La décision du chef du Hezbollah d’arrêter les tirs en l’air… saluée par des tirs en l’air

« Pour les fêtes religieuses, on tire en l’air, pour les événements politiques, on tire en l’air, aux funérailles des martyrs, on tire en l’air. Quand quelqu’un réussit à un examen, on tire en l’air ». Dans un discours télévisé de plus d’une heure, vendredi 14 juin, le dirigeant chiite Hassan Nasrallah a sommé ses fidèles de mettre un terme à ces pratiques. La raison invoquée ? Après consultation de plusieurs autorités religieuses chiites en Iran et en Irak, il est apparu que cette pratique est interdite par l’islam. Sa décision a toutefois été saluée… par des tirs dans le centre de Beyrouth.

En 2011, après la révolte en Libye, Slate et la BBC avaient fourni une explication à cette coutume, »culturellement répandue aux États-Unis, en Asie mais aussi dans le Maghreb » pour célébrer « des fêtes comme le jour de l’an ou des journées religieuses comme Noël ou l’Aïd ». Bon nombre de cérémonies civiles sont également ponctuées de coups de feu. En Turquie, en Crète ou bien encore en Corse ou en Sardaigne, cet acte participe des enterrements ou des mariages.

Ces démonstrations se justifient également par le bruit engendré par ces tirs afin « d’intimider l’ennemi », ou qui « revêt parfois une dimension ritualisée et religieuse ». Enfin, « la pratique des coups de feu en l’air se manifeste de manière plus récurrente dans les anciennes sociétés claniques », pour affirmer sa virilité, « le rapport social à l’arme étant très fort », ou dans les pays où « l’arme reste intimement associée à la notion de liberté ». Aux États-Unis, en l’absence de pétards, les Américains ont longtemps tiré en l’air pour commémorer le jour de l’indépendance.

Le tir en l’air n’est évidemment pas sans risque. En 2012, un jeune koweïtien avait été accidentellement tué le soir même de ses noces par son ami qui voulait tirer en l’air en signe de joie. En 2006, l’émission américaine MythBusters de la chaîne Discovery Channel avait couvert ce sujet dans l’épisode « Bullets fired up », pour tenter de déterminer dans quelle mesure les tirs de célébration retombaient sur la terre. Pour le commandant Chopin, chef de la division balistique au laboratoire de Paris, cité par Slate, « tout dépend du climat, de la cartouche, de l’arme et de son inclinaison ».

lu dans l’exellent big browser

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