[alerta antifascista ] Un nouveau mouvement néonazi s’agite en Wallonie

Enquête exclusive proposée par le journal RésistanceS.be

Dans les environs de Liège, un ex-membre du Front national belge a fondé la NS Wallonie. NS comme « National-Socialiste ». Ce groupuscule de fanatiques d’Adolf Hitler et de Léon Degrelle s’agite de plus en plus et multiplie ses relations avec des motards d’extrême droite belges et allemands.
 

Photo de groupe de quelques activistes du mouvement NS Wallonie avec leur leader, Francis C.


Depuis plusieurs mois, un petit groupe néonazi s’active dans la province liégeoise. Formé de quelques individus, ce groupuscule est mené par Francis C, un ancien membre du service de sécurité interne du Front national belge, dit « FN réunifié » . Le journal RésistanceS.be avait déjà repéré Francis C, notamment lors de la dernière assemblée générale de ce FN, près de Charleroi, en octobre 2011.

Francis C et d’autres frontistes vont ensuite apporter leur soutien à Solidarité unitaire, un « parti citoyen » fondé par des dissidents du FN réunifié . C’est quelque temps après qu’ils mettront sur pied leur propre structure militante. Elle prendra le nom de « NS Wallonie ».

Degrelle et SS « Wallonie »
Se présentant comme un mouvement, ce dernier reprend dans son nom les initiales NS,   celles du « National-Socialisme » d’Adolf Hitler. Les références au nazisme et ses dérivés sont nombreuses. Le parti Rex, le rexisme et son dirigeant-fondateur Léon Degrelle sont également les modèles du mouvement NS Wallonie. Il reprend pour emblème la croix de Bourgogne rexiste. Il produit – pour les mettre en vente – des t-shirts en l’honneur du parti de Léon Degrelle, dont un avec le slogan « Ils l’ont fait. Wallons c’est notre tour !!! NS Wallonie ». Cela n’a rien d’étonnant : les quelques activistes de ce mouvement se prennent pour les héritiers directs de la division SS « Wallonie ». Celle-ci avait recruté durant la Seconde Guerre mondiale des centaines de wallons et bruxellois pour combattre,  avec les nazis et sous la houlette de Degrelle, les soviétiques sur le front de l’Est.

Depuis qu’il a lancé le mouvement NS Wallonie, Francis C se présente sous le prénom de Léon. Afin de prouver sa dévotion totale à son héros, dernièrement, il s’est fait tatoué sur son crane un aigle avec la croix de Bourgogne.

Dans ses « favoris » affichés sur son profil Facebook, Francis C, qui se cache sous le nom de « Léon NS-Wallonie », se trouvent des groupes intitulés « Rexisme », « Croix celtique », « Waffen SS historical group », « On aime le porc mais pas les islamistes », « Génération Identitaire Picardie », « Marion Maréchal-Le Pen »…
Combat Adolf Hitler
Le mouvement NS Wallonie est composé quasi exclusivement de boneheads, des skinheads néonazis . Ils expriment sans aucun détour leurs sympathies pour Blood & Honour, un réseau NS international de boneheads, et de sa scission terroriste Combat 18. Le chiffre 18 désigne la première et la huitième lettre de l’alphabet, soit AH… les initiales d’Adolf Hitler.

Comme le montrent leurs écrits postés sur Facebook, le « niveau intellectuel » des membres du mouvement NS Wallonie est assez bas. Leurs connaissances politiques sont très limitées, sectaires et fanatiques, mais leur déterminisme est bien marqué. Ils se présentent comme les purs et durs de l’extrême droite belge francophone. Aiment « rouler des mécaniques » et apparaître comme des « méchants »… pour faire peur aux ennemis de la « race blanche ».

L’utilisation régulière de Facebook pour s’exprimer publiquement pourrait laisser à penser qu’il s’agit, une fois encore, d’un de ces énièmes groupes éphémères se développant uniquement – et de façon artificielle – sur Internet. Même si ce réseau social est utilisé abusivement pour diffuser sa propagande, fait de bric et de broc nazi, le groupe de Francis C organise cependant des descentes sur le terrain.

En septembre de l’année dernière, il se trouvait par exemple dans la commune de Malonne pour participer à une manifestation contre la libération de Michelle Martin, l’ex-femme et complice de Marc Dutroux. Le dirigeant de la NS Wallonie y défilait avec les militants de Nation, le mouvement identitaire et (national-)solidariste le plus actif actuellement. En février dernier, le même Francis C prit la tête d’une autre manifestation de rue d’une vingtaine de personnes, essentiellement des motards, pour protester à Liège contre la demande de libération conditionnelle de Marc Dutroux. Le calicot de la NS Wallonie sera déployé, sur la place Saint-Lambert, devant le palais de Justice.

Le samedi 9 mars dernier, c’est une « soirée privée années 80 » de ce mouvement qui eut lieu dans une salle d’un café, louée pour l’occasion dans la petite commune d’Engis (province de Liège). Elle fut décorée d’un drapeau rexiste, d’un autre néonazi et du calicot de la NS Wallonie. Une trentaine de membres et sympathisants s’y rendirent, souvent en famille, avec femmes et enfants. Sur une des photos prises lors de cette soirée NS, figurent quinze gros bras, à l’allure skin-nazis.

Francis C à la tête d’une manifestation devant le palais de Justice de Liège le 2 février dernier.

Motards belges et allemands d’extrême droite
Cette soirée du mouvement NS Wallonie fut rehaussée de la présence d’Eddy Schröder, l’un des dirigeants en Allemagne de la White Boy Society (WBS). Cette WBS est une « fraternelle blanche » de motards d’extrême droite, tendance NS. Implantée surtout aux Etats-Unis, elle possède des « chapitres » (sections) dans plusieurs pays européens. Dont un en Belgique. Des motards affiliés à celui-ci appartiennent également à la NS Wallonie. En septembre 2012, la « WBS Belgique » précisait sur son blog, dans un style très terre à terre : « Nous ne voulons pas nous prononcer en maître sur toute autre race ou culture. Nous savons que si la race blanche est de survivre, nous devons séparer et régner sur notre propre destin. » (sic)

Outre ses liens avec des anciens du Front national belge « réunifié », quelques militants du mouvement Nation et des motards de la White Boy Society, NS Wallonie a aussi eu des contacts avec la branche allemande de la Right Wing Resistance (RWR). Apparu en 2009 en Nouvelle-Zélande, ce réseau de fondamentalistes néonazis – portant un uniforme paramilitaire de couleur noir comme la SS – prône ouvertement la violence comme méthode d’action politique.

Pour mieux se structurer, la NS Wallonie a le projet d’ouvrir prochainement un local à Plainevaux, dans la commune de Neupré (toujours dans la province de Liège), où réside un de ses militants les plus radicaux. Dans l’attente de ce QG, ce petit mouvement néonazi a mis en ligne il y a quelques jours un site Internet. Entre autre, dans l’objectif de regrouper « les hommes volontaires et fiers qui veulent se réapproprier leur liberté et aider le peuple blanc à reprendre sa place ». En précisant : « Chacun selon ses compétences peut participer au redressement de notre Pays, de notre Europe… ». Rien de moins pour ce groupuscule wallon.

Dans la plus pure tradition nazie, le mouvement NS Wallonie insiste encore sur un point essentiel pour lui : « Notre Terre est notre Sang, notre Sang est notre Honneur, notre Honneur s’appelle Fidélité, notre Fidélité va à notre Patrie européenne et à notre Race… ».


Guerre des races
Pour ce nouveau groupe néonazi : « l’unité de nos mouvements sera une priorité, nous éviterons tout conflit avec nos camarades issus d’autres tendances amies, nous devrons tous faire bloc contre l’ennemi commun » (sans préciser de qui il s’agit).

Si son style a des allures nostalgio-folkloriques et ses troupes sont maigrichonnes, néanmoins, la logorrhée du mouvement NS Wallonie démontre l’entretien d’une culture violente – de type néonazie – au coeur même de l’extrême droite belge francophone. Ses relations étroites avec d’autres groupes et mouvements politiques – en Belgique et en Allemagne – sont des preuves de l’existence d’alliances informelles entre les différentes composantes de la droite nationaliste radicale.

L’existence de la NS Wallonie rappelle que des « soldats politiques » se préparent toujours, y compris dans notre pays, à la « guerre des races ». Passeront-ils pour autant de leurs écrits aux actes ? A suivre de près…

Tatiana VERTAELENS

 lu sur resistance.be


Note de la rédaction
Nous acceptons volontiers que nos informations soient reproduites. Nous souhaitons cependant que vous en citiez la source, en indiquant clairement qu’elles proviennent de ResistanceS.be, l’Observatoire belge de l’extrême droite.

[tribune de Olivier DOSSOU FADO (MORAF)] Pourquoi l’Afrique doit impérativement s’inspirer d’Hugo Chavez

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Comme il sied en pareille occasion, je voudrais avant tout, saluer la mémoire du Président Chavez décédé le 05 mars 2013 à Caracas au Venezuela. Un immense phare s’est éteint. Hugo Chavez Frias a donc définitivement succombé au mystérieux cancer qui le rongeait depuis plusieurs mois. Il avait 58 ans et venait d’être réélu pour un troisième mandat.

Une perte incommensurable.

D’extraction modeste, Hugo Chavez, le « Zambo », métis indo-africain, n’appartenait pas à la caste des élus, celle des descendants des colons espagnols qui ont longtemps trusté le pouvoir d’Etat au détriment des petites gens, en instaura un bipartisme corrompu, oligarchique, et totalement inféodé aux Etats-Unis.
Ces dernières décennies, l’Amérique latine n’a eu de cesse d’offrir au monde entier un champ inouï d’imaginaires et d’innovations politiques dont le noyau essentiel reste la conquête de la souveraineté pleine et entière.

Depuis son accession au pouvoir en 1999, Hugo Chavez fut l’inspirateur, le moteur et le centre de gravité politique de toutes les mutations politiques majeures dans cette partie du monde. L’objectif de cette tribune libre, est de s’inspirer des enseignements d’Hugo Chavez, pour formuler à l’adresse de l’Afrique, un message d’optimisme afin qu’à son tour, celle-ci s’affranchisse totalement du joug néocolonial.

1. Le socialisme révolutionnaire est un humanisme toujours d’actualité…

Face à l’atomisation croissante de nos sociétés, à l’exclusion sociale et à la misère grandissante dans les villes africaines, il urge de redéfinir un nouveau contrat social basé sur un socialisme révolutionnaire. Une sorte de « socialisme de 21è siècle » comme aimait à l’appeler Hugo Chavez lui-même. Chavez l’appelait également « révolution bolivarienne » du nom de Simon Bolivar, héros des luttes d’indépendances en Amérique Latine, parvenu à ses fins grâce à l’apport politique et logistique de la République noire d’Haïti en 1824.

Qu’importe la dénomination qu’on voudra, le primordial restera l’extirpation de la pieuvre néocoloniale et de ses tentacules partout en Afrique. Or cela n’est possible que dans le cadre d’un mouvement politique révolutionnaire qui entrainerait une mutation radicale des institutions, des hommes et des idées dans nos pays.
Par ailleurs, depuis les indépendances nominales de 1960 qui ont surtout consacré la contractualisation asymétrique (post-colonie/métropole) des rapports de domination, la France exerce, plus que de raison, un droit de propriété sur le sol, sous-sol, espace aérien de son ancien pré-carré. Il faudra y mettre un terme ! Cela ne sera possible que dans un paradigme totalement révolutionnaire, loin du cadre institutionnel émasculateur actuel qui a cours dans nos Etats francophones.
Dans les pays africains, l’impression globale qui se dégage est celle d’une histoire finie, figée, écrite pour nous par autrui. Nous devons être les propres acteurs de notre histoire et non des contemplateurs passifs voire des sujets totalement inertes. La révolution bolivarienne socialiste d’Hugo Chavez nous montre la voie malgré ses défauts inhérents à toute œuvre humaine. L’Afrique doit s’affranchir de la logique des Etats néo-patrimoniaux où sévit néocolonialisme, corruption, crimes, misère, enkystement démocratique et racket institutionnel afin d’édifier de véritables Etats souverains, démocratiques et progressistes.

2. Le peuple comme ultime gardien du temple démocratique…

Le bilan politique des années Chavez est celle d’une véritable leçon de démocratie participative contre l’oligarchie des classes possédantes inféodées à Washington.
Lors du pronunciamiento (coup d’Etat) avorté d’avril 2002, ce sont les modestes populations des ranchitos (bidonvilles) qui marchèrent sur le palais présidentiel de Miraflorès pour exiger le retour immédiat de leur président.

En Afrique, nos formes de « démocratie » manquent cruellement d’assises populaires.

Les Chefs d’Etats africains doivent souvent leur pouvoir à l’imposante garde prétorienne qui leur sert de cache-sexe démocratique. La démocratie sous nos cieux, se résume à une kyrielle de zombies institutionnelles à la légitimité souvent douteuse. Ces institutions pourries, oligarchiques, sont centrées principalement autour du Chef de l’Etat, son clan,

ses obligés et son parti-Etat au pouvoir. A cela s’ajoute une ritualisation électorale vide de sens, sans symbolique, et plus grave, sans incidence aucune, sur la vie des petites gens.

Or l’Afrique gagnerait à s’inspirer aussi du modèle démocratique populaire du Venezuela qui n’est certes pas parfait, mais au moins, a le mérite de vivifier la vie politique de ce pays. Depuis 1999 sur toutes les questions essentielles ou accessoires (limitation du mandat, nationalisations du pétrole, révocation du président, élection de conseils communaux et de provinces,…), le peuple vénézuélien est fortement impliqué au quotidien et a toujours porté massivement ses préférences sur celles de son président Hugo Chavez.

Par ailleurs, ces consultations électorales ont aussi l’intérêt d’élever le niveau de conscience politique de la population qui devient la véritable gardienne de sa souveraineté démocratique. En dernière analyse, il est à noter que sur une quinzaine d’élections démocratiques, Chavez en a remporté quatorze à plus de 10 points d’écarts de ses principaux rivaux politiques en treize années de présidence ! Un record mondial !

3. Constitutionnaliser la protection vitale de secteurs stratégiques africains…

Les économies africaines sont structurellement désorganisées depuis la période coloniale.

Cette déstructuration s’est fortement accentuée durant les décennies des Programmes d’Ajustements Structurels (PAS) du début des années 80 jusqu’aujourd’hui.
Ces vagues de privatisations et libéralisation économiques ont affaibli nos capacités à conserver nos secteurs stratégiques dans le giron de l’Etat central. Ce qui entraine comme conséquence que notre souveraineté économique se trouve aux mains des multinationales étrangères. Une dépendance économique qui obère fortement nos politiques de développement dans la mesure où des secteurs aussi vitaux que l’eau, l’électricité, les télécommunications, les voies portuaires, ferroviaires et aéroportuaires sont détenus par des capitaux privés dont l’objectif ultime est l’accumulation de profits à court terme au détriment des missions de service public. Un rapide bilan des secteurs économiques privatisés (eau, électricité, télécoms, ports, chemins de fer…) montre grosso modo une indigence de la qualité de service, des prix trop élevés et une dégradation très avancée du patrimoine cédé aux intérêts privés. Il faut en finir avec cette prédation inadmissible des biens communs à la Collectivité.

A ce niveau, la révolution bolivarienne du Venezuela nous enseigne que l’urgence pour nos Etats, demeure d’abord la protection constitutionnelle des secteurs stratégiques (Sol, sous-sol, ciel et terres arables…) de nos économies africaines par un arsenal législatif très contraignant logé dans un nouveau dispositif constitutionnel.
Quand Chavez arriva au pouvoir en 1999, il organise dans la foulée, un référendum portant sur la nationalisation de l’or noir vénézuélien. Pourquoi? Parce que Hugo Chavez comprend tôt l’importance vitale que revêt le pétrole pour son pays dans les nécessaires reformes sociales qu’il entend mettre en œuvre durant son mandat. Referendum qui sera d’ailleurs, approuvé à plus de 60% par les électeurs vénézuéliens.

Dans ce corpus législatif, les articles 302 et 303 de la Constitution vénézuélienne de 1999 stipulent que d’une part l’Etat se réserve la primauté pour des questions d’intérêt national, de nationaliser les secteurs économiques stratégiques vitaux pour des besoins de développement économique national et d’autre part, ces articles renforcent aussi la mission de contrôle du gouvernement dans tous les entreprises et leurs filiales ayant un caractère stratégique pour le Venezuela. L’Afrique doit aller impérativement à cette école!

Il est révoltant de voir nombre de pays africains brader leurs mines, ports, aéroports, et voies ferroviaires sans aucune consultation populaire ni parlementaire !
A ce titre, l’exemple des Ports Autonomes de Lomé, Conakry et Cotonou bradés à l’homme d’affaires français Vincent Bolloré est assez édifiant sur l’incurie de nos dirigeants africains actuels. Au demeurant, une étude récente montre que la multinationale Bolloré Africa Logistics dégage plus de 80% de son chiffre d’affaires en Afrique francophone, soit 2,5 milliards de d’euros ! Or ce droit d’exploiter les ports africains a été acquis souvent en violation du code des marchés publics des pays en africains comme en Guinée-Conakry, au Bénin et au Togo. Inutile de dire que les parlements des pays précités n’ont pas accès aux clauses contractuelles de ces transactions commerciales !

4. Vaincre la malédiction des richesses minières en Afrique…

Si le Venezuela joua une part active à la création de l’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP) lors de la Conférence de Bagdad le 14 septembre 1960, il n’a pas su toujours tirer meilleure partie de la manne pétrolière. Alfonzo Adolfo Perez alors ministre vénézuélien du Pétrole, parla même du pétrole comme étant « l’excrément du diable »!

Tant l’exploitation du pétrole est souvent porteuse d’une charge particulièrement déstabilisatrice (guerres civiles, putschs, insurrections, corruption…) pour les Etats qui en détiennent d’importantes réserves. Hugo Chavez a su inverser la tendance au péril de sa vie et de son pouvoir. Depuis lors, l’importante manne financière issue des recettes pétrolières a permis en 14 ans, de construire plus de 700.000 logements sociaux depuis 1999, d’abattre l’extrême pauvreté de plus de 50%, de rendre l’éducation et la santé gratuites, de permettre à plus de 83% des jeunes d’accéder à l’enseignement supérieur, d’instaurer un salaire minimum et in fine, de favoriser l’augmentation du standard de vie des vénézuéliens.

Une révolution sociale inédite! Si Hugo Chavez a ainsi permis une véritable extension du rôle social de l’Etat vénézuélien, en Afrique globalement, l’Etat social a entièrement disparu.

Par ailleurs, en Afrique, les richesses minières de façon générale, n’ont jamais réellement servi les couches sociales marginales. Seule une infime minorité inféodée aux multinationales impérialistes pillent abusivement les recettes issues des industries extractives.
Le Gabon fut appauvri par une classe dirigeante qui s’est longtemps partagée l’argent du pétrole avec les politiques français toutes tendances confondus. Ainsi, le pétrole gabonais avec des réserves prouvées de 3,7 milliards de barils pour une population de 1, 5 millions d’habitants n’a jamais réellement profité à la population qui croupit dans une misère révoltante. Quant au pétrole du Congo-Brazzaville depuis sa découverte dans les années 1970, il n’échappe, pas non plus à cette triste réalité. La découverte en 1992/1993 des gisements prometteurs de N’kossa évalués à 500 millions de barils au large de Pointe-Noire, a exacerbé les tensions politiques entre le président d’alors, Pascal Lissouba, et Denis Sassou Nguesso, l’obligé de Paris et de la compagnie pétrolière Elf. La conséquence logique de cette polarisation politique entre Lissouba et Sassou fut une guerre civile par milices tribales interposées; Cobras (Sassou Nguesso), Cocoyes (Lissouba) épaulées les Ninjas de Bernard Kolélas et leurs différents alliés régionaux (Tchad, Gabon, Angola, Congo RDC, Rwanda,…). Plus de 200.000 morts furent comptabilités durant cette tragédie politique dont la toile de fond reste la maitrise de l’or noir congolais par la France.

Par ailleurs, ce qui est vrai pour le pétrole dans certains pays africains, l’est aussi, mutatis mutandis, pour les autres ressources minières. L’Afrique est abondamment pillé et c’est un secret de polichinelle que de l’affirmer. Un pays comme le Niger, qui connait une pauvreté endémique avec des indicateurs sociaux parmi les plus faibles au monde, nous renseigne sur l’absence de souveraineté économique en Afrique francophone.

L’uranium nigérien est abondamment pillé par la multinationale française AREVA depuis plus de cinquante ans et tous les régimes qui se sont succédés au pouvoir ont été incapables de changer cette donne. L’Etat du Niger aurait perdu pas moins de 20 milliards d’euros depuis 1960 pour un Produit Intérieur Brut (PIB) estimé à 2 milliards d’euros « gracieusement » alimenté par l’Aide Publique au Développement (APD) qui vient principalement du trésor français. Or, une politique volontariste de nationalisation des sites uranifères et une gestion parcimonieuse et des recettes issues d’une revalorisation du prix au kilo permettraient au Niger de relever le standard de vie des couches les plus précaires. Le Niger peut inverser radicalement la malédiction de l’uranium pour édifier une société prospère et apaisée socialement. Hugo Chavez lui a montré la voie, à elle de s’en inspirer pour s’affranchir définitivement du joug impérialiste français.

En guise d’épilogue, Hugo Chavez est parti à jamais mais ce qu’il a incarné, illuminera encore longtemps l’Amérique latine et toute l’Afrique. Le chavisme continuera d’éclairer tous ceux qui aspirent à un nouvel ordre politique basé sur la justice sociale, le progrès émancipateur et la solidarité envers les plus pauvres. Dans cette quête politique, l’Etat socialiste révolutionnaire est une voie d’avenir qu’il importe de réenchanter partout en Afrique.

Enfin, il est scandaleux de voir qu’aucun dirigeant africain de premier plan, n’ait fait le déplacement de Caracas afin de rendre un dernier hommage au Président Hugo Chavez, excepté Teodoro Obiang Nguema Mbasogo de Guinée Equatoriale. Quelle lâcheté !

Pourtant nul n’ignore que le Venezuela d’Hugo Chavez, accessoirement membre observateur de l’Union Africaine, a augmenté significativement sa coopération en direction de l’Afrique ces dernières années.

Olivier DOSSOU FADO
Mouvement pour la Renaissance Africaine (MORAF)
Bruxelles, le 19 mars 2013.

lu sur connection ivoirienne.net

Délire raciste d’Aube dorée au Parlement grec

Ils exigent que les enfants d’immigrés sont expulsés de l’école immédiatement

Délire raciste d’Aube dorée au Parlement grec

Artemis Matthaiopoulos  à la commission des affaires pour l’éducation, qui a examiné le projet de loi pour l’évaluation des enseignants, ont attaqué des enfants d’immigrants qui fréquentent les écoles grecques.

l’aube du parlement

«que font  les enfants d’immigrés  dans les écoles grecques? On pénètre dans les salles de classe et ne voit que des enfants étrangers. C’est inacceptable « , a déclaré le Golden Dawn MP et a demandé la mise en place  » classes séparées pour les élèves grecs et étrangers « , provoquant la désapprobation des autres membres du parlement.

Le spectacle raciste d’aube dorée a provoqué l’intervention de la ministre de l’Éducation, M. Papatheodorou T. qui n’a pas hésité qualifier  «cette apartheid comme un volontée fasciste», tandis que Mme Maria Repousi de la gauche démocratique  a commenté: « Au lieu de faire votre show patriote, vous devriez passer du temps à lire les factures « , notant qu ‘« il ya des règles dans une démocratie « . «Il est que dans la jungle qu’il n’ya pas de règles. Vous devez donc aller dans la jungle si vous souhaitez exercer de telles activités « , at-elle ajouté à l’intention des députés d’aube dorée Matthaiopoulos, P. Iliopoulos et Kouzilos N.  qui sont sortis de la chambre.

[Traduit de l’article « To Vima » journal, 14/03/2013, disponible en ligne à l’adresse: http://www.tovima.gr/politics/article/?aid=503093%5D

mal traduit par nos soins depuis la traduction anglaise de I can’t relax in Greece

Poitiers : Chronique d’une évasion par les toits du tribunal

Le grande-échelle des pompiers a été utilisée par les agents du GIPN au cours de la matinée. L'évadé avait été repéré dans une fâcheuse posture, prêt à tomber et à se blesser.

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Le grande-échelle des pompiers a été utilisée par les agents du GIPN au cours de la matinée. L’évadé avait été repéré dans une fâcheuse posture, prêt à tomber et à se blesser.

L’évadé n’avait pas encore été retrouvé en fin de journée, hier. Cinquante policiers ont patrouillé à Poitiers toute la nuit. Le GIPN est resté “ en alerte ”.Pas plus de 10 minutes. C’est le temps qu’il a fallu à Abdelkader Azza pour échapper à la vigilance des policiers, hier matin. Entre 8 h 05 et 8 h 15, cet homme de 34 ans, domicilié à Poitiers, arrive au palais de justice menotté, encadré par deux agents. En vue de l’ouverture d’une information judiciaire à la suite « de faits de violences lourdes » commis ce week-end, il attend dans un local en face du bureau dédié aux défèrements au deuxième étage du tribunal. « Un endroit où d’ordinaire les avocats peuvent s’entretenir avec leur client », selon les propos du procureur Nicolas Jacquet.

>> LIRE : Un appel à témoin pour retrouver l’évadé de Poitiers.

Dans cette pièce, sans caméra de surveillance il est seul. « Un dispositif anti-défenestration est installé sur la fenêtre de ce local mais l’intéressé a réussi à s’insérer entre les deux plaques de plexiglas », explique le procureur. De cet endroit, il prend la fuite par les toits.

>> Lire : Il s’évade du tribunal de Poitiers par les toits.

«  Il n’a pas été remarqué à l’extérieur du périmètre  »

> 8 h 15 : les policiers, qui étaient postés à l’extérieur du local en attendant le juge, donnent l’alerte.
> 8 h 30 : un important dispositif est aussitôt mis en place. 150 policiers sont déployés. Ils sont nombreux dans les rues piétonnes qui ceinturent l’édifice – la rue des Cordeliers est interdite à toute circulation même des piétons –, les autres commencent une fouille du palais de justice.
> Dès 9 h. L’évadé est « localisé » sur le toit du palais de justice. Bon nombre de riverains l’ont vu évoluer pendant un long moment. Il est fait appel à l’hélicoptère de la gendarmerie qui va effectuer des vols stationnaires pendant près d’une heure au-dessus du palais de justice, des toits des maisons avoisinantes. Les pompiers sont également sur place avec une grande-échelle prêts à intervenir. Et le GIPN (Groupement d’intervention de la police nationale) est attendu.
> 11 h. Arrivés de Bordeaux, une vingtaine de ces policiers d’élite se déploient sur le toit du palais et utilisent la nacelle des pompiers. L’évadé semble avoir été repéré « sur un toit à l’opposé de l’emprise du palais de justice» . Il se trouve dans une posture qui laisse à penser qu’il peut tomber. Un négociateur est même mobilisé, seulement la manœuvre est infructueuse. L’individu disparaît. Selon Jean-François Papineau, directeur départemental de la sécurité publique, « il n’a pas été remarqué à l’extérieur du périmètre » délimité par les hommes du GIPN et les forces de police.

VIDÉO. Poitiers : Un détenu s’évade du palais de justice.

 

> 12 h 30. Un chien du groupe cynophile est dépêché sur place. Il va explorer le « labyrinthique » palais de justice. En vain. Une heure plus tard, la brigade lève le camp.
> 13 h. Les agents du GIPN continuent de « ratisser » le périmètre. Des toits, ils descendent dans les combles puis dans les étages administratifs pour poursuivre au sol. La pluie, les toits glissants en pente et le nombre important de petits locaux et dépendances dans les cours arrières des commerçants (absents en raison du jour de fermeture, le lundi) ralentissent en effet les recherches. Un policier sera d’ailleurs blessé au cours des manœuvres.
> 14 h-15 h. Devant des badauds interrogatifs, les forces de l’ordre et les pompiers tentent une approche par la rue du Marché. Ils se massent dans une toute petite ruelle moyenâgeuse qui permettait, il y a quelques années encore, de rejoindre la salle des pas perdus. Les recherches seront une nouvelle fois infructueuse.
> A partir de 16 h. Les recherches se poursuivent essentiellement au sol. Les agents du GIPN traquant toutes les pistes possibles. Ils vont finalement reprendre la route vers d’autres lieux de l’agglomération de Poitiers. Ils devaient restés « en alerte » toute la nuit. Les pompiers regagnent leur caserne et 50 policiers au lieu de 150 restent mobilisés toute la nuit dans et autour du palais de justice. Hier soir, lors d’une conférence de presse, le procureur avançait : « Nous pouvons dire que l’évadé ne se trouve plus sur les toits mais les recherchent se poursuivent dans le palais et ses abords. »

 

VIDEO. Poitiers: l’évadé n’a pas été re…

En milieu d’après-midi, l’homme n’avait toujours pas été interpellé comme en témoigne la vidéo ci-dessous.

En fin de soirée, il était toujours en cavale.
lu dans leur presse embarquée, la nouvelle raie publique

Une «battue aux clandos» sans mobile raciste ?

Récit Le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence juge ce lundi après-midi une soirée de violences contre des saisonniers clandestins à côté de Salon-de-Provence. Malgré des témoignages et des textos sans ambiguïté, la justice n’a pour l’instant pas retenu les motivations racistes.

Par OLIVIER BERTRAND Correspondant à Marseille

C’était le 20 décembre 2011. Sept hommes avaient fait une descente dans un cabanon agricole, dans des champs situés entre Berre-l’Etang et Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône). Cinq clandestins dormaient là. Se faisant passer pour des policiers, les agresseurs leur avaient ordonné d’ouvrir, avant de les frapper, de leur tirer dessus à coup de gomm-cogne. Arrêtés quelques jours après les faits, ils affirment être venus se venger de cambriolages et de dégradations alors que des textos échangés ainsi que quelques témoignages évoquent plutôt une ratonnade. Le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence les juge cependant ce lundi après-midi sans que les motivations racistes aient été pour l’instant retenues.

«C’est la police, sors»

La nuit est tombée depuis un moment, ce 20 décembre, lorsque les sept hommes s’approchent du cabanon. Situé dans le hameau des Baisses, près de Salon, il sert de «gourbi» à des clandestins, lorsqu’il fait trop froid pour dormir dans les serres voisines. On se trouve dans une zone de maraîchage et des agriculteurs du coin font appel régulièrement à des saisonniers, parfois clandestins. Les sept hommes sont vêtus de treillis, ils portent des ceintures de chasse avec cartouchières, certains sont encagoulés. L’un d’eux frappe à la porte : «C’est la police, sors.»

A l’intérieur, la plupart des occupants sont sans papiers. L’un d’eux, Samir (28 ans), a même reçu dans l’après-midi une visite des (vrais) gendarmes, qui lui ont laissé une obligation de quitter le territoire (OQTF). Ils ne connaissent pas le droit, pensent que l’on vient les chercher en pleine nuit pour les reconduire chez eux.

Samir se lève, prend le papier de son OQTF et vient ouvrir la porte. Il est alors aspergé de gaz, tombe à terre, est frappé à coup de crosse. Deux de ses compagnons parviennent à s’enfuir dans la nuit, pendant que trois des agresseurs entrent dans le cabanon. Ils ont deux fusils de chasse, une arme de paint-ball, une matraque téléscopique. Les clandestins sont roués de coups de pied et de poing puis traînés dehors. Ils sont mis à genoux et l’un des agresseurs met un coup de rangers à un clandestin pour l’allonger au sol. Samir essaie de s’enfuir à son tour, ils lui tirent dans le dos à cinq reprises avec des cartouches gomm-cogne. Puis repartent en courant dans la nuit.

Aucune plainte déposée

Trois jours plus tard, un copain des clandestins, absent au moment des faits, rentre et découvre Samir enroulé dans une couverture, le corps couvert de traces de coups. Il prévient les gendarmes, qui se déplacent et entendent l’homme, «traumatisé». L’enquête sera assez simple. Pendant l’agression, les clandestins ont entendu deux prénoms «Alain» et «Alex». Ils expliquent aussi aux gendarmes qu’ils ont plusieurs fois croisé des hommes en treillis qui les regardaient de travers lorsqu’ils allaient acheter des cigarettes et des cartes de téléphone au café des Baïsses. Les enquêteurs retrouve rapidement Alexandre, le fils d’un maraîcher voisin chez qui travaillent parfois les clandestins. Absent ce soir-là, il balance les autres.

Ils ont entre 20 et 28 ans, sont employé agricole, maçon, préparateur de commande, commerçant ou sans emploi. Et tous, en garde-à-vue, disent qu’ils voulaient se venger de méfaits commis par les clandestins. Pourtant, dans le détail, certains parlent de cambriolages, d’autres de tentatives, de dégradations, d’une histoire où on aurait «touché les fesses d’une fille». Surtout, aucune plainte n’a jamais été déposée visant l’une des victimes. Le patron du bar où se croisaient agresseurs et clandestins dira de son côté : «Les étrangers irréguliers sont sur le secteur des Baïsses depuis de nombreuses années. Avec ces personnes, nous n’avons jamais eu de problème. Par contre depuis environ deux ans, il y a eu une arrivé d’individus issus de l’île de Lampedusa. Ces individus sont totalement différents, ils sont violents, ils boivent de l’alcool qu’il achètent dans les grandes surfaces. (…) De plus, ils commettent des petits larcins, voire des plus gros comme des cambriolages. (…) lls fument le shit. ll y a environ trois semaines, des cambriolages ont été commis dans le secteur. (…) C’est peut être là, l’origine de cette expédition punitive.»

«Qu’ils retournent chez eux»

Interrogés par les gendarmes, les agresseurs ont nié tout mobile raciste. Pourtant racontant l’agression, Sébastien (18 ans, vendeur dans le magasin de fruits et légumes de ses parents) précisait : «lls ont été installés dehors, l’un était tenu en joue par mon frère avec son fusil et le second par Nicolas avec son paint-ball. C’est à ce moment qu’on a commencé à leur crier dessus en leur disant qu’ils n’avaient rien à faire ici, qu’ils fallaient qu’ils partent, qu’ils retournent chez eux

Les enquêteurs ont aussi réuni des témoignages et des textos qui semblent accréditer l’idée d’une ratonnade. Le meilleur copain de deux des participants leur a raconté que cinq jours avant les faits, ils s’étaient réunis au café, et l’un de ses potes lui avait confié : «On a préparé des cartouches de gros sel, on va faire la battue aux clandos.» Ensuite, dans les portables de plusieurs des sept hommes, les pandores ont retrouvé les traces de cette préparation.

Ainsi le 20 décembre, Fabien (25 ans, paysagiste sans emploi) bat le rappel. A l’un de ses copains, il envoie ce SMS :

A un autre, il écrit : «Poulet c bon pour toi ce soir on fai la mission on a acheté Tou si qui Fo». Mais son interlocuteur ne peut pas venir, il a une embrouille avec sa copine. «Sa va Tinkiete» lui écrit Fabien. Puis l’autre lui répond : «Pren en un pour moi et ramene une dent lol».

Plus tard, à partir de 23h14, moins d’une heure après l’agression, Fabien lui fait ce récit de la descente et ils ont cet échange :

Devant les gendarmes, Ricardo, le copain qui voulait une dent, balancera ses copains : «(Ils) se vantaient d’avoir fait une ratonnade aux Baïsses

Et trois mois plus tôt, une première descente avait eu lieu, sans violence cette fois. Aurélien et Fabien, deux des participants à l’agression de décembre avaient alors échangé ce texto :

Interrogé par les gendarmes, Fabien relativisait ainsi : «Ils auraient été portugais, j’aurais écrit on va aux Portugais»

Déjà en septembre, les auteurs parlaient de vengeance, mais aucune plainte n’avait été déposée. L’un des participants aux deux expéditions reconnait qu’il ne connaissait aucun des hommes qu’ils sont allés voir. Il semble qu’il voulaient se venger sur des Maghrébins de faits commis par des Maghrébins. Ce qui ressemble assez à des motivations racistes ? Mais cela n’a pas semblé flagrant au parquet d’Aix.

Sur la foi du rapport oral fait par les gendarmes, le substitut de permanence à l’issue de la garde-à-vue avait décidé d’une «simple» convocation par officier de police judiciaire (COPJ). Une procédure utilisée d’ordinaire pour des faits moins graves. Surtout, le magistrat avait visé deux circonstances aggravantes aux violences : en réunion et avec usage ou menace d’une arme. Mais sans retenir des violences «en raison de l’appartenance, vraie ou supposée, de la victime à une ethnie, une nation, une race ou une religion».

Les avocats des trois Tunisiens, Olivier Lantelme, Laurent Bartholomeï et Clément Dalençon, ont tenté, en vain, de faire requalifier les faits. «La motivation raciste de l’agression poursuivie ne parait pas aussi clairement établie que vous le laissez supposer dans vos courriers et elle n’a pas été retenue au vu tant des déclarations des victimes que des explications fournies par les mis en cause sur le motif des violences exercées», leur a répondu la procureure d’Aix-en-Provence, Dominique Moyal, le 18 octobre 2012.

Les avocats devraient reformuler la requête ce lundi après-midi, afin qu’un juge puisse dire si, oui ou non, ces violences étaient racistes.

lu dans leur presse ex-maoïste l’Abération

Le joueur grec Giorgos Katidis banni à vie pour un salut nazi

 

Salut Nazi Foot

S Un joueur de football du club AEK Athènes FC, Giorgos Katidis s’est distingué samedi 16 mars en célébrant son but victorieux par un salut nazi en plein stade olympique.

Annonçant que le joueur est banni à vie de toute participation à la sélection nationale, la fédération grecque de football a estimé dans un communiqué que « le geste de ce joueur est une provocation grave qui insulte toutes les victimes de la bestialité nazie et porte atteinte au caractère pacifiste et profondément humain du jeu ».

« Il pleurait dans les vestiaires »

Le joueur grec de 20 ans a plaidé l’innocence sur twitter : « je ne suis pas un fasciste et je ne l’aurais jamais fait si j’avais su ce que cela voulait dire ». Selon France 24, le joueur a déclaré qu’il était simplement en train de montrer son coéquipier Pavlis Michalis dans les tribunes, un geste pour lui dédier son but alors que son coéquipier continue à lutter contre des problèmes de santé.

L’entraîneur du club, l’Allemand Ewald Lienen, cité par France 24, soutient son joueur : « C’est un jeune garçon qui ne s’intéresse pas à la politique. Il a probablement vu un tel salut sur Internet ou ailleurs et a fait ça sans même savoir ce que cela voulait dire », a-t-il déclaré. « Je suis sûr à 100 % que Giorgos ne savait pas ce qu’il faisait. Il pleurait dans les vestiaires en voyant comment les médias ont réagi. Il est jeune et doit être protégé. »

L’AEK Athènes a demandé à son joueur de s’expliquer et a annoncé qu’il se prononcerait sur son avenir au cours d’une réunion prévue la semaine prochaine.

 

Des commémorations ont eu lieu en Grèce ces derniers jours pour le 70e anniversaire du premier train de déportés juifs parti de Thessalonique, dans le nord de la Grèce, pour le camp d’Auschwitz-Birkenau le 15 mars 1943.

Le président du Congrès juif européen Moshe Kantor, présent à Thessalonique ce week-end s’est chargé de traduire l’inquiétude des juifs d’Europe. « En Grèce, l’antisémitisme et le racisme ont trouvé un refuge politique au sein du parti Aube dorée » a-t-il dit à l’agence de presse grecque ANA.

Le chef d’Aube Dorée, parti néo-nazi entré au Parlement grec en juin 2011 (6,92 % des suffrages exprimés et 18 sièges sur 300), Nikos Mihaloliakos, a publiquement nié en mai l’extermination des Juifs par les nazis, et l’existence des camps, chambres à gaz et fours crématoires, sans être inquiété par la justice grecque.

« Il n’y a pas vraiment d’éducation à la Shoah dans les lycées »

Début mars, la chaîne britannique Channel 4 a diffusé des images, reprises par les télévisions grecques, où l’on voit un représentant de ce parti en train de « plaisanter » avec des amis sur le sort à réserver aux sympathisants de gauche et étrangers : « Nous sommes prêts à ouvrir les fours (…) nous en ferons des savons pour laver les voitures et les trottoirs ».

Le Premier ministre grec Antonis Samaras a appelé à la tolérance zéro face au racisme en assistant dimanche à une cérémonie de commémoration à la synagogue de la ville. « Les néonazis réapparaissent aujourd’hui dans toute l’Europe, à la faveur de la crise et du taux élevé de chômage », a-t-il dit. « C’est la raison pour laquelle aujourd’hui, plus encore qu’à aucune autre période et en particulier dans les pays qui traversent une crise grave, il est de notre devoir d’être vigilants », a ajouté le chef du gouvernement.

« Beaucoup de problèmes en Grèce viennent du fait qu’en dépit des affirmations officielles, il n’y a pas vraiment d’éducation à la Shoah dans les lycées », a regretté pour sa part la responsable du musée juif de Thessalonique, Erika Perahia Zemour. « Cinq lignes dans les livres d’histoire, et c’est tout ».

lu dans leur presse, tatillone compost

«  Ce sont des insultes bien ciblées  » graphitis rouges vif sur unbar du centre ville de chatelrault (86)

Un bar recouvert de tags rouges insultants

Les policiers sont venus hier matin prendre des photos. – Châtellerault

Fuck Nazi, Anti Fa, NTM, Facho, Action directe, le « A » cerclé d’Anarchie… Ce sont là quelques-unes des inscriptions et autres sigles qui ont été tagués, dans la nuit de samedi à dimanche, sur le bar de L’Espérance, à l’angle de la rue Bourbon et de la rue des Mignons, à Châtellerault.

«  Ce sont des insultes bien ciblées  »

Ces messages outrageants et diffamatoires, à caractère politique, ont été tagués à la bombe rouge sur l’ensemble des murs et de la vitrine du café. « C’est la première fois que je suis insulté comme ça, réagit, amer, Gilles Thiollet, le patron depuis plus de 30 ans de cet établissement très connu de Châtellerault. Ce sont des insultes bien ciblées. Il n’y en a pas d’autres ailleurs. Je vais porter plainte au commissariat. »
Et pas question pour lui de nettoyer les tags. « Je ne nettoierai pas ! Je vais voir avec la Ville pour les effacer. »

lu dans leur presse locale, la nouvelle raie publique