Poitiers : Chronique d’une évasion par les toits du tribunal

Le grande-échelle des pompiers a été utilisée par les agents du GIPN au cours de la matinée. L'évadé avait été repéré dans une fâcheuse posture, prêt à tomber et à se blesser.

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Le grande-échelle des pompiers a été utilisée par les agents du GIPN au cours de la matinée. L’évadé avait été repéré dans une fâcheuse posture, prêt à tomber et à se blesser.

L’évadé n’avait pas encore été retrouvé en fin de journée, hier. Cinquante policiers ont patrouillé à Poitiers toute la nuit. Le GIPN est resté “ en alerte ”.Pas plus de 10 minutes. C’est le temps qu’il a fallu à Abdelkader Azza pour échapper à la vigilance des policiers, hier matin. Entre 8 h 05 et 8 h 15, cet homme de 34 ans, domicilié à Poitiers, arrive au palais de justice menotté, encadré par deux agents. En vue de l’ouverture d’une information judiciaire à la suite « de faits de violences lourdes » commis ce week-end, il attend dans un local en face du bureau dédié aux défèrements au deuxième étage du tribunal. « Un endroit où d’ordinaire les avocats peuvent s’entretenir avec leur client », selon les propos du procureur Nicolas Jacquet.

>> LIRE : Un appel à témoin pour retrouver l’évadé de Poitiers.

Dans cette pièce, sans caméra de surveillance il est seul. « Un dispositif anti-défenestration est installé sur la fenêtre de ce local mais l’intéressé a réussi à s’insérer entre les deux plaques de plexiglas », explique le procureur. De cet endroit, il prend la fuite par les toits.

>> Lire : Il s’évade du tribunal de Poitiers par les toits.

«  Il n’a pas été remarqué à l’extérieur du périmètre  »

> 8 h 15 : les policiers, qui étaient postés à l’extérieur du local en attendant le juge, donnent l’alerte.
> 8 h 30 : un important dispositif est aussitôt mis en place. 150 policiers sont déployés. Ils sont nombreux dans les rues piétonnes qui ceinturent l’édifice – la rue des Cordeliers est interdite à toute circulation même des piétons –, les autres commencent une fouille du palais de justice.
> Dès 9 h. L’évadé est « localisé » sur le toit du palais de justice. Bon nombre de riverains l’ont vu évoluer pendant un long moment. Il est fait appel à l’hélicoptère de la gendarmerie qui va effectuer des vols stationnaires pendant près d’une heure au-dessus du palais de justice, des toits des maisons avoisinantes. Les pompiers sont également sur place avec une grande-échelle prêts à intervenir. Et le GIPN (Groupement d’intervention de la police nationale) est attendu.
> 11 h. Arrivés de Bordeaux, une vingtaine de ces policiers d’élite se déploient sur le toit du palais et utilisent la nacelle des pompiers. L’évadé semble avoir été repéré « sur un toit à l’opposé de l’emprise du palais de justice» . Il se trouve dans une posture qui laisse à penser qu’il peut tomber. Un négociateur est même mobilisé, seulement la manœuvre est infructueuse. L’individu disparaît. Selon Jean-François Papineau, directeur départemental de la sécurité publique, « il n’a pas été remarqué à l’extérieur du périmètre » délimité par les hommes du GIPN et les forces de police.

VIDÉO. Poitiers : Un détenu s’évade du palais de justice.

 

> 12 h 30. Un chien du groupe cynophile est dépêché sur place. Il va explorer le « labyrinthique » palais de justice. En vain. Une heure plus tard, la brigade lève le camp.
> 13 h. Les agents du GIPN continuent de « ratisser » le périmètre. Des toits, ils descendent dans les combles puis dans les étages administratifs pour poursuivre au sol. La pluie, les toits glissants en pente et le nombre important de petits locaux et dépendances dans les cours arrières des commerçants (absents en raison du jour de fermeture, le lundi) ralentissent en effet les recherches. Un policier sera d’ailleurs blessé au cours des manœuvres.
> 14 h-15 h. Devant des badauds interrogatifs, les forces de l’ordre et les pompiers tentent une approche par la rue du Marché. Ils se massent dans une toute petite ruelle moyenâgeuse qui permettait, il y a quelques années encore, de rejoindre la salle des pas perdus. Les recherches seront une nouvelle fois infructueuse.
> A partir de 16 h. Les recherches se poursuivent essentiellement au sol. Les agents du GIPN traquant toutes les pistes possibles. Ils vont finalement reprendre la route vers d’autres lieux de l’agglomération de Poitiers. Ils devaient restés « en alerte » toute la nuit. Les pompiers regagnent leur caserne et 50 policiers au lieu de 150 restent mobilisés toute la nuit dans et autour du palais de justice. Hier soir, lors d’une conférence de presse, le procureur avançait : « Nous pouvons dire que l’évadé ne se trouve plus sur les toits mais les recherchent se poursuivent dans le palais et ses abords. »

 

VIDEO. Poitiers: l’évadé n’a pas été re…

En milieu d’après-midi, l’homme n’avait toujours pas été interpellé comme en témoigne la vidéo ci-dessous.

En fin de soirée, il était toujours en cavale.
lu dans leur presse embarquée, la nouvelle raie publique
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