que nous n’avons pas élue, lançait Lorena Perez, une chômeuse de 29 ans du secteur de la communication. Ils ne défendent pas nos intérêts, mais ceux des banques et de l’Allemagne.

Je suis venu pour défendre nos droits, affirmait Jesus Seguera, un employé du bâtiment au chômage, âgé de 34 ans.

C’est une combinaison de plusieurs choses. Ils ne tiennent pas leurs promesses électorales. Et mon foyer est frappé par le chômage et les coupes budgétaires dans la santé, ajoutait ce manifestant venu de Séville, en Andalousie.

D’autres portaient de petites pancartes avec les mots 6,2 millions de raisons, rappelant le nombre record de chômeurs (27,2% des actifs) dans le pays annoncé jeudi.

À quelques heures de la manifestation, la police avait déjà interpellé 15 personnes à Madrid.

Quatre jeunes qualifiés de membres de groupes anarchistes avaient été interpellés jeudi matin alors qu’ils s’apprêtaient à allumer des incendies à Madrid, selon le ministère de l’Intérieur. La police avait aussi interpellé onze personnes qui s’étaient enfermées dans un bâtiment de l’université Complutense de Madrid.

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Presse matraqueuse (Agence Faut Payer, 25 avril 2013)

article lu sur le jura libertaire

repression des actions militantes, le changement n’est pas pour maintenaint !

ce petit rappel de l’actualité juridique vis a vis des conséquences 
de certaines actions militante ne doit pas vous reffroidire, 
pensez y juste quand vous vous organisez. 
soyez prêt à réagir plutôt que de subir ;)

 

Amnistie : petit rappel des peines avant de séquestrer votre patron

L’amnistie sociale est le sujet de division du moment à gauche. Alors que la commission des lois de l’Assemblée nationale a rejeté la proposition des élus communistes et que le gouvernement a fait savoir haut et fort son opposition, Jean-Vincent Placé en rajoute une couche ce vendredi matin. Partisan du texte, le sénateur EELV appelle les députés socialistes au « devoir de désobéissance » :

« Je dis aux députés PS : on ne peut pas obéir aux ordres les plus idiots. »

La proposition de loi prévoyait l’amnistie de certains délits commis lors de mouvements sociaux, d’activités syndicales et revendicatives (les délits passibles de moins de cinq ans d’emprisonnement liés aux conflits du travail et du logement).

Aujourd’hui, que risque-t-on ?

Les délits qui auraient été couverts par la loi

  • La séquestration : 5 ans de prison et 75 000 euros d’amende

Encore faut-il libérer la personne en moins de sept jours, et sans atteinte physique. Sinon, la peine peut aller jusqu’à vingt ans de réclusion, trente ans s’il y a eu mutilation ou infirmité. La séquestration en « bande organisée » est une circonstance aggravante.

Mais en général, la justice est plutôt clémente avec les séquestrations de patrons. En mai 2010, Olivier Besancenot et onze autres postiers avaient été condamnés à 1 500 euros d’amende avec sursis pour avoir occupé pendant plusieurs heures des locaux de leur entreprise et séquestré plusieurs cadres.

  • L’occupation d’entreprise : 1 an de prison et 15 000 euros d’amende

L’occupation du lieu de travail par les grévistes est une entrave à la liberté du travail.

En pleine crise laitière, la Confédération paysanne a été condamnée à 3 000 euros d’amende pour le blocage d’un site de Lactalis.

  • L’occupation de logements : 1 an de prison et 15 000 euros d’amende

Les occupations menées par des militants au droit au logement constituent une violation de domicile, condamnée par l’article 226-4 du code pénal.

  • Les opérations escargot : 2 ans de prison et 4 500 euros d’amende

Il s’agit d’une « entrave à la circulation ». Les personnes condamnées encourent aussi une suspension de permis pour un maximum de 3 ans.

Trois militants CFDT ont été condamnés à 3 mois de prison avec sursis et 1 500 euros d’amende lors d’une opération escargot, menée lors du conflit national des routiers.

  • La participation délictueuse à un attroupement : 1 an de prison et 15 000 euros d’amende

Soit un « rassemblement de personnes sur la voie publique ou dans un lieu public susceptible de troubler l’ordre public ». La sanction est alourdie en cas de port d’arme.

  • Le refus de prélèvement d’ADN : 1 an de prison et 15 000 euros d’amende

Ce prélèvement peut être exigé dans le cadre d’une enquête. Avec pour conséquence l’inscription au fichier des empreintes génétiques, qui recense actuellement deux millions de profils génétiques. Refuser de s’y soumettre est un délit.

En début d’année, Xavier Mathieu, syndicaliste de l’usine Continental, a été condamné à 1 200 euros d’amende pour avoir refusé un prélèvement.

  • La diffamation : de 38 euros à 45 000 euros d’amende

La diffamation et l’injure sont des infractions pénales (loi du 29 juillet 1881) sanctionnées d’une contravention.

Une différence est faite entre une injure privée – un tract qui serait distribué à l’intérieur de l’entreprise – et une injure publique – si ce même tract est distribué, ne serait-ce qu’à une personne, en dehors de l’entreprise.

Deux syndicalistes d’Eurodisney ont ainsi été condamnés à 1 200 euros d’amende avec sursis pour avoir fait le lien, sur leur blog, entre le suicide de salariés et leurs conditions de travail.

Les délits qui n’auraient pas fait l’objet d’une amnistie

  • Violences contre les forces de l’ordre : jusqu’à 20 ans de prison

Les peines encourues sont généralement supérieures à cinq ans de prison.

Quatre salariés du site d’Amiens-Nord de Goodyear sont actuellement poursuivis pour des violences contre les forces de l’ordre. En 2010, un syndicaliste a lui écopé de cinq ans d’inéligibilité pour un jet d’œuf sur les forces de police.

  • Les dégradations volontaires : de 3 à 5 ans de prison, jusqu’à 75 000 euros d’amende

L’article 322.1 du code pénal condamne « la destruction, la dégradation ou la détérioration d’un bien appartenant à autrui » de trois ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende.

Une peine est alourdie à cinq ans et 75 000 euros si elle est commise par plusieurs personnes « agissant en qualité d’auteur ou de complice ».

C’est ce dont avaient écopé, avec sursis, plusieurs « Conti » jugés responsables du saccage de la sous-préfecture de Compiègne.

  • Le fauchage d’OGM  : de 3 à 5 ans de prison, jusqu’à 75 000 euros d’amende

Le fauchage d’OGM est aussi considéré comme une « dégradation volontaire en réunion ». Ce délit figurait dans la version initiale de la proposition de loi, mais a été amendé.

Après le rejet de leur pourvoi en cassation, José Bové et huit autres faucheurs volontaires viennent d’être condamnés pour la destruction de maïs Monsanto.
En plus de jours-amendes, ils ont dû collectivement verser plus de 170 000 euros de dommages.

  • Aide au séjour irrégulier : 5 ans de prison et 30 000 euros d’amende

L’aide aux sans-papiers reste passible d’une lourde peine de prison assortie d’une amende. Elle concerne une « aide directe ou indirecte » pour faciliter l’entrée, le séjour ou la circulation d’un étranger en situation irrégulière.

  • La rébellion : 1 à 2 ans de prison et 15 000 à 30 000 euros d’amende

La rébellion fait référence à la résistance violente opposée à des personnes dépositaires de l’autorité. Elle est condamnée par un an et 15 000 euros d’amende par l’article 433.7 du code pénal. La peine est doublée si elle est commise en réunion.

  • L’outrage : 6 mois de prison et 7 500 euros d’amende

En marge d’une manifestation, l’outrage à une personne dépositaire de l’autorité publique est réprimée par l’article 433.5 du code pénal.

En 2007, un avocat de Belfort a été condamné à 1 500 euros d’amende pour avoir insulté des policiers lors d’une manifestation contre la ministre de la Justice de l’époque, Rachida Dati.

lu sur rue 89

Le piratage du compte Twitter d’AP fait plonger Wall Street

Le message publié sur le compte de l'Associated Press peu après son piratage.

C’est arrivé demain… Il était 13 h 07 lorsque près de 1,9 million d’abonnés d’Associated Press, la principale agence de presse généraliste aux Etats-Unis, recevaient un tweet apparaissant comme envoyé depuis son principal compte Twitter @AP. Le message : une explosion avait eu lieu à la Maison Blanche et Barack Obama était blessé.

Lire : Le compte Twitter de l’agence Associated Press piraté

Quasi instantanément, un vent de panique envahissait les marchés new-yorkais. Entre 13 h 08 et 13 h 10, le Dow Jones (DJIA), principal indice de Wall Street, perdait 145 points – l’équivalent de 136 milliards de dollars (105 milliards d’euros) de capitalisation. Des entreprises comme Microsoft, Apple, Mobil, perdaient plus de 1 %. L’agence annonçait alors dans un nouveau tweet que le précédent était « un faux » : elle avait été victime d’un piratage. Tout rentrait dans l’ordre. Le Dow Jones finira même en hausse (de 1,05 %).

C’est une grande première à Wall Street. Non qu’un bug inopiné ne puisse venir perturber des marchés qui, désormais, fonctionnent à la milliseconde. Le 6 mai 2010, le DJIA avant déjà perdu 750 points (à l’époque 862 milliards de dollars) en vingt minutes suite à une « erreur de manipulation » informatique d’un trader de Citigroup (il avait placé un ordre pour 16 milliards de dollars sur des actions Procter & Gamble au lieu de 16 millions de contrats à terme sur des indices boursiers). L’onde de choc, quasi instantanée, avait entraîné une chute abyssale des cours (supérieure en trois quarts d’heure à la pire journée de la crise financière, en octobre 2008). Un chaos sans précédent rentré dans l’ordre en moins d’une heure.

Il était 13 heures 07 minutes lorsque le message est apparu sur le compte piraté d'AP : "Deux explosions à la Maison Blanche, Obama blessé".

Cette fois, trois minutes ont suffi. Mais pour la première fois les cours de Wall Street ont été manipulés par un « hacker », un pirate informatique. D’où une vague d’interrogations des acteurs de la place. Et un mutisme tout aussi remarquable des responsables des marchés : signe de désarroi, les porte-paroles du Stock Exchange new-yorkais (NYSE) comme du Chicago Mercantile Exchange (CME, première Bourse de produits dérivés dans le monde), se sont refusé à tout commentaire.

« PERSONNE NE DEVRAIT RÉAGIR À LA SECONDE »

Mais de nombreux acteurs ont manifesté leur inquiétude. « Je ne sais pas comment les marchés peuvent réagir à ce type d’information avec une telle rapidité. Cela ne peut être issu que d’opérations programmées par ordinateur, ce qui est d’autant plus inquiétant », jugeait Barry Schwartz, manager de fonds pour Baskin Financial Services à Toronto. De fait, il apparaît que les transactions informatisées sont à l’origine de la panique boursière.

La plupart des acteurs de Wall Street ont réagi avec circonspection à cette information, qui n’a pas été reprise ailleurs. En revanche, certains programmes algorithmiques mis au point par les grands organismes financiers pour planifier automatiquement des opérations spéculatives ont, eux, immédiatement suivi, déclenchant « une réaction boule de neige où peu à peu les systèmes informatiques ont annulé leurs ordres d’achat et les ‘algos’ poussant à la vente ont galopé, d’où le grand plongeon », a commenté Jonathan Corpina, directeur chez Meridian Equity Partners, sur la radio de l’agence Bloomberg.

Lire le décryptage L’essor vertigineux du trading algorithmique

Beaucoup, à Wall Street, s’inquiétaient de la possibilité de voir une forme de « cyberguerre » s’installer sur les places de marchés au profit d’intérêts quasi indécelables. D’autres se voulaient plus rassurants, pour qui la vraie victime ne pouvait être que les réseaux sociaux. Leurs messages n’ont jamais été des informations vérifiées, entendait-on à Wall Street, désormais, les acteurs de la place en auront plus conscience.

« Personne ne devrait réagir à la seconde à une information véhiculée par Twitter », expliquait Keith Bliss, vice-président du courtier Cuttone & Co. Pour John Carey, gestionnaire de fonds chez Pioneer Investment Management, le « faux tweet » piraté d’AP est l’équivalent « d’une rumeur, et des rumeurs, il y en a eu énormément, depuis des années, qui ont influé sur les cours jusqu’à ce que les investisseurs se rendent compte qu’elles étaient infondées ». La seule différence est que, cette fois, la rumeur était informatisée, son origine paraissait hyperfiable et elle a instantanément touché près de 2 millions de personnes… Et demain ?

L' »Armée électronique syrienne » revendique l’attaque

Le piratage a été revendiqué sur Twitter par la Syrian Electronic Army (« Armée électronique syrienne », SEA), qui a déjà piraté plusieurs comptes de médias internationaux, dont un de l’Agence France-Presse (AFP) en février dernier. En février, le compte Twitter de photos de l’Agence France-Presse (AFP), @AFPphoto, avait été lui aussi piraté.

La SEA, qui affirme soutenir le régime syrien de Bachar Al-Assad, avait publié plusieurs photos et documents sur le compte, avant que ce dernier ne soit suspendu. Ces militants avaient également revendiqué le piratage des comptes de Sky News Arabia et Al-Jazeera Mobile. Samedi dernier, les comptes Twitter de deux programmes phares de la chaîne de télévision américaine CBS avaient également été la proie de pirates.

lu dans les pages éco de la presse bourgeoise, le monstre