Jusqu’où vont-ils aller ?

 

Les faits

Paris, Argenteuil, Agen… des hommes, des femmes, des maghrébins et européens, toutes et tous victimes des fascistes, rien qu’en ce mois de juin. Cet été, viendront les expulsions massives de Rroms, et comble du cynisme, celles-ci seront orchestrées par le même ministre (Valls) qui a mis en route la dissolution des groupes fascistes qui ont commis ces exactions. D’après les sondages (qui ont remplacé toute forme de sociologie aujourd’hui, c’est plus rapide que de faire l’effort d’une vraie analyse), Marine Le Pen a 40% de popularité.

Face à cela, une extrême-gauche impuissante. En effet, nous subissons différentes stratégies (parfois contradictoires entre elles) d’anéantissement idéologique et physique, et ces mots ne sont pas exagérés. Je vais vous dresser un tableau, dont vous connaissez déjà les éléments je pense.

1° Dialectique de la puissance et de l’impuissance

Qu’a-t-on lu sur les divers sites et forums d’extrême-droite, mais aussi de droite, qu’a-t-on entendu de la part de politiciens comme Copé ? Que les « extrêmes se valent », que ce fut un hasard si un militant antifasciste est mort et non pas un militant fasciste. Cela aurait très bien pu être Esteban qui se fasse tuer, après tout. Les aléas des bagarres… Sauf que pour le coup, il y en a un qui est mort et l’autre qui prendra sans doute une peine ridicule (mais quand il s’agit d’un arabe, les fascistes sont les premiers à se plaindre de l’aspect soi-disant minimal de la peine).

Pour légitimer l’agression meurtrière, on relativise donc l’acte en disant qu’en face, ils sont violents aussi. Certains sont même allés dire que Clément était un tenancier de goulag en puissance, qu’il aurait rêvé de faire casser des cailloux aux fascistes… et les femmes d’Argenteuil sont sans doute des terroristes islamistes en puissance, tout comme les agenais doivent être des tchékistes. On a vu fleurir sur les sites d’extrême-droite des visuels repris sur les sites antifascistes, où l’on voyait des militants frapper des nazis, ou encore des fusils. Mais cette stratégie de manipulation est plus subtile encore qu’il n’y paraît. Décrire l’extrême-gauche comme violente, afin d’octroyer aux agresseurs la « légitime défense » ou encore l’idée qu’ils ne sont pas plus violents que les gens qu’ils frappent ou tuent, réduit l’extrême-gauche à l’impuissance. Le raisonnement est simple : si par malheur un antifasciste ou un immigré décidait de se défendre contre ces agressions, et envoyait un fasciste à l’hosto, « on » (les politiciens de droite, les blogs d’extrême-droite) s’empresserait de dire « vous voyez, nous avions raison, ils sont violents ou aussi violents que leurs agresseurs ». Conclusions diverses, rayez la mention inutile : celles et ceux qui se font frapper par les fascistes l’ont mérité, ou bien ne valent pas mieux que les autres. On peut supposer que la gauche sociale-démocrate, qui pour l’instant ne veut dissoudre les groupes fascistes que pour s’assurer des votes aux prochaines élections, et faire plus de voix que l’UMP, se désolidariserait aussitôt des victimes « violentes » du fascisme.

Du coup, nous n’avons plus le droit de nous défendre. Les fascistes nous agressent, mais après tout c’est dans la nature de leurs idées de s’exprimer par la violence, et nous, pour conserver ou assurer cette image de « non-violents » (donc différents des fafs), nous ne devons pas riposter. Sous peine de voir une pluie de discours à base de « les extrêmes se valent ». En somme, les fascistes par leurs agressions physiques, et la droite par son intimidation idéologique, permettent la quasi impunité des fascistes et nous réduisent à l’impuissance. L’inconscient collectif de l’extrême-gauche pourrait se résumer à : nous voulons faire plaisir à la droite et au PS, montrer que nous ne sommes pas comme les fascistes. Ce qui donne libre cours aux fascistes, car ce ne sont pas la droite et le PS qui les arrêteront. Combien faudra-t-il d’agressions encore avant que nous sortions de cette logique ? Tant que nous voudrons rester les « gentils » dans l’histoire, nous nous ferons dézinguer par les poings des fascistes. Mais si nous refusons de tendre l’autre joue, la presse réactionnaire intensifiera sa propagande « orwellienne » (nous serions des criminels de masse en puissance).

2° La destruction idéologique de la gauche par le conspirationnisme

Il ne faut pas oublier (et c’est pourquoi il y a un deuxième point, étroitement lié au premier malgré les apparences) qu’une partie de ceux qui ridiculisent l’antifascisme, et cherchent à relativiser le meurtre de Clément Méric et les agressions commises depuis, en invoquant de multiples faits divers (agressions commises par des immigrés ou des juifs, suivant l’orientation dominante de l’organisation ou du blog), sont également des gens qui rêvent de récupérer dans leurs rangs les restes déjà moribonds de l’extrême-gauche. La stratégie, encore une fois, n’est pas très complexe mais elle fait des ravages : elle consiste à dire que les juifs ou les arabes (suivant si on est plutôt soralien ou identitaire) ourdissent un complot contre la nation, et commettent plus de crimes (en quantité et en importance) que les quelques fascistes dont l’importance serait fantasmée par l’extrême-gauche. Moi perso, quand je reviens quelques années en arrière et que je lis des articles d’extrême-droite qui accusent les antifas d’imaginer des fascistes partout, je mesure le cynisme de ces déclarations.

Tout l’attirail complotiste (que je résume ici, car il est long et multiforme) reprend des thèmes habituellement revendiqués par l’extrême-gauche, et les détourne sans scrupules pour faire advenir une société nationaliste et raciste. L’anti-impérialisme en est un exemple frappant : pour les conspirationnistes, les véritables « résistants » ou « dissidents » face à l’impérialisme sont Bachar El-Assad, feu Kadhafi, Ahmadinejad, feu Chavez… des politiciens qui ont mené et mènent un régime autoritaire, profondément réactionnaire, antisémite, sexiste et homophobe. (On se rappellera les récentes allégations de Dieudonné comme quoi le « mariage gay » est un « complot sioniste », ce qui est absurde et honteux vu que les nationalistes et réactionnaires israëliens le voient d’un mauvais œil, comme tous les réactionnaires du monde entier).

Donc, après la réduction à l’impuissance physique et psychologique de l’extrême-gauche, qui était de toute façon déjà moribonde, on y ajoute la destruction idéologique au profit des conspirationnistes et des rouges-bruns. Pour s’en convaincre, il suffit de jeter un œil rapide sur ce qui s’est fait et dit récemment : invitation de Michel Collon à faire une conférence dans le nord, phrase de Mélenchon (« Moscovici ne pense pas dans la langue de la France, il pense dans la langue de la finance »)… Eh oui, cela va des groupuscules staliniens ou pseudo-staliniens jusqu’à certains partis qui se présentent aux élections. Pour la phrase de Mélenchon, on a beaucoup entendu qu’il s’agissait d’une manipulation de la droite pour ne pas répondre sur le fond. Je poserai quand même une question : pourquoi oppose-t-on la « France » à la « finance », et cette rhétorique n’est-elle pas quasiment au mot près celle que l’on retrouve toutes les trois lignes chez Soral ? A ce niveau-là de la politique, rien n’excuse ce genre de sortie, et toute « approximation » peut avoir de graves conséquences.

En guise de conclusion

Je ne conclurai pas cet article, c’est à chacune et chacun et surtout à chaque organisation d’en tirer les conséquences pratiques. En tout cas, le constat du philosophe marxiste slovène Slavoj Žižek me semble vrai : Recent electoral results in the west as well as in the east signal the gradual emergence of a different polarity. There is now one predominant centrist party that stands for global capitalism, usually with a liberal cultural agenda (for example, tolerance towards abortion, gay rights, religious and ethnic minorities). Opposing this party is an increasingly strong anti-immigrant populist party which, on its fringes, is accompanied by overtly racist neofascist groups. The best example of this is Poland where, after the disappearance of the ex-communists, the main parties are the « anti-ideological » centrist liberal party of the prime minister Donald Tusk and the conservative Christian Law and Justice party of the Kaczynski brothers. Similar tendencies are discernible in the Netherlands, Norway, Sweden and Hungary. (« Liberal multiculturalism masks an old barbarism with a human face », The Guardian, Sunday 3 October 2010). Mais où est donc l’extrême-gauche ?

merci à feux de prairie pour cette analyse

Publicités

Les fachos sont parmi nous par Maurice Rajsfus

Maurice rajsfus : 
En juillet 1942, alors qu'il a 14 ans,
 il est arrêté avec ses parents et sa sœur aînée,
 Eugénie/Jenny 16 ans, lors de la rafle du Vélodrome d'Hiver 
par un policier « un temps voisin de palier (...)

 Lorsque, en 1988, Rajsfus tentera de l'approcher (« pour comprendre »)
, le retraité l'éconduira d'un brutal: « Ça ne m'intéresse pas ! »
 Il n'a cessé depuis d'incarner cette « police de Vichy au passé trop présent,
 sans remords et sans mémoire » (Pierre Marcelle).

 Maurice Rajsfus est relâché avec sa sœur à la suite d'un ordre aléatoire 
excluant les enfants Juifs français de 14 à 16 ans de la rafle. 

Ses parents ne reviendront pas.
Au lendemain de la guerre, il a été « Jeune communiste » à 16 ans, 
exclu à 18 pour « hitléro-trotskisme », 
militant de la IVe Internationale avant 1950, 
puis du groupe Socialisme ou Barbarie avec Lefort et Castoriadis, 
le réseau Ras l'Front de 1991 à 1999 » (Pierre Marcelle).

lu sur wikipedia, le media c'est toi !

Les fachos sont parmi nous

Les puissances totalitaires ayant été balayées il y a bientôt soixante-dix ans, les bons citoyens – ceux qui ne font pas de politique – sont persuadés que le fascisme n’est qu’un mauvais souvenir, l’une de ces vieilles lunes que l’on évoque pour effrayer les détracteurs d’un système démocratique qui ne cesse de mal se conduire. Alors, braves gens, n’ayez pas peur. Le fascisme ne serait pas à l’ordre du jour. Seule son ombre menaçante risque de faire peur.

Du passé, faisons table rase

Après la Libération de la France, en août-septembre 1944, les rescapés des mouvements fascistes, qui avaient pullulé durant quatre ans, disparaissaient comme s’ils n’avaient jamais existé. L’Union nationale, sous l’égide d’un général de brigade à titre temporaire, s’imposait comme modèle de société. Tous avaient été résistants et il est vrai qu’il y avait eu autant de ralliements à l’homme de Londres qu’à celui qui avait gouverné à Vichy. Bras dessus, bras dessous, socialos et staliniens affichaient une touchante unanimité, en compagnie d’anciens cagoulards et membres d’Action française redevenus miraculeusement républicains. Cela ne devait pas durer, et chacun regagnera rapidement son camp. C’était au temps où le MRP (Mouvement républicain populaire) représentait une droite « acceptable », tandis que se profilait déjà le Parti républicain de la liberté, lequel prenait les marques d’une future extrême droite reconnaissante.

En 1947, peu de temps après avoir quitté le pouvoir, l’ancien chef de la France libre créait le RPF (Rassemblement du peuple français), pour en finir avec la « dictature des partis ». C’en serait bientôt terminé de ce fameux «esprit de la Résistance» et, la Guerre froide aidant, il n’était plus question que de rétablir ces États forts que les démocraties occidentales avaient combattu avec tellement de vigueur durant la Seconde Guerre mondiale. Tout naturellement, le parti de l’ordre s’était reconstitué, reprenant l’essentiel du pouvoir, profitant de la guerre d’Algérie pour réaliser un coup d’État à blanc en juin 1958. Bien sûr, nous avons connu ces alternances permettant d’affirmer haut et fort que la démocratie trouvait son compte entre ces allers et retours d’une gauche de moins en moins sociale et une droite retrouvant sa véritable nature.

État des lieux 2013

Les héritiers du général ont bien changé. En effet, ceux-là n’ont fait que revenir aux ambitions d’origine d’une droite n’ayant pour unique ambition que d’en terminer avec « la Gueuse ». L’UMP d’un certain Nicolas Sarkozy, persuadée d’en avoir terminé avec la démocratie consensuelle, traçait la voie vers un État fort, estimant qu’en ayant acquis le pouvoir l’extrême droite n’était plus nécessaire pour servir de croque-mitaine. La bonne droite, dite classique, étant en capacité de tenir sous le joug une population sommée d’oublier le passé révolutionnaire de ces anciens. Même avec la crise conjoncturelle, risquant de remettre en cause les acquis sociaux, il fallait se résoudre à être satisfait car, sans les nouveaux sauveurs, la situation aurait pu être pire.

Où en sommes-nous ? Nous avions déjà la droite dite républicaine, la Droite populaire et la Droite forte, ces tendances de l’UMP qui, à l’occasion, trouvent parfaitement normal de s’acoquiner avec le Front national. Comme il est dit dans les Évangiles : « Il y a plusieurs demeures dans la maison du Père. » C’est pourquoi, aux côtés d’une UMP aux dents longues, nous trouvons ces centristes, qui ne sont pas seulement une droite molle, tenant d’une pauvre idéologie, toujours prêts à se rallier au parti de l’ordre lorsque la patrie est en danger. Ceux-là prêtent surtout à rire et un excellent humoriste expliquait : « Le centre, c’est au fond et à droite ! » Bien sûr, ces bons démocrates ne sont pas des fascistes, mais ils sont toujours prêts à trouver un terrain d’entente avec les nationaux de tous poils.

Le long débat parlementaire sur le « mariage pour tous » a eu au moins l’intérêt de mettre en lumière le retour très visible des sectes fachos. Alliés aux cathos intégristes qui, en cette occasion, ont recommencé à exhiber leurs bannières ornées du cœur et de la croix. Durant plusieurs semaines, ce véritable défilé de mode, avec des petits salauds du meilleur monde, accompagnant leurs parents pour exhaler leur haine des libertés fondamentales, nous rappelait que, si on les avait oubliés, les nostalgiques du fascisme et du nazisme étaient toujours parmi nous. Il fallait convaincre le bon peuple de la nécessité du retour aux règles morales anciennes. Celles qui permettaient de contraindre les mal-pensant d’emprunter le rail obligé.

Sans honte, au premier rang de ces impatients désireux de mettre à mal ceux qui se désignent toujours comme des socialistes, il était possible de voir se dandiner Christine Boutin et Jean-Pierre Raffarin, François Fillon et Jean-François Copé, sous le regard attentif de Frigide Barjot. Tous se plaignant d’avoir été gazés par les forces dites de l’ordre postées devant l’Assemblée nationale ou le Sénat, car ces honnêtes citoyens n’avaient pas renâclé à suivre les authentiques nervis du GUD ou du Bloc identitaire, lors d’affrontements avec les CRS et les gendarmes mobiles. Tous hurlant, ensuite, leur indignation d’avoir été traités comme de vulgaires gauchistes ou des anarchistes impénitents.

C’est quoi, le fascisme ?

Comme l’ont utilement rappelé, dans l’une de leurs récentes publications, REFLEXes et la Horde, les charmants éructeurs de la droite, dite populaire, de l’UMP ont, pour la plupart, été éduqués, au sortir de l’adolescence, au GUD, à l’UNI ou au MIL. Quant à la droite forte, rassemblée au sein du même parti, elle regroupe, sous l’égide de Guillaume Peltier, des anciens du Front national. Tous ces démocrates, bien connus pour leur humanisme, ne sont jamais gênés de se retrouver côte-à-côte avec les cathos intégristes de l’Institut Civitas, suivis de près, sans doute, par des organisations anti-IVG comme La Trêve de Dieu ou SOS Tout-Petit. Comme il ne faut pas oublier ceux que l’on présente régulièrement comme des trublions caricaturaux, peu dangereux, permettent de mettre en relief les « vrais » démocrates de la droite dite républicaine, les médias nous instillent des piqures de rappel ayant pour objet de nous enseigner que nous sommes toujours un pays de liberté. Ainsi, le 10 mai, dans sa matinale, Canal + nous présentait quelques membres de ces Jeunesses nationalistes, dont le chef se nomme Alexandre Gabriac, s’agitant derrière une banderole ornée de croix celtiques. Ce führer au petit pied appelant à la venue d’une indispensable Révolution nationale, expliquant que la France était assise sur un baril de poudre et que cela n’allait pas tarder à pêter. Le même Gabriac ne manquant jamais de lever le bras pour un énergique salut nazi.

Très récemment, à la télévision, sur France 5, dans l’émission d’Yves Calvi « C’est à dire », de doctes professeurs à Science-po s’étaient évertués à nous expliquer que, non, décidément, le Front national n’était pas un parti fasciste. À la limite, ces piètres politologues nous auraient presque convaincus que, au fond, la tribu Le Pen était un parti démocratique parmi d’autres. À la limite, ces bons apôtres nus auraient même susurré, la main sur le cœur : « Vous voyez bien qu’ils ne sont pas nazis, ils n’ont même pas de brassard à croix gammée ! » Oublié le passé proche où Jean-Marie Le Pen avait dans son entourage d’authentiques gredins, qui s’étaient très mal conduits à l’époque de l’Occupation. Dans le même temps, on nous fait remarquer que la fifille Le Pen s’efforce de recentrer la boutique de son papa, jusqu’à la rendre honorable, au point qu’il lui serait possible de proclamer que le Front national est le plus grand parti ouvrier de France. Tout cela irait dans le sens désiré par nos honnêtes analystes politiques cités plus haut qui nous prennent pour des débiles profonds. Ceux-là désirent-ils nous persuader, avec quelques années d’avance, de l’inéluctable alliance entre les grands démocrates de l’UMP, qui vendraient leur mère pour ne pas rater leur retour au pouvoir, et les rapaces du FN qui piaffent d’impatience pour enfin accéder à leur tour aux palais de la République ?

Mon inséparable compagnon de route, Petit Robert, nous fournit cette excellente définition du fascisme : « Mouvement fondé en 1919 par Mussolini qui rassemblait des petits groupes d’anciens combattants. Après la Marche sur Rome, le mouvement se transforma en un véritable régime politique dont la doctrine, tout à fait empirique, se dessina au gré des événements, en vue de la conquête du pouvoir et de la conservation du pouvoir total. Pour Mussolini, l’individu s’effaçait devant l’État totalitaire et centralisateur. Le parti fasciste devait jouer le rôle d’une élite parmi laquelle étaient choisis les fonctionnaires et les membres des formations paramilitaires, volontaires pour la sécurité nationale. Par son intermédiaire, le fascisme encadrait l’individu pour annihiler tout esprit critique et pour réduire les antagonismes sociaux : le système corporatiste devait supprimer la lutte des classes… Pour les fascistes cohérents, l’autorité imposée est inséparable de l’ordre, voire de la contrainte. »

Rien ne vaut l’original mais les tentations sont fortes d’y ressembler…

Appliqué au régime sarkozyste, refusant toute légitimité aux « corps intermédiaires » aussi bien qu’aux divers élus, particulièrement du secteur syndical, le schéma ci-dessus correspond étrangement à cette sinistre idée de la France que se faisait Nicolas Sarkozy, du style : « Je ne veux pas voir une tête dépasser des rangs » ou bien : « J’ai ma propre solution pour tous les problèmes… Votre opinion ne m’intéresse absolument pas, et si vous n’êtes pas satisfaits, cassez-vous pauvres cons ou on vous traitera au Kärcher ! » Plus finaude que son père, l’héritière de la Maison Le Pen estime qu’une grande alliance est possible avec les courants de l’UMP qui n’ont pour projet essentiel que de reconquérir le pouvoir, et ensuite de le conserver par tous les moyens possibles. Cette approche était parfaitement visible, avec une lepénisation des esprits tout au long de la campagne pour l’élection présidentielle de 2012. Ce qui sépare les uns et les autres se résume désormais à un simple problème de leadership. Le facho que les uns redoutent, et que d’autres considèrent comme un énergumène, simple survivance d’un passé révolu, ce peut être votre voisin de palier, le gardien de l’immeuble, le quidam souriant croisé dans la rue ou, surtout, le policier qui n’apprécie rien tant que les régimes musclés qui attendent tout de lui. Ce n’est pas là un simple point de vue de l’esprit, une crainte exprimée par les rescapés d’une autre époque. Les fachos sont effectivement parmi nous et pas seulement parmi les revanchards qui ne se sont pas remis d’avoir perdu ce pouvoir qui ne peut que leur appartenir. Qu’ils participent aux tendances dures de l’UMP ou au Front national, arborant un faux nez, ceux-là sont prêts à toutes les compromissions avec les fascistes proclamés, et pourquoi pas les néonazis. Il faut avoir la mémoire longue et se souvenir des élections régionales de 1998, lorsque d’honnêtes dirigeants du RPR n’avaient pas hésité à s’allier avec des élus locaux du Front national pour ne pas perdre certaines présidences de régions.

En ces années 2010, il paraît évident que les frontières entre les droites sont de plus en plus ténues. Il n’est plus question de résister simplement à la vague proto-fasciste qui menace de déferler. Aujourd’hui, après les démonstrations qui ont suivi le débat sur le mariage pour tous, il est tout à fait évident que les gros bras du Front national, bras dessus, bras dessous avec les nouveaux idéologues de l’UMP, risquent d’apparaître comme de doux rêveurs. Laissant une partie de leur terrain de chasse aux néonazis. Lesquels ont profité de cette opportunité pour tenter d’imposer les éléments d’une morale rappelant une autre époque. Ceux-là sont surtout caricaturaux. Les plus dangereux, pour leur propre interprétation de la démocratie, sont encore les affidés des Sarkozy et des Copé qui, la bave aux lèvres, n’attendent que l’occasion, celle qui fait le larron, pour nous enseigner ce que pourrait signifier une forme moderne du fascisme.

 

Maurice Rajsfus
Publié dans le monde libertaire  n°1710 (13-20 juin 2013)

[alerta antifascista] vouneuil/biard (86) 20 21 juin réunion de fafs

petit dessault vouneuil sous biard

n’hesitez pas, chers lecteurs et lectrices antifascistes

et / ou citoyens locaux, à contacter la mairie de Vouneuil sous biard

pour protester contre l’événement

« mairie de vouneuil

6 Rue des Cèdres  86580 Vouneuil-sous-Biard

05 49 18 20 01 « 

La décision du chef du Hezbollah d’arrêter les tirs en l’air… saluée par des tirs en l’air

« Pour les fêtes religieuses, on tire en l’air, pour les événements politiques, on tire en l’air, aux funérailles des martyrs, on tire en l’air. Quand quelqu’un réussit à un examen, on tire en l’air ». Dans un discours télévisé de plus d’une heure, vendredi 14 juin, le dirigeant chiite Hassan Nasrallah a sommé ses fidèles de mettre un terme à ces pratiques. La raison invoquée ? Après consultation de plusieurs autorités religieuses chiites en Iran et en Irak, il est apparu que cette pratique est interdite par l’islam. Sa décision a toutefois été saluée… par des tirs dans le centre de Beyrouth.

En 2011, après la révolte en Libye, Slate et la BBC avaient fourni une explication à cette coutume, »culturellement répandue aux États-Unis, en Asie mais aussi dans le Maghreb » pour célébrer « des fêtes comme le jour de l’an ou des journées religieuses comme Noël ou l’Aïd ». Bon nombre de cérémonies civiles sont également ponctuées de coups de feu. En Turquie, en Crète ou bien encore en Corse ou en Sardaigne, cet acte participe des enterrements ou des mariages.

Ces démonstrations se justifient également par le bruit engendré par ces tirs afin « d’intimider l’ennemi », ou qui « revêt parfois une dimension ritualisée et religieuse ». Enfin, « la pratique des coups de feu en l’air se manifeste de manière plus récurrente dans les anciennes sociétés claniques », pour affirmer sa virilité, « le rapport social à l’arme étant très fort », ou dans les pays où « l’arme reste intimement associée à la notion de liberté ». Aux États-Unis, en l’absence de pétards, les Américains ont longtemps tiré en l’air pour commémorer le jour de l’indépendance.

Le tir en l’air n’est évidemment pas sans risque. En 2012, un jeune koweïtien avait été accidentellement tué le soir même de ses noces par son ami qui voulait tirer en l’air en signe de joie. En 2006, l’émission américaine MythBusters de la chaîne Discovery Channel avait couvert ce sujet dans l’épisode « Bullets fired up », pour tenter de déterminer dans quelle mesure les tirs de célébration retombaient sur la terre. Pour le commandant Chopin, chef de la division balistique au laboratoire de Paris, cité par Slate, « tout dépend du climat, de la cartouche, de l’arme et de son inclinaison ».

lu dans l’exellent big browser

n’oublions pas que le facho devant devant des les cameras reste un politicien…donc une balance !

Serge Ayoub, le skin utile à la police?

SOCIETE – Connu depuis les années 80, Serge Ayoub est revenu au premier plan de l’actualité à l’occasion de la mort de Clément Méric. Depuis trente ans, l’homme passe entre les gouttes de la justice et reste la figure de proue du mouvement skin d’extrême droite…

Toujours là. Jeudi dernier, Serge Ayoub a été le premier à dégainer dans les médias. Non, ses JNR ne sont pas responsables de la mort de Clément Méric, affirme-t-il à l’AFP. Ayoub déclare dans la foulée avoir parlé aux auteurs des faits. Ce qui lui a valu d’être entendu par la police. Plus de trente ans après l’explosion du mouvement skin en France, Ayoub, au cœur des réseaux, est toujours la vitrine officielle du mouvement pour les médias et la police. «S’il y avait eu des preuves tangibles de faits grave, il serait à l’ombre», affirme une source policière.

Entre les gouttes

Emprisonné quelque temps pour trafic de stéroïdes lors de sa période biker dans les années 90, Serge Ayoub n’a jamais connu de grands problèmes judiciaires. L’homme n’a pourtant jamais caché ses penchants violents. Soupçonné d’avoir mené de nombreuses ratonnades à la fin des années 80 (des actions souvent revendiquées par les néonazis du PNFE et non par les JNR filmés par France 5 lors de l’agression d’un métis), au cœur des bastons contre les Redskins qu’il revendique (voir ci-dessous), témoin lors du procès de son bras droit, Régis Kerhuel, le  leader des JNR n’est jamais tombé.

Dans le docu «Sur les pavés»,  Ayoub fanfaronne à propos des bagarres contre des «chasseurs de skins» en évoquant un coup de poignard (12’25), parle d’une guerre (21’) et lâche comment il fracasse des gars (30’30 puis les minutes qui suivent) :

Du coup, le milieu de la droite radicale, où batskin s’est fait beaucoup d’ennemis, bruisse de rumeurs. Fils d’une magistrate, il serait protégé par la police. Pire, il  informerait  les RG qui le laissent peinard. Sauf que personne n’a jamais pu apporter le début d’une preuve à ces bruits. «Il y a toujours des rumeurs de ce type sur toutes les personnalités de la droite radicale, analyse le chercheur Nicolas Lebourg, avant de se faire provocateur. Mais finalement, un type qui encadre des gens violents est plutôt utile du point de vue du ministère de l’Intérieur et de l’ordre public. Pendant qu’ils paradent en chemise noire devant les caméras et appareils photo, ils ne se servent pas de leurs battes dans la clandestinité.»

De maigres effectifs  sous contrôle

Visible, bien identifié, toujours beau parleur comme à l’époque où il était invité de «Ciel mon mardi» dans les années 80, Batskin serait le crâne rasé utile du système. «Il n’est pas abruti et maîtrise des gens qui seraient tout le temps sur le fil sinon. Il y a un côté façade officielle qui rend plus facile le travail de surveillance de la police», résume Nicolas Comte, secrétaire général adjoint du syndicat Unité SGP Police-Force Ouvrière.

L’homme bénéficie d’une aura sur les jeunes. Avec son mouvement syndical Troisième voie, il cherche toujours à fédérer, notamment dans les nouveaux milieux Gabber skins (skins amateurs de techno hardcore, la Gabber), comme l’ont montré les travaux du chercheur Stéphane François. Mais qui représente-t-il encore? Lors de leur défilé annuel du 9 mai, les JNR sont largement moins d’une centaine. Sans vraiment inquiéter les forces de police. «Ayoub est avec les JNR comme un maître avec ses pittbulls: « Assis, Couchés, Mordez »… Et ils obéissent. Les troupes des Jeunesses nationalistes de Gabriac sont beaucoup moins sous contrôle», explique Jean-Yves Camus, spécialiste de l’extrême droite.

Le business skin

S’il structure la galaxie skin, Ayoub a également besoin du milieu pour exister. Ce qui explique ses multiples renaissances. Alors qu’il s’en était éloigné dans les années 90 (absent lors de la manif du FN qui avait provoqué la mort d’un SDF malien), il a fait sa réapparition en 2007 en ouvrant le Local, un bar rue de Grenelle. Comme dans les années 80-90 où il avait ouvert deux boutiques, détruite puis fermée administrativement, il y vend encore des t-shirts à la gloire de son mouvement. «Il crée un business et utilise son immense capital social dans ce milieu. Et qu’est-ce qu’il pourrait faire d’autres? Disons que la croix gammée est assez peu bankable dans une entreprise normale», conclut Lebourg.

lu dans leur presse gratuite mais pour une fois bien documentée 20 mn

Communiqué suite à la manifestation en hommage à Clément à Poitiers

Le jeudi 6 juin à 18 h 30 a eu lieu à Poitiers comme dans de nombreuses autres villes une manifestation organisée à l’appel du groupe unitaire contre l’extrême droite de la Vienne à la suite de la mort de Clément Méric à Paris. Nous avons été agréablement surpris de l’ampleur de la manifestation organisée dans la journée même (entre 250 et 300 personnes), mais nous avons cependant quelques critiques à émettre et besoin de rappeler certains faits.

Nous nous étonnons que des cadres du Parti socialiste de la mairie de Poitiers soient venus sans honte se montrer en mémoire de quelqu’un qui les combattait politiquement. En effet, rappelons que Clément était certes un militant antifasciste mais qu’on ne saurait le réduire à cela. Il était révolutionnaire, et impliqué dans les luttes contre le capital et fatalement contre le gouvernement socialo-écologiste actuel. Antifasciste convaincu, il militait aussi contre toutes les formes d’exploitation et de domination : le sexisme, le racisme et l’homophobie…

Revenons à la manifestation poitevine, non déclarée comme le veut la tradition ici, et regroupant des individus (libertaires ou proches), encartés de gauche et d’extrême gauche et autres membres d’associations. Voilà bien longtemps que tout ce beau monde n’avait pas été réuni. En effet, le bras de fer entre la mairie socialiste et les associations, les anarchistes et surtout dernièrement le DAL 86 dure depuis plusieurs années, et la gouvernance de M. Claeys nous montre le véritable visage de la social-démocratie depuis.

Nous avons donc pu voir nos braves cadres locaux se retirer du cortège au niveau de la mairie alors que ce dernier évoluait vers la préfecture. Très bien, nous dirons-nous, mais cette manœuvre semble aussi avoir été tactique. Car, plus d’une heure après la fin de la manifestation, deux personnes ont été arrêtées et emmenées au poste pour « manifestation illégale » et « outrage aux forces de l’ordre » (des « Flics porcs assassins » s’étant glissés dans les slogans scandés). Ces deux personnes seront relâchées le lendemain et passeront en Comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC). Devant le procureur, donc. Mais le fait intéressant à noter ici est cette phrase lâchée par un conseiller municipal et conseiller de Grand Poitiers bien connu comme bureaucrate de la lutte (notamment au sein des MJS lors du mouvement anti-CPE) : « Ce n’est pas une manifestation, mais un rassemblement silencieux contre les violences de l’extrême droite ». Voilà, tout est dit. Vous vous êtes fait attraper ? Vous ne pouvez que vous en prendre à vous-mêmes. Il ne fallait pas faire de manif (ou du moins pas jusqu’au bout)… puisqu’il existe une pression de la préfecture vis-à-vis des manifestations non déclarées depuis environ un an, et relayée par son chien de garde édenté : la mairie.

Ici donc, les socialistes poitevins suivent la ligne dictée par l’Elysée et le taulier de la place Beauvau : s’émouvoir de manière hypocrite sur la violence et la dangerosité idéologiques des groupes fascistes bien connus. Alors que ce sont ces mêmes socialistes qui, de par leur politique, ne contribuent point à faire reculer les pratiques et idées de l’extrême droite ; bien au contraire, celle-ci s’en est servie à plusieurs reprises afin de gagner des élections, de promouvoir des politiques sécuritaires de la République (n’oublions pas que les centres de rétention, ces prisons démocratiques pour étrangers, datent de l’ère mitterrandienne). Par ailleurs, le jour même où Clément a été agressé, la police de Manuel Valls procédait à une grande rafle de sans-papiers dans le quartier populaire de Barbès à Paris. République, sacro-sainte République! Tel un chant incantatoire, ce terme sonnait creux pour Clément et ses camarades ! Alors, fichez-nous la paix avec cet appel à un front républicain chimérique.

La République n’est qu’un champ de bataille symbolique pour les aspirants au pouvoir, ça fait bien longtemps que son caractère attractif et magique n’opère plus ! Bref, nous nous opposons fermement à cette tentative de récupération étatique de la mort de Clément.

De plus, nous pensons que la dissolution de groupes fascistes ne changera pas la donne. Hormis leur caractère symbolique orchestré par le pouvoir et une partie de la gauche, l’Histoire nous a montré à plusieurs reprises que la dissolution de ces groupes est un leurre (des Ligues des années 1930 à Unité radicale des années 2000, en passant par Ordre nouveau des années 1970) : ils se sont toujours reformés, ils ont juste eu besoin de changer de nom. Mais nous n’appelons pas non plus à une « justice pour Clément ». Cette justice qui nous condamne aussi bien et que nous combattons tous les jours.

Soulignons que depuis plusieurs années les fascistes et autres nazillons ressortent dans la rue et souhaitent la reprendre, galvanisés par les scores de leurs homologues dans de nombreux pays en Europe (Grèce, Hongrie…) sur fond de crise économique. Nous ne découvrons rien, dans plusieurs villes les fascistes sont très actifs, et s’adonnent à des actions violentes et/ou symboliques : Lyon, Toulouse, Tours, Besançon, etc. Mais les dernières manifs contre le mariage homosexuel leur ont permis de se rencontrer, de recruter, bref d’avoir un nouveau souffle, avec la complicité des médias ayant offert leurs micros sur des plateaux d’argent à des mouvements réactionnaires de toutes sortes disséminant leurs discours haineux.

Par exemple, nous avons remarqué qu’ils sont de plus en plus présents sur Poitiers, du moins par leurs affiches et autocollants. Qu’ils soient à Méridien Zéro, au Mouvement Action Sociale, au Parti de France, à l’Œuvre Française ou au plus traditionnel Front National, les militants fascistes tentent de s’implanter localement et durablement. Ils se sentent même pousser des ailes. Pour preuve, début mai ont été découvertes des affiches, collées dans les rues de Poitiers, comprenant les photos de deux militants du NPA avec comme surtitre « Wanted » et cette légende : « Tags dégueulasses, gribouillis partout, panneaux sales, portes tatouées ? Assez ! La police s’en occupe pas on va s’en occuper ! ».

En mémoire de notre camarade Clément,nous souhaiterions que les bureaucrates politiques, membres du gouvernement et autres charognards de la presse fassent profil bas sur le sujet. Pour vous, fascistes, belek : une attaque contre un est une attaque contre tous.

 Dieu pardonne, pas le prolétariat !

 L’Épine noire

repression ciblée suite à la manif en hommage à clement Méric

encore une fois à l’issu d’une manif improvisée à l’appel
des partis et syndicats, les forces de l’ordre procèdent a l’interpellation
de militants libertaires. Les responsables des organisations de gauche
qui ont appelés au rassemblement eux ne sont jamais inquiétés.
Le ridicule de la situation en fin de manif jeudi n’a échappé à personne :
une trentaine de policiers en tenue encerclant les terrasses de la place du marché
La semaine de l’insécurité inaugurée en grande pompes par un lynchage passé sous silence par la presse locale mardi au parc de blossac n’est pas la seule explication
*Les militants libertaires sont bel et bien la seul cible des forces de l’ordre lors de ces rassemblement.
peut être faut il pendre sa carte dans un parti traditionnel pour ne pas avoir le droit de manifester a poitiers ?
le comité de redaction fatigué
Les Poitevins ont défilé dans les rues du centre-ville. (Photo Patrick Lavaud)

Ils étaient près de 200 Poitevins à rendre hommage hier soir au jeune militant Clément Méric, lors d’un rassemblement devant le palais de justice de Poitiers. Le jeune homme est mort des suites de ses blessures lors d’une altercation avec des militants d’extrême droite à Paris (lire en page 48). Un cortège s’est formé avec de nombreux élus de Poitiers, représentants de partis, de syndicats et d’associations. « La haine et la violence fasciste qui sont à l’origine de ce crime doivent être combattues sans relâche et les groupuscules d’extrême droite dissous », estime le secrétaire départemental du Parti communiste, Yves Jamain. « Le mouvement démocratique et progressiste dit prendre conscience de la nécessité de se mobiliser, de faire front le plus largement possible, pour les empêcher de nuire, pour faire reculer leur idéologie », ajoute le NPA 86, en pointant du doigt ces groupuscules. « Depuis l’annonce du mariage pour tous, la violence grandit. Nous devons mesurer l’importance des mots car ils portent vers la haine, et la haine est dangereuse pour la démocratie », s’inquiète Jean-François Macaire, premier secrétaire du PS de la Vienne.

lu dans leur presse locale, la presse du centre

quelques reactions de l’anti rep

Aujourd’hui à Poitiers a eu lieu une manif antifa en réaction avec la mort de Clément (antifasciste paris banlieue). A 18h30 entre 250 et 300 personnes se sont rassemblées place du palais de justice et sont partis en manif dans le centre ville de Poitiers. Cette manif s’est terminé place du marché, et certains certaines en ont profités pour prendre un apéro sur les terrasses ensolleillées des bars. Pendant plus d’1h30 une vingtaine de flics dont des hauts placés n’ont cessés de filmer, photographier et épier les moindres gestes des personnes présentes sur les terrasses.  Cette petite histoire se termine (encore une fois) mal, en effet 2 personnes ont été interpellés pour « attroupement illégal » et « insultes envers des forces de l’ordre« …. Ils risquent de passer au minimum 4heures au poste et voir plus si affinités…

Les flics et les autorités de Poitiers continuent d’utiliser leur nouvelle arme: « la manif illégale ».  Un cas parmi tant d’autres…. http://www.antirep86.fr/2012/11/19/la-liberte-dexpression-ne-se-demande-pas-elle-se-prend/

  Ils sont sortis ce midi, ils passeront en CRPC, pour outrage, prochainement.

source : antirep vendredi 7/6/13