Les réseaux de l’extrême : les enragés de l’identité (Caroline Fourest)

Ils trouvent le FN trop tiède. Ils défendent une identité qu’ils estiment menacée et se font connaître par des actions coups de poing où l’islam est clairement considéré, comme un péril. Bienvenue dans la galaxie des identitaires ! Ceux qui organisent des apéros saucisson-pinard envahissent un Quick halal en portant des masques de cochon ou occupent le chantier de la mosquée de Poitiers en célébrant 732 — la victoire de Charles Martel contre les Arabes… Dans ce nouveau volet de sa série documentaire consacrée aux réseaux de l’extrême, l’essayiste Caroline Fourest se penche sur cette famille d’extrême droite mal connue, qu’elle baptise « les « enragés de l’identité ». Leur point commun, selon le politologue Jean-Yves Camus : « La croyance qu’au-delà du nationalisme français, il y a le nationalisme européen, qui signifie être dépositaire d’une culture mais aussi d’une identité biologique. C’est penser que la coexistence sur un même sol de plusieurs ethnies, dont certaines ne sont pas de souche européenne, non seulement n’est pas souhaitable mais est impossible. Ca veut dire : chacun chez soi sur son propre sol ! »

Qui trouve-t-on dans cette galaxie éclatée ? Des groupuscules de nationalistes radicaux qui défilent au pied de la statue de Jeanne d’Arc, parmi lesquels figurent deux jeunes ex-FN, exclus par Marine Le Pen. L’un deux, Alexandre Gabriac, avait été surpris sur des clichés faisant le salut nazi. Autre organisation, Terre et Peuple, de Pierre Vial, la référence de tous les identitaires, l’homme étant un ancien du FN jusqu’à la scission avec Mégret… Mais la vitrine la plus connue, c’est le Bloc identitaire, créé en 2003, implanté à Lyon et Nice, et présidé par Fabrice Robert, artisan d’une stratégie de coups médiatiques. Un bloc qui trouve des alliés venus de la gauche laïque : Christine Tasin, enseignante, et Pierre Cassen, ancien ouvrier du Livre, les animateurs du site Riposte laïque, accusent une certaine gauche d’angélisme vis-à-vis de l’islamisme. Au point de se rendre à la convention de ces identitaires à Orange et de prôner à la tribune un front des patriotes contre « le fascisme islamiste ». « Je n’entends pas cette gauche face aux agressions islamistes de la laïcité », proclame Cassen. Démenti en images avec le discours du ministre de l’Intérieur Manuel Valls lors de l’inauguration de la mosquée de Strasbourg : « Je n’accepterai pas les comportements des salafistes et autres groupes qui défient la République, ce n’est pas cela l’islam de France. »
http://teleobs.nouvelobs.com/rubrique…

« Faire quelque chose » : un documentaire sur la Résistance (vidéo)

FaireqqchDans son documentaire sorti en salle le 2 janvier 2013, Vincent Goubet s’entretient avec de grandes figures de la Résistance, telles Lise London, Cécile Rol Tanguy, Madeleine Riffaud, Raymond Aubrac, Stéphane Hessel et bien d’autres. Nous n’avons pas encore eu l’occasion de le voir, mais la bande-annonce ci-dessous est plus que prometteuse !

 

vu sur la horde

 

Drive : clients, savez-vous ce qui se passe dans le hangar ?

Laure B., 27 ans, ex-manutentionnaire à E. Leclerc en Haute-Savoie, raconte un système dans lequel de mauvaises statistiques promettent une sanction immédiate.

MAKING OF

Chaque jour, trois « drive » comme celui-ci ouvrent leurs portes en France. Aujourd’hui, on en compte plus de 2 000 sur tout le territoire. Ils sont donc des milliers, comme Laure B. – un pseudonyme –, à pousser le chariot à la place des clients, dans des hangars sous haute surveillance, pour 9,86 euros de l’heure (brut) par jour (un tout petit peu plus que le smic).

 

La jeune femme de 27 ans a tenu à nous donner sa version de ce phénomène en pleine explosion, sous l’œil indifférent des consommateurs. Ils sont 5 millions chaque année à faire leurs courses sur les sites internet des supermarchés.

 

Claire Branchereau

Tout le monde connaît la chaîne E. Leclerc, mais qui connaît le principe du « drive » de Ville-la-Grand en Haute-Savoie ? C’est un nouveau système d’exploitation. Il suffit d’un hangar rempli de marchandises, de personnes à la recherche d’un emploi et d’un directeur autoritaire.

Les clients passent leur commande sur Internet puis viennent chercher leurs courses sur place, c’est ça le drive.

Munis d’une « scannette », d’un chariot nommé « Dolly » – dont ils ne doivent jamais se séparer sous peine de représailles et d’un contrat à la semaine –, les employés remplissent des sacs avec les articles commandés.

C’est un manège incessant : le travailleur ne s’arrête pas durant quatre ou cinq heures en attendant son unique pause journalière d’une heure.

Au moment de l’embauche, on m’avait présenté la société comme une « entreprise sociale ».

J’ai réussi à faire virer quelqu’un d’autre

L’instrument de cette précarité extrême, la « scannette », s’empresse de surveiller sournoisement. C’est l’outil indispensable ainsi que l’espion infiltré des supérieurs. Greffée à notre main, elle enregistre le temps que le travailleur met entre chaque article, le temps qu’il met pour effectuer une commande et le temps où « il ne fait rien ».

Postés devant leur ordinateur, les supérieurs nous suivent pas à pas, minute par minute, dans l’immensité de ce hangar.

Les travailleurs sont alors mis, sans le savoir, en concurrence, non pas sur la qualité de leur travail mais sur les statistiques créées par leur performance. J’ai fait l’expérience de mauvaises statistiques et la sanction est immédiate : la révocation.


Les scanettes (Laure B.)

Le directeur vient à la fin de chaque mois et fait le tri. Il renvoie les cinq derniers qui se trouvent à ce moment-là en fin de liste [avec de mauvaises statistiques, ndlr]. Ce qui aurait dû être mon cas.

Un avertissement m’a été donné et j’avais deux heures, montre en main, pour remonter. La course s’engage pour moi dans le hangar en attrapant les produits disposés sur les étagères, les jetant dans les sacs sans savoir si j’écrase le pain ou les chips, enchaîner les commandes et bousculer les collègues dans les rayons.

Après tous ces kilomètres parcourus dans la poussière des cartons et la volonté de garder ce travail, j’ai réussi à remonter dans les statistiques et faire virer quelqu’un d’autre.

Espérer avoir un contrat… de deux semaines

Mais on ne licencie pas chez Leclerc, cette petite épicerie devenue une grande entreprise où « le salarié a des droits et est considéré », prend soin de ne pas se discréditer et surtout de ne pas devoir payer des indemnités aux salariés. Les contrats à la semaine (comme le mien) en sont alors la preuve. Il suffit de ne pas reconduire le contrat.

C’est la corde au cou des travailleurs qui deviennent des survivants de semaine en semaine, en espérant avoir un jour un contrat de deux semaines. Edouard Leclerc, le fondateur de cette épicerie se retournerait-il dans sa tombe sachant cela ?

Une corde en contrat et un fouet (la « scannette ») pour outil de travail, est-ce vraiment une entreprise à « dimension sociale » ? Ceci est le prix pour acheter moins cher chez Leclerc. Après toutes les publicités vantant cela, il faudrait peut-être se demander pourquoi.

« L’économie, vous n’y connaissez rien »

Malheureusement, ça ne s’arrête pas là. Sans parler de la dignité mise au plus bas du travailleur, ce dernier est considéré comme un outil nécessaire au rendement. Il peut être mis à pied lorsqu’il ne ramasse pas les cartons au sol si le directeur le voit.

Il peut ne pas reconduire le contrat d’une personne sans que le travailleur ait commis de faute professionnelle. Et de surcroît, cela passe par des termes vulgaires pour se faire comprendre.

Le travailleur est vu comme un individu, si je puis dire, stupide. Comme le dit le directeur :

« L’économie, vous n’y connaissez rien mais si le pognon ne va pas dans ce magasin, il va aux Etats-Unis avec Amazon. »

Ces raccourcis sont faits pour que le travailleur aille toujours plus vite.

Avec la complicité des clients

L’absurdité qui règne dans ce hangar touche aussi les clients. Le service proposé par Leclerc Drive passe aussi par le chargement de la commande dans le coffre du client.

Ces derniers nous regardent mettre leurs nombreux sacs de nourriture, leurs packs d’eau dans leur coffre sans nous aider puisque c’est un service gratuit. La gratuité amène la fainéantise des uns et le sacrifice des autres.

Soulever des sacs remplis et des packs toute la journée à répétition sans apprentissage des bons gestes – car le rendement passe avant tout –, ne permet pas de garder une bonne santé physique.

L’esprit d’équipe signerait la fin de l’entreprise

Cela est même de l’ordre de l’épuisement. Le travailleur est ainsi vidé de toute essence, sans aucun sens de la fonction de son travail. Les clients se rendent alors complices des supérieurs sans même en avoir conscience.

Qui a donc conscience de ce qui se passe derrière ces portes ? Partir de chez Leclerc ne cause pas de difficulté car :

  • soit le contrat n’est pas renouvelé,
  • soit le travailleur part de lui-même par épuisement physique et moral.

C’est pour cela que cette entreprise embauche plus que les autres : il y a un « turnover » des travailleurs, afin que personne ne puisse sympathiser ni communiquer car l’esprit d’équipe serait la fin de l’entreprise.

J’ai choisi un départ volontaire

J’ai choisi un départ volontaire. J’ai prévenu mes supérieurs plus d’un mois à l’avance et étonnamment ils voulaient me faire signer un contrat plus long, pour une fois !

J’ai refusé de signer pour ne pas être en rupture de contrat et perdre mes indemnités. On m’a répondu :

« Les dates ne sont pas importantes, ce ne sont que des formalités. »

Malgré cette touchante attention, j’ai maintenu mon refus.

Un départ après deux mois et demi de travail équivaut à sept contrats (puisque j’ai eu la chance d’en avoir un de deux semaines et un de trois semaines), et bien sûr un solde de tout compte intégrant les indemnités de chaque contrat.

Recevant les papiers de départ et le chèque, j’ai détaillé mon solde. Et comme il n’y a plus de surprise avec Leclerc car « chez Leclerc, c’est moins cher », il en est de même pour le solde de tout compte : il me manquait l’argent de mes primes de précarité.

Pas d’excuses pour ma prime de précarité

Comment une entreprise de cette envergure avec une philosophie dite sociale peut-elle oublier cela ? Sachant qu’après de nombreux appels téléphoniques à la comptable toujours indisponible, cette dernière, une fois ma situation régularisée, n’a pas été capable de me donner la moindre explication ni même de formuler des excuses.

Est-ce de l’incompétence poussée à son paroxysme ? Ou une méthode habituelle, consciente et volontaire, qui me paraît manifeste. On croirait marcher sur la tête.

Laure B. | Précaire

Nous avons tenté de contacter ce lundi après-midi la direction du Leclerc Drive de Ville-la-Grand, qui n’a pas donné suite à nos sollicitations.

lu dans la rubrique témoignage de rue 89

Tous les hommes s’appellent Robert – Marc-Henri Boulier

La chasse a toujours été la distraction favorite des hommes de guerre en temps de paix, c’est-à-dire dans les périodes plus ou moins brèves où la chasse à l’homme n’est pas ouverte.
Grandes lignes de l’intrigue :

Un homme nu, le corps couvert d’ecchymoses, court dans les bois. Il se fige soudain : qui est cette mystérieuse femme qui l’appelle au secours ? Et surtout, qui sont ces hommes qui lui tirent dessus ?

Année : 2010
Genre : Fiction
Durée : 06’00
Langue : Français
Musique originale : Jérôme Gaillard
Société de production : Insolence Productions / R ! Stone Productions
Aides régionales : CCRAV Nord Pas-de-Calais
N° visa : 123.910

 

Les anti-IVG pratiquent la désinformation sur le Web

Tapez « IVG » ou « avortement » sur un moteur de recherche, et vous trouverez, parmi les premiers liens, des sites comme « ecouteivg.org » ou encore « ivg.net« . En apparence, ce sont des sites d’information ou d’aide pour des femmes confrontées à la question de l’avortement. Pour certains c’est bel et bien le cas, et l’information, plus ou moins abondante, est fournie de manière neutre. Mais, comme l’a découvert l’AFP, qui a enquêté longuement sur le sujet, relayée par LeFigaro.fr, ce n’est pas le cas de tous, loin de là. Derrière l’apparence de l’information se cache en fait une manipulation.

 Derrière des sites comme "écouteIVG.org", "IVG.net" et d'autres, souvent très bien référencés, se cachent des associations "pro-vie" comme Alliance Vita, qui profitent de ces plateformes supposées objectives pour distiller des conseils orientés.

Prenons « ivg.net ». Le site propose des rubriques « droit », « santé », « que faire »… et renvoie à un « centre de documentation médicale sur l’avortement » en apparence tout aussi sérieux, qui propose conseils et numéro vert d’écoute. De quoi orienter une femme ou une jeune fille en quête de réponses sur ce sujet souvent douloureux. Mais en réalité, ce site, que tout présente comme « objectif », ne l’est pas : il est conçu et animé par une association baptisée « SOS détresse » et un certain René Sentis, par ailleurs auteur d’ouvrages chrétiens sur l’amour et la fécondité.

Sous des apparences d’objectivité et de neutralité, tout son contenu véhicule en fait un argumentaire anti-IVG. Témoignages essentiellement négatifs sur l’IVG, mais positifs pour celles qui « l’ont gardé ». La partie médicale ne parle quant à elle quasiment que des « dangers » de l’IVG sous toutes ses formes. 

Selon plusieurs témoignages, dont celui de la blogueuse Gaëlle-Marie Zimmermann, la « hotline », loin de donner des conseils objectifs, tend à diffuser une information dramatisant l’acte d’avorter et incitant à s’en détourner. Idem pour la page Facebook, qui publie le témoignage d’un médecin racontant son vécu négatif d’un centre d’IVG. Bref, sous des apparences d’aide et de conseil, ce site fait tout pour détourner les femmes de l’IVG. Ce qui pourrait se comprendre, s’il ne tentait pas de se faire passer pour un service d’écoute objectif et non orienté.

UNE STRATÉGIE DÉLIBÉRÉE CHEZ ALLIANCE VITA

Ce cas est loin d’être isolé. En réalité, les « pro-vie » opposés à l’avortement tirent parti du manque de référencement des sites officiels sur l’IVG pour placer un maximum de leurs sites sur la première page de résultats Google. Et derrière ces sites d’apparence neutre, des associations parfois de taille considérable se livrent à une forme de manipulation. Prenons par exemple « EcouteIVG.org » ou « SOSbébé« .

Les deux sites ont été conçus par la même société de création de sites, Cephas, propriété de Pierre Gauer, qui est également le webmaster du site d’Alliance Vita et un militant de cette association créée par Christine Boutin et actuellement en pointe dans la lutte contre le mariage homosexuel. SOS bébé a d’ailleurs pour responsable identifiée Caroline Roux, secrétaire générale d’Alliance Vita.

Et là encore, derrière une « vitrine » objective, les deux sites font l’apologie de la maternité de préférence à l’IVG, et ne ratent pas l’occasion de mettre en avant les « risques » de l’avortement. S’il n’est jamais précisé explicitement qu’il est mieux de ne pas avorter, les contenus sont très fortement orientés. Ainsi, cette chanson sur « Mon secret » qui raconte les regrets d’une femme après un avortement – une vieille chanson, déjà utilisée en 2005 pour une campagne de « teasing » des pro-vie.

Mais ici non plus, rien ne permet de savoir que ce site, qui a toutes les apparences de l’outil d’information neutre, est en fait clairement partisan. Même la rubrique « Qui sommes-nous » ne mentionne aucunement ni Alliance Vita ni les prises de position de l’association. On pourrait multiplier les exemples à l’envi. La stratégie n’est pas récente. En janvier, la ministre du droit des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, s’en indignait et promettait des réponses.

Depuis, Alliance Vita est devenue, par le biais de la polémique autour du mariage homosexuel, plus visible. Et n’apprécie pas tellement qu’on évoque ces méthodes, qu’elle assume. Voici ce que dit son délégué national, Tugdual Derville :

Samuel Laurent @samuellaurent

(Et derrière « SOS bébé », on trouve… http://bit.ly/Zuraxu  Caroline Roux. Membre d’Alliance Vita http://bit.ly/Zuregx 

1/2 Alliance @samuellaurent ne cache rien de SOS bébé, son service d’écoute et d’aide pour femmes/couples concernés par la grossesse.

 

Samuel Laurent @samuellaurent

(Et derrière « SOS bébé », on trouve… http://bit.ly/Zuraxu  Caroline Roux. Membre d’Alliance Vita http://bit.ly/Zuregx 

2/2 Par ailleurs @samuellaurent nous sommes fiers et heureux de ce travail d’écoute des femmes sur l’IVG que, justement, l’Etat a abandonné.

En revanche, lorsqu’on demande à M. Derville pourquoi ces sites ne mentionnent ni Alliance Vita ni leurs positions quant à la question de l’IVG, il se fait plus mystérieux.

Samuel Laurent @samuellaurent

13h22, @TDerville franchit le point « police de la pensée » pour ne pas répondre à une question simple: pourquoi des sites anonymisés ?

Ca ne se répond pas en 140 @samuellaurent : chaque service a une histoire. Je vous rencontrerai volontiers pour vous l’expliquer. A bientôt.

Le porte-voix d’Alliance Vita en aura sans doute pour quelques heures à raconter toutes ces « histoires » : on compte pas moins de 130 noms de domaines enregistrés par M. Gauer, le webmaster d’Alliance Vita, dont « ‘auxlarmescitoyennes.org » et le site d’un « collectif de sages femmes contre l’IVG », Sages-Femmes.info.

Samuel Laurent dans leur presse, « le monstre »

Lire l’enquête de l’AFP :  » Plongée dans les nouvelles méthodes des anti-IVG« 

Les patrons sont-ils indispensables ?

Ci-dessous un petit clip sur le thème de l’autogestion réalisé par le secteur vidéo CNT à partir d’une planche de BD anonyme et d’une animation faite par un camarade de la CNT-FTE.

Sous la fenêtre vidéo, nous profitons de l’occasion pour publier l’appel à initiatives du comité d’organisation de la « Foire à l’autogestion » dont la 2° édition aura lieu les 8 et 9 juin 2013 à Paris et Montreuil.

D’autre part, voici quelques liens pour en savoir plus sur l’autogestion :
> Le site « Autogestion.coop »
> Le site de la Confédération générale des SCOP
> La rubrique « coopératives » du site confédéral CNT
> Document PDF de la CNT 59/62 sur l’organisation d’une société autogérée

http://www.dailymotion.com/video/xxsxlo_les-patrons-sont-ils-indispensables-autogestion_news#.USzZ_Wf6Frk

Pour télécharger ce clip vidéo (10 Mo) :
clic droit sur le lien puis « Enregistrer la cible du lien sous… »

Appel à initiatives du comité d’organisation de la Foire à l’autogestion :

La crise que nous traversons est loin d’être finie. Il s’agit non seulement d’une crise économique mais aussi d’une crise politique. Le capitalisme désagrège les sociétés et précipite la planète dans une catastrophe écologique. Les États organisent ce système prédateur. Pour nous, l’autogestion est un outil pour une alternative sociale, économique et politique. N’attendons pas que les réponses tombent d’en haut, mais remettons en question notre manière de produire et construisons des réseaux de solidarité concrète, afin de reprendre nos vies en main.

En juin 2012, l’autogestion a été au cœur d’un événement festif et populaire, la Foire à l’autogestion. Une soixantaine de structures coopératives, politiques, syndicales et associatives y ont participé, attirant 1 300 visiteurs à Paris et à Montreuil. Et si, cette année, on élargissait tous azimuts ? Nous proposons aux autogestionnaires de tout l’Hexagone – et en particulier aux groupes locaux des structures adhérentes à la Foire – de s’appuyer sur la Foire 2013 pour contribuer à faire revivre cette grande idée dans le débat public. Cela peut consister en l’organisation d’une conférence, d’une projection-débat ou de tout événement local qui mette en avant l’autogestion. Le site web www.foire-autogestion.org informera de toutes les initiatives qui voudront s’inscrire dans ce cadre.

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Pour sa 2e édition, la Foire à l’autogestion des 8 et 9 juin reviendra sur les questions de la reprise en mains de la production, mais aussi sur l’auto-organisation des luttes et le rôle d’un syndicalisme autogestionnaire. Dans le même temps, elle s’efforcera de faire davantage de place aux thématiques féministes et d’habitat. Autour des grands forums de débat, nous visons davantage d’ateliers pratiques, techniques et manuels, car la Foire à l’autogestion ne doit pas être qu’un lieu de parlottes ! Davantage de culture et de détente également, avec un aspect plus festif. Et, comme l’an dernier, des stands, un espace radio, un cycle de projection vidéo, un concert, une librairie, un espace enfants… Tout cela dépendra de l’implication des militants et des organisations autogestionnaires car, comme l’an passé, l’événement reposera exclusivement sur le bénévolat et l’autofinancement. Nous en appelons donc aux bonnes volontés. L’autogestion sera joyeuse ou ne sera pas !

lu sur le site du secteur vidéo  de la cnt