La consommation de coke par les banquiers a-t-elle causé la crise financière globale ?

belle analyse de nos analystes financiers,
 mais leurs addictions expliquerait il cette fabuleuse erreur de calcul
 qui leur on permit nous vendre l’austérité ?

Cocaine usage

Selon l’ex-empereur de la drogue David Nutt, des banquiers cokés ont provoqué la crise du crédit. Un ancien employé de la City juge cela tout à fait plausible.

« Wall Street était bourrée». Telle était la réplique incisive de George W. Bush pour expliquer la crise financière naissante en Juillet 2008.

2 ans plus tard, le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mervyn King, explique lors de son discours de Mansion House, que «  le rôle de la banque centrale dans la politique monétaire est de retirer le saladier de punch tandis que la fête continue (retrait qui n’a pas eu lieu, admet-il). Mais peut-être que ce n’est pas la bonne substance qui est incriminée. Le très controversé empereur déchu de la drogue, David Nutt a expliqué au Sunday Times ce week-end que les banquiers habitués à la cocaïne, avec leur culture de l’excitation et du toujours plus nous ont conduit dans cette merde noire.

Je penche pour cette explication. La coke est une drogue (me dit-on de source sure) qui aboutit à des épisodes intenses d’exubérance, ainsi qu’à une tendance à parler de manière extrêmement convaincante à propos de sujets auxquels on ne connaît rien. Tout le monde admet le fait qu’une bulle s’est développée au milieu des années 90, et qu’elle était le résultat direct de ce que l’ancien responsable de la réserve fédérale Alan Greenspan évoque en parlant d’exubérance irrationnelle des marchés. On pourrait également mettre en avant le fait que les traders seraient plus disposés à vendre des armes de destruction financière absurdement compliquées après avoir sniffé une drogue induisant la confiance en soi, telle que la cocaïne. De plus, seuls des bouffons ravagés par la coke seraient prêts à acheter en vrai des milliards de dollars d’actifs basés dur l’immobilier, quand il apparaît évident que ces derniers seraient appelés à voler en éclat à l’ instant où la croissance immobilière se ralentirait.

J’ai vu ma part de nez reniflant et de gencives grinçantes dans les bars de la City tous les jeudis soirs. J’ai également entendu des stupidités proférées par des gamins surs d’eux-mêmes au long de mes 12 années de carrière dans la banque. Il circulait également beaucoup d’histoires à propos des grands gagnants de New York, sniffant une ou 10 lignes par soirée qu’importe. Le bureau de Bernie Madoff était apparemment connu sous le sobriquet de « pôle nord » , tant étaient immenses les quantités de « neige » qu’on y trouvait. Et la plupart des banquiers étaient au courant des allégations concernant Jimmy Cayne (l’ancien PDG de Bear Stearns) et son flacon de médicament contre les aigreurs d’estomac … rempli de coke.

Le Docteur Luke, un urgentiste exerçant à l’hôpital universitaire de Cork, en Irlande, a étudié l’effet de la cocaïne sur les banquiers et a témoigné que des personnages prééminents dans les cercles financiers et politiques prenaient des décisions irrationnelles, résultant d’une mégalomanie provoquée par l’utilisation de la coke. Il conclut que « les gens prenaient des décisions absurdes et pensaient qu’ils étaient dans le vrai à 110%… ce qui a conduit au chaos actuel. »

La cupidité, l’égoïsme, l’ignorance, et l’absence de scrupules ont également joué leur rôle, bien entendu, mais je pense qu’il serait stupide de nier le rôle que la drogue a joué dans la création de la bulle. Le comportement moutonnier, qui fait florès dans les périodes d’incertitudes, est très certainement plus explicable quand vous prenez en compte le sentiment d’insécurité et le discernement altéré qui vont de pair avec une utilisation habituelle de la coke.

Je suis heureux d’annoncer qu’il y a une fin heureuse à cette triste histoire : mes ex-collègues et clients qui travaillent encore dans le quartier me disent que de nombreux garçons de la City sont désormais trop effrayés pour continuer à sniffer de la bolivienne. Cela signifie que les banquiers s’amusent moins, certainement, mais cela ne peut conduire qu’à un système financier plus sensé et exerçant plus de retenue.

lu sur bankster (mon ennemi c’est la finance)

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