Les liens inavouables de Cahuzac avec les « gudards » de Marine Le Pen

Un article du journal Le Monde qui révèle les liens entre Jérôme Cahuzac et une figure du GUD des années 70, « Johnny Le boxeur ».

 

Les liens inavouables de Cahuzac avec les « gudards » de Marine Le Pen

Si l’histoire du compte non déclaré de Jérôme Cahuzac est un lourd secret, c’est parce qu’elle est avant tout une histoire de famille inavouable. Celle de Jérôme Cahuzac, ou plus exactement de son ex-femme. Patricia Cahuzac est en effet la cousine de la femme d’un avocat parisien, Jean-Pierre Eymié.

Ce dernier est installé rue Marbeuf, dans le 8e arrondissement de Paris. Il porte au sein d’un petit cercle le surnom de « Johnny le boxeur ». C’est un ancien du GUD, l’organisation étudiante d’extrême droite radicale réputée pour ses méthodes musclées. M. Eymié est associé au sein de son cabinet avec un autre avocat, lui aussi ex- »gudard », Philippe Peninque, l’homme qui a ouvert le compte de Jérôme Cahuzac à UBS en 1992. Et qui est aujourd’hui conseiller proche de Marine Le Pen.

Lire Un proche de Marine Le Pen a ouvert le compte de M. Cahuzac chez UBS en 1992

« L’ARGENT ALLAIT ENSUITE SUR UN COMPTE UBS »

Peninque et Eymié sont les grands amis de celui qui est alors chirurgien de profession, et pas encore ministre du budget de François Hollande. La petite bande se retrouve régulièrement depuis la fac, autour d’un golf, à Vaucresson ou à la Baule. Ou encore dans la jolie maison du cap Benat, près du Lavandou, dans le Var, chez les Eymié. Jerôme Cahuzac se met à la boxe et au vélo, comme ses deux amis. « Tout cela forme une petite fratrie très familiale », racontait un proche ces derniers jours.

Jérôme Cahuzac fraye alors en plein « Gud business ». Une bande virile, un univers clos, où on ne fait des affaires que dans l’entre-soi. Eymié et Peninque jouent les « rabatteurs ». Le premier adresse des clients au spécialiste des implants capillaires. Le second, grand manitou des activités du clan, s’occupe, lui, de l’argent et des affaires.

C’est ensemble que cette petite bande décide d’investir dans des mines au Pérou via une SCI nommée La Rumine, fondée par un autre « gudard », Lionel Queudot et sa femme. Ce dernier a expliqué à ses amis qu’il y avait de l’argent à faire, « dix à quinze fois la mise », selon un témoin de l’époque.

Plusieurs opérations sont réalisées, dont la dernière vire au fiasco. Le gouvernement péruvien met le holà. Plusieurs investisseurs perdent sèchement leur mise. Jérôme Cahuzac, lui, a déjà une petite aura. Il fera partie des clients chanceux qui auraient été remboursés par Lionel Queudot, expliquait il y a quelques jours au Monde un financier, assurant que « l’argent allait ensuite sur un compte UBS ».

On a, depuis, beaucoup entendu parler de Lionel Queudot, en raison notamment du rôle qu’il a joué dans la délivrance en 1998, d’un vrai-faux passeport à Alfred Sirven, l’ancien « numéro deux » de la société pétrolière Elf. Curieusement, de l’argent de M. Sirven avait transité sur certains comptes de M. Queudot, découvrent à l’époque le juge genevois Paul Perraudin et son homologue parisien Renaud van Ruymbeke. Celui-là même qui, aujourd’hui, est chargé de l’affaire Cahuzac.

Ariane Chemin, Caroline Monnot et Abel Mestre

lu sur la horde

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