[Belgique] Les travailleurs d’ArcelorMittal tentent de péter le barrage dressé autour de la résidence du premier ministre et affrontent la police – Bruxelles, 25 janvier 2013

Jets de pavés sur les forces de l’ordre, la petite ceinture rouverte

La situation devenait de plus en plus tendue vendredi midi à Bruxelles près du Lambermont, où travailleurs d’ArcelorMittal et policiers se font face autour d’un barrage dressé afin d’empêcher l’accès à la résidence du Premier ministre. Les manifestants jettent des pavés en direction des forces de l’ordre, qui font usage de spray au poivre et d’autopompes.

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La police a dressé un barrage afin d’empêcher l’accès des manifestants à la résidence du Premier ministre et manifestants et policiers se font face dans une ambiance plus que tendue. Les manifestants viennent de déserter la petite ceinture, bloquée pendant une dizaine de minutes à hauteur de la rue Belliard.

 

Plusieurs manifestants ont tenté de franchir le barrage, sans succès, et peu avant midi la situation dégénérait quelque peu, avec des jets de boules de neige, de pétards, de pavés et de bouteilles en direction des forces de l’ordre, qui ont fait usage de spray au poivre. Les deux autopompes de la police ont été actionnées.

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Une réunion est prévue à 12h30 entre les représentants syndicaux et les gouvernements fédéral et wallon. « On veut le maintien de l’ensemble de l’activité sidérurgique à Liège, le chaud et le froid, sinon ce sera une catastrophe sociale », a indiqué David Camerini, président de la délégation CSC. « Nous voulons des actes concrets, et plus des paroles », a-t-il insisté.

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Leur presse – 7sur7.be (belga.be), 25/01/2013 à 12h13

Bruxelles: des travailleurs d’ArcelorMittal se heurtent à la police

Environ 500 travailleurs et représentants syndicaux d’ArcelorMittal se sont rendus ce vendredi à Bruxelles afin de mettre la pression sur le gouvernement fédéral qui tient une réunion de crise avec des représentants du gouvernement wallon. Les manifestants se sont heurtés aux forces de l’ordre.

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Entre 400 et 500 travailleurs d’ArcelorMittal se sont rendus à Bruxelles à bord de sept cars et de plusieurs voitures. Rue de la Loi, à proximité de la résidence du Premier ministre où se tient une réunion de crise, certains manifestants ont tenté de franchir les barrages mis en place par les forces de l’ordre. Les policiers ont répliqué avec les autopompes. Les manifestants ont extrait des pavés et la situation a commencé à dégénérer, avec des jets de boules de neige, de pétards, de pavés et de bouteilles en direction des forces de l’ordre, qui ont fait usage de spray au poivre.

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Une réunion est prévue à 12h30 entre les représentants syndicaux et les gouvernements fédéral et wallon. « On veut le maintien de l’ensemble de l’activité sidérurgique à Liège, le chaud et le froid, sinon ce sera une catastrophe sociale« , a indiqué David Camerini, président de la délégation CSC. « Nous voulons des actes concrets, et plus des paroles« , a-t-il insisté.

Au lendemain de l’annonce par la direction d’ArcelorMittal de fermer la moitié de la phase à froid à Liège, l’heure est à la mobilisation. Dès jeudi, les syndicats ont mis sur pied un plan d’action. Ils n’acceptent pas la fermeture de sept lignes à froid sur douze et la perte de 1300 emplois. Des assemblées générales sont prévues lundi. Jusque là, tous les sites de production à Liège sont en grève.

Les autorités se réunissent

Elio Di Rupo, les principaux ministres du gouvernement fédéral, et plusieurs ministres du gouvernement wallon se sont retrouvé peu après 11 heures avec comme objectif de coordonner leur politique et examiner les possibilités d’action.

Plusieurs options sont sur la table : nationaliser le site, comme le demandent les syndicats ;  renoncer à la sidérurgie et investir dans d’autres domaines d’avenir ; ou trouver un repreneur privé, et s’il le faut l’aider à relancer les sites abandonnés par Mittal. C’est là le scénario envisagé par le gouvernement wallon. Mais il y a un problème de taille à cette option : le géant de l’acier a, jusqu’ici, toujours refusé de vendre les outils qu’il ferme.

« Notre devoir, c’est d’être à la manœuvre pour limiter au maximum la casse« , a déclaré le ministre-président wallon Rudy Demotte à son arrivée au Lambermont. « Nous sommes prêts à tout envisager dans la mesure de nos moyens et en tout cas à accompagner un plan industriel« , a-t-il ajouté.

« La piste privilégiée, c’est effectivement celle d’un repreneur disposant d’un plan industriel« , a de son côté répété le ministre wallon de l’Economie Jean-Claude Marcourt. Selon ce dernier, des contacts informels ont déjà eu lieu et ils vont se multiplier dans les jours et les semaines à venir. « Nous nous donnons 2 mois pour trouver un partenaire, car cela ne sert à rien de faire traîner la situation« , a-t-il poursuivi.

« Nous allons devoir être très fermes« , a pour sa part affirmé le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders en qualifiant Lakshmi Mittal d »homme qui ne tient pas sa parole« .

Pour la FGTB, il faut « réquisitionner » les usines fermées

Pour le secrétaire général de la FGTB wallonne, par contre, ce n’est pas un obstacle. Thierry Bodson incite même le gouvernement régional à « réquisitionner » les usines fermées : « En France, il y a eu encore très récemment un département qui a réquisitionné une entreprise que le propriétaire voulait fermer. Ils ont réquisitionné l’entreprise pendant seulement 3-4 heures, le temps de pouvoir la revendre à un acquéreur qui s’était manifesté et aujourd’hui, l’activité a repris. Cela signifie qu’au niveau même des règles européennes, il est apparemment possible de pouvoir envisager ce genre de chose. Bien entendu, si demain il y a un repreneur privé sérieux et autre qui se présente, il faut voir soit si le public vend l’entièreté de ses participations soit une partie de ses participations au privé qui se présenterait. Mais le portage public doit permettre surtout, durant une période qui peut être de plusieurs mois, de garantir l’activité et de faire en sorte qu’il y ait une attractivité pour les repreneurs potentiels ».

En attendant, le décompte est funeste dans le bassin sidérurgique liégeois : 800 emplois supprimés dans le chaud, et à présent 1300 dans le froid et sans doute plus de 6000 emplois indirects menacés.

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Leur presse – RTBF,

repris sur le Chat noir Emeutier, et emouvant pour le coup !

Préférence nationale au 115 : le président du Samu social « choqué »

 

C’est une étrange pratique découverte par RTL ce vendredi. A Metz (Moselle), depuis le début de la vague de froid, le 115 – le numéro d’urgence pour les sans-abri – est complètement débordé. Le Samu social a donc décidé de faire un tri et de privilégier les Français et les demandeurs d’asile.

Un journaliste de la radio a observé un groupe de Roumains en faire l’expérience. Le travailleur social leur répond au téléphone :

« En fait, vous n’êtes pas prioritaires. Oui [il y a des places, ndlr], mais le problème c’est que tout de suite, nous, on les attribue aux personnes de nationalité française ou en demande d’asile, pour le moment. »

Un porte-parole de la préfecture de la Moselle a confirmé cette règle à Reuters tout en précisant qu’elle permet en théorie de régler « 99% des cas ».

« Les Roms ne font partie ni de l’une, ni de l’autre catégorie », a-t-il admis, mais la recherche d’une solution reste « inconditionnelle ».

« Retirer le label à ceux qui ne respectent pas l’inconditionnalité »

Joint par Rue89, Eric Molinié, président du Samu social de Paris, répond :

« C’est une initiative isolée, absolument pas une consigne nationale. Nous, à Paris, nous respectons le principe d’inconditionnalité. Nous demandons juste le nom pour avoir une fiche sur laquelle on mentionne leurs besoins.

Nous sommes choqués d’une telle consigne, mais nous ne pouvons pas sanctionner, nous n’en avons pas le pouvoir, la structure dépend de la ville de Metz. La seule chose que nous pouvons faire, c’est rappeler l’esprit du Samu social et dire que nous sommes choqués.

Le Samu social est une franchise, et regroupe des réalités très diverses. Mon objectif pour l’année qui vient est d’harmoniser tout ça et retirer le label à ceux qui ne respectent pas certains critères, dont celui de l’inconditionnalité. »

Eric Molinié promet de mettre en place cette charte « claire » avant l’hiver prochain.

lu dans leur presse, rue 89

[paris antifa] tous les anticapitalistes ne sont pas tes amis!

Identitaires contre Starbucks : bataille sur la butte Montmartre

L’association « Paris fierté » mobilise depuis deux mois commerçants et habitants de la butte Montmartre contre l’installation à venir de la chaîne de café américaine sur l’emblématique place du Tertre.


Tract contre le Starbuck

Un homme tracte à la sortie du métro Abbesses, au nord de Paris. De loin, avec sa casquette plate sur la tête et son long parapluie sous le bras, on lui donnerait une quarantaine d’années bien tassées, autant que ses épaules. De près, il suffit de voir ses joues rondes et son bouc roux finement taillé pour se raviser : 20 ans tout juste.

Un vieux monsieur attrape le prospectus :

« Ah, j’avais lu ça dans le journal que Starbucks allait s’installer place du Tertre, c’est une mauvaise nouvelle. »

Le jeune homme acquiesce et s’alarme lui aussi de ce que les locaux du restaurant « Au pichet du Tertre » aient été revendus à la chaîne de café américaine.

Le bâtiment, situé quelques centaines de mètres plus haut sur l’emblématique place de la butte Montmartre, célèbre pour ses caricaturistes, est resté à l’abandon pendant de longs mois. L’annonce de la vente a été faite en novembre dernier et des travaux doivent débuter le 12 février prochain avant d’accueillir l’enseigne de Seattle.


Le restaurant de la place du Tertre, laissé à l’abandon depuis des mois (Olivier Faye)

Les quelque quarante jeunes adhérents de l’association « Paris fierté » (chiffre revendiqué) occupent le terrain pour mettre en œuvre leur objectif : promouvoir « la culture et l’identité parisienne ».

« Mondialistes destructeurs d’identité »

Depuis deux mois, ils tractent, militent, vitupèrent contre les « frappuccino » et les cafés « king size », ces produits à rebours du petit noir ou du ballon de rouge pris le coude posé sur le zinc, censés représenter la gouaillerie du quartier.

« Nous héritons de notre histoire, il faut la défendre », explique Pierre, un des porte-paroles de l’association. La défendre contre les « habitants de Paris », ces gens de passage qui n’attachent pas autant d’importance à l’identité de la capitale que les « Parisiens de souche ».

Avec son café et ses sucreries, Starbucks se voit accusé d’ouvrir la voie au halal dans les lieux les plus emblématiques de la ville.

« Accepter l’implantation de Starbucks dans notre quartier, c’est donner victoire aux mondialistes destructeurs d’identité. »

Leur combat reçoit, selon eux, un excellent accueil de la part des commerçants. Il sont cependant nombreux à s’avérer indifférents à l’événement. Catherine Roudon, une des responsables du syndicat d’initiatives de Montmartre, y voit même une « très belle idée », qui va amener « de la jeune clientèle dans un quartier qui en a bien besoin ».


L’association cherche à défendre l’image d’Epinal de Montmartre (Olivier Faye)

Bloc identitaire et Projet Apache

Si l’efficacité de l’opposition de Paris fierté au « capitalisme sauvage » reste donc à prouver, son champ lexical, lui, axé autour de la notion d’identité, ne laisse que peu de doutes sur le corpus idéologique de l’association. Un rapide coup d’œil sur son site conduit d’ailleurs vers deux autres mouvements qui lui sont très proches : le Bloc identitaire et le projet Apache.

Le premier, groupuscule d’extrême-droite « ethno-régionaliste », pour reprendre les termes du politologue Stéphane François, s’est crée une petite notoriété suite notamment à l’occupation d’une mosquée en construction à Poitiers, ou en inspirant à Jean-François Copé sa sortie sur le racisme anti-blanc.

Le second, bien plus obscur, se définit comme un « mouvement politique qui rassemble les jeunes Parisiens ayant à cœur de défendre leur identité face aux périls tels que l’immigration massive, l’islamisation ou le matérialisme triomphant ».

Les Apaches, ces délinquants de Belleville et de Ménilmontant du temps de la Belle époque, servent ici de modèle d’irrévérence et d’insoumission. Sont repris sous un design pop les figures imposées du titi parisien : cigarette au coin du bec, marinière sur le dos, foulard autour du cou, etc.

« Paris fierté et les Apaches font partie intégrante du Bloc identitaire », confirme Fabrice Robert, cofondateur du Bloc, là où les jeunes adhérents de Paris fierté rechignent plus à reconnaître la filiation.

Dans un ensemble en apparence incohérent, le mouvement glorifie à la fois la Commune de Paris, les rois de France, Gavroche et Jean-Marie Le Pen, sur fond de musique « iPache ». Comme le rappelle le politologue Stéphane François, spécialiste de l’extrême-droite :

« Les identitaires se sont toujours revendiqués de la Commune, de son radicalisme, de son patriotisme, de son opposition aux apatrides et aux Versaillais. »

Brie de Meaux et PSG


Affiche de la journée de la fierté parisienne

Les Apaches revendiquent s’astreindre à des entraînements physiques hebdomadaires. « Leur logique n’est pas l’agression, mais dans la résistance face à l’envahisseur, comme les Communards », explique Stéphane François. « Le danger pour eux est représenté par l’imminence prétendue d’une guerre ethnique. »

Ce samedi 12 janvier, les différentes composantes du mouvement se réunissent place Monge, dans le Ve arrondissement, pour la première « journée de la fierté parisienne ».

Au programme : dégustation de produits locaux (dont le brie de Meaux cher à Jean-François Copé), refrains musicaux « typiquement parisiens », stands consacrés aux sports populaires (à savoir le PSG pré-période qatarie), etc.

La littérature du cru (notamment « Paris est patrie ») sera mise en avant, tout comme certains auteurs, tels l’ancien journaliste du Figaro Claude Dubois.

Claude Dubois

Le tout sera conclu par une marche aux flambeaux qui, elle, se tient chaque début d’année depuis huit ans en l’honneur de Sainte Geneviève, la patronne de Paris. « Nous étions une trentaine la première année, nous attendons 800 personnes cette fois-ci, il y a une vraie montée en puissance », se félicite Fabrice Robert.

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lu dans leur presse, sur rue 89

Angouleme 19/01/13 14h00 une manif « pro mariage pour tous » mennacée

Angoulême: les « pro mariage pour tous » pris à partie en centre-ville

La manifestation « pro mariage pour tous » de samedi approche, devrait être régionale, rassembler les manifestants dès 14 heures devant la gare d’Angoulême, et le climat se tend à Angoulême. C’est en tout cas la vision qu’en ont les membres du collectif ni+ ni-, qui militent contre l’homophobie et pour l’égalité des droits.
« Vendredi dernier, racontent en chœur Fabrice Neaud, le dessinateur, Gérard Chauvin, le plasticien et Michel Bouscary, le président d’Aides, nous avons été pris à partie dans le centre-ville, par deux hommes qui nous ont vu coller, qui nous ont dit que c’était pêché ».
Mercredi soir, Fabrice Neaud et deux amies, qui collaient à nouveau Place Louvel ont cette fois été interpellés par « un grand type, avec trois chiens, qui nous a traités de sales pédés, de sales tapettes, de sales enculés, qui nous a crié ‘Vive Marine’ en nous disant qu’il patrouillait toutes les nuits pour arracher les affiches ».
Pour les membres du collectif, c’est un climat révélateur de l’animosité qui règne sur le plateau d’Angoulême. « C’est l’objectif de ce comité de vigilance. Lutter contre ces agressions.
lu sur adhéos

Angoulême: les « pro mariage pour tous » pris à partie en centre-ville

Fabrice Neaud, Gérard Chauvin et Michel Bouscary ont été pris à partie dans le centre-ville d\'Angoulême.

Fabrice Neaud, Gérard Chauvin et Michel Bouscary ont été pris à partie dans le centre-ville d’Angoulême.Photo Phil Messelet

La manifestation « pro mariage pour tous » de samedi approche, devrait être régionale, rassembler les manifestants dès 14 heures devant la gare d’Angoulême, et le climat se tend à Angoulême. C’est en tout cas la vision qu’en ont les membres du collectif ni+ ni-, qui militent contre l’homophobie et pour l’égalité des droits.

« Vendredi dernier, racontent en chœur Fabrice Neaud, le dessinateur, Gérard Chauvin, le plasticien et Michel Bouscary, le président d’Aides, nous avons été pris à partie dans le centre-ville, par deux hommes qui nous ont vu coller, qui nous ont dit que c’était pêché ».

Mercredi soir, Fabrice Neaud et deux amies, qui collaient à nouveau Place Louvel ont cette fois été interpellés par « un grand type, avec trois chiens, qui nous a traités de sales pédés, de sales tapettes, de sales enculés, qui nous a crié ‘Vive Marine’ en nous disant qu’il patrouillait toutes les nuits pour arracher les affiches ».

Pour les membres du collectif, c’est un climat révélateur de l’animosité qui règne sur le plateau d’Angoulême. « C’est l’objectif de ce comité de vigilance. Llutter contre ces agressions. »

lu dans la charente libre

 

[Tours] 26/01/13 Appel antifasciste et anticapitaliste

Appel à lutter contre le fascisme et son monde : le capitalisme.

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Prochainement, Vox Populi appelle, comme chaque année, à une marche aux flambeaux pour célébrer une soidisant « fierté tourangelle ». Comme par hasard, cette marche prend la forme des rassemblements fascistes du début du 20e siècle. Leur discours, tout comme celui de l’extrême droite en général, substitue les termes de «culture» et « d’identité » à celui de « race » pour se rendre présentable. Il renoue avec le «national-socialisme» pour s’autodésigner, en temps de crise, comme seule alternative au capitalisme. Ainsi, l’extrême-droite cherche à récupérer les classes précarisées et à manipuler les peurs et le ressentiment en désignant des boucs-émissaires.

Que la préfecture et la mairie n’aient toujours pas appelé à dissoudre une telle organisation ne nous étonne pas puisqu’il est clair que, comme en Grèce avec le parti néonazi « Aube Dorée », des liens de complicité et des affinités peuvent exister entre ce type d’organisation et les services de l’État, notamment la police. En effet, des fascistes qui s’organisent pour faire le « sale boulot », c’est quand même bien pratique.

Selon nous, la promotion de l’ordre et de la sécurité par nos dirigeants et les capitalistes a pour but de nous diviser afin de consolider le pouvoir en place. Quoi de mieux que nous isoler, monter les travailleurs et les populations les unes contre les autres sur la base de leur religion ou de leur couleur de peau, pour que nous ne remettions pas en cause l’ordre qui nous domine? Le racisme comme technique de gestion, de répression et comme arme des politiciens et du patronat. Face à cela, nous ne pouvons pas laisser faire et rester passifs.

Il s’agit désormais de nous organiser contre le capitalisme et les formes de misère et de réaction qu’il produit. Nous voulons réaffirmer des valeurs de solidarité, d’entraide, de partage et d’auto-organisation face à l’État et au patronat. Nous proposons donc à ceux et celles qui le souhaitent de se réunir régulièrement, de s’informer des
différentes luttes et initiatives existantes à Tours, de s’organiser et d’agir. La réaction envahit le champ politique, organisons la résistance !

Contre le fascisme et le capitalisme. Pour la solidarité, la démocratie directe et la mise en commun des richesses.

Projection mercredi 23 janvier du documentaire « La raison du plus fort », rendezvous à 17h45, devant Thélème aux Tanneurs.

Manifestation samedi 26 janvier pour contrer leur marche aux flambeaux, rendezvous à 19h15, place du Grand Marché.

Comité de lutte de Tours, contact : clat@riseup.net

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lu sur indynantes

Thomas Kuban en immersion chez les néo-nazis

Pendant près de quinze ans, Thomas Kuban a infiltré le milieu néo-nazi sans jamais se faire remarquer. Ses déguisements lui ont permis de filmer ces groupes de plus en plus nombreux lors de concerts de rock fascistes célébrant Hitler et le génocide juif. Rencontre avec celui qui a risqué sa vie sans jamais obtenir la reconnaissance des médias.

 

Thomas Kuban lors de l’une de ses dernière apparitions publiques. Photo : capture vidéo

 

Ces temps-ci, il porte des lunettes noires, une barbe blonde touffue et un bonnet noir descendu très bas. Mais il ne s’agit que de son dernier déguisement, utilisé pour accueillir la presse étrangère lors d’une conférence à Berlin.

L’homme qui se fait appelé Thomas Kuban doit à tout prix garder son identité secrète – après tout, les néo-nazis européens tueraient pour mettre la main sur lui.

Au plus près des fanatiques d’Hitler

Depuis quinze ans, Thomas Kuban, la trentaine passée, risque sa vie en filmant secrètementdes concerts de rock néo-nazis. Des évènements qui, selon lui, sont le cœur du milieu néo-naziémergeant.

À travers l’objectif de sa caméra, Kuban a observé des centaines de fanatiques en train de vénérer les auteurs d’Auschwitz et d’appeler au meurtre des Juifs et des étrangers. Ahuri, il a été témoin de scènes irréalistes, comme des foules de plusieurs milliers de personnes levant la main à la manière du salut hitlérien et criant « Sieg Heil », ou encore un membre de la police autrichienne serrant la main à des néo-nazis.

« Si j’avais été attrapé, les néo-nazis m’auraient battu et donné des coups de pied. Ils auraient tout aussi bien pu me tuer, » confie-t-il à GlobalPost.

L’État allemand inactif ?

« Des crimes massifs ont lieu lors de chacun de ces évènements, et personne ne fait rien, ajoute-t-il à propos du salut hitlérien, illégal en Allemagne et en Autriche, et des chansons haineuseschantées sous le nez des policiersJe suis choqué de constater cette inactivité des services de sécurité face aux néo-nazis ; cela leur offre un vide juridique dans lequel opérer. »

Les activités d’un trio d’extrême droite qui tuait des étrangers depuis six ans avaient été dévoilées en novembre 2011. L’indignation s’était propagée parmi les Allemands, qui estimaient que l’application des lois négligeait les groupes d’extrême droite.

Depuis, l’Allemagne a fait des efforts pour renforcer ses mesures de surveillance. Les responsables ont mis en place une base de données recensant toutes les menaces de la droite. De plus, en décembre, une nouvelle demande d’exclusion du Parti national-démocrate (PND) a été déposée ; la décision finale devrait tomber dans les prochains mois.

 

L’Allemagne a renforcé ses mesures de surveillance des groupements néo-nazis, mais le mouvement attire chaque année plus d’adhérents. © thivierr

 

Des effectifs en constante augmentation

Mais pour Thomas Kuban, cela est loin d’être satisfaisant. Selon lui, il n’y a aucun signe de disparition des préjugés envers les étrangers au sein de la société allemande.

L’Allemagne réunifiée a lutté pour se purger des extrémistes de droite les plus violents, qui étaient à l’origine d’au moins 63 assassinats depuis 1990, d’après les estimations du gouvernement. Mais d’après Kuban, les chiffres réels pourraient se situer bien au-delà, autour de180 victimes.

Malgré les efforts croissants de l’État pour surveiller ce milieu, les groupes d’extrême droite potentiellement violents ne cessent de croître. En 2012, les services de renseignement allemands ont pu identifier quelques 10 100 néo-nazis violents à travers le pays ; ils n’étaient que9500 il y a deux ans. Et selon Kuban, la plupart de ces nouvelles recrues viennent à cause de lamusique fasciste.

« La musique attire beaucoup de jeunes vers la scène néo-nazie, précise Thomas Kuban. Cela apporte du sang nouveau. »

« Pouvoir briser une conspiration »

La mission peu ordinaire de Kuban a commencé dans les années 1990 ; c’est alors un collègue qui le met au courant qu’un concert secret de rock néo-nazi est organisé dans les jours qui viennent. Plus tard, c’est en se faufilant pour la première fois jusqu’à l’endroit où des centainesde néo-nazis s’étaient rassemblés pour chanter à l’unisson des paroles haineuses sur une musique punk rock fasciste, mais tout en gardant ses distances, que sa curiosité fut piquée.

 

Nokturnal Mortum, un groupe de Black Metal ukrainien, est répertorié comme un groupe néo-nazi. Photo : capture vidéo

 

Un sentiment qui allait se transformer en une véritable volonté dans les quinze années à venir.« Je ne pouvais pas croire que des centaines de néo-nazis pouvaient se glisser discrètementjusqu’à des concerts secrets sans que la police soit au courant, avoue-t-il. C’est là que je me suis dit « OK, il y a quelque chose de nouveau à découvrir par ici. » L’idée de pouvoir briser une conspiration avait réveillé mes ambitions journalistiques. »

Des enquêtes inédites… qui n’intéressent personne !

« Je pense que c’est terrible pour le peuple [allemand] que des mouvements antidémocratiques se propagent et se développent ainsi, ajoute-t-il. Je voulais que le public puisse jeter un œil dans ce milieu. »

Thomas Kuban commença par consacrer énormément de temps et d’argent pour faire desincursions dans la scène néo-nazie. Il se rendit à des dizaines de concerts et passa plusieurs heures à chercher des forums extrémistes cachés sur Internet.

Compte tenu de l’intense activité dont il avait été témoin, il fut néanmoins choqué de se rendre compte que les médias ne s’intéressaient pas à son travail, même lorsqu’il avait proposé derisquer sa vie en filmant les activités souterraines des néo-nazis à l’aide d’une caméra cachée.

« La plupart des diffuseurs publics allemands n’ont même pas répondu, et d’autres m’ont dit qu’ils n’étaient pas intéressés, » raconte kuban, ajoutant qu’un éditeur lui avait même affirmé avoir déjà vu ces images auparavant, et qu’il s’agissait d’enregistrements vieux de dix ans extraits des archives.

Premières publications, et premières menaces de mort

En 2003, Thomas Kuban parvint à placer une partie de son travail, notamment dans lesmagazines d’informations Spiegel et Stern, qui lui avaient proposé de mettre ses séquences filmées sur leurs sites internet.

« Les néo-nazis furent indignés, parce qu’ils réalisaient que dix années de rassemblements secrets venaient de se terminer à jamais, se rappelle-t-il. Une brèche avait été faite dans lebastion des concerts secrets, que les néo-nazis pensaient totalement sécurisés. »

Les premières menaces de mort lui furent adressées peu de temps après sur Internet. « Si on le coince pendant un concert, alors on le fera monter sur scène et on se le fera ! » avait écrit un néo-nazi. Et un second de renchérir : « Nous allons résoudre ce problème de films pendant les concerts avec deux tiers de mazout et un tiers d’essence » – un raccourci pour cocktail Molotov.

S’infiltrer dans les groupes néo-nazis de toute l’Europe

Face à la perspective bien trop réelle d’une mort violente s’il était attrapé, Thomas Kubansavait que ses déguisements et ses nombreux avatars virtuels devaient être parfaitementétanches.

« La caméra devait être bien cachée et ma fausse identité parfaitement élaborée pour ne pas éveiller de soupçons, explique-t-il. Sans ça, la peur aurait été telle que je n’aurais jamais pu retourner à ces concerts. »

Au fil de ses voyages à travers toute l’Europe, sa caméra dans la boutonnière, de la Hongrie à la Grande-Bretagne, de l’Italie à la Belgique, Kuban s’habillait comme un néo-nazi, scandait des slogans comme un néo-nazi, et chantait des chansons racistes comme un néo-nazi.

Pendant plus de huit ans, lors d’une cinquantaine de concerts ou manifestations diverses, il a agi exactement comme l’un de ces fascistes qu’il tentait systématiquement de montrer au grand jour. Pour chaque évènement, Kuban changeait sa pilosité faciale et portait des vêtements différents, toujours dans le style néo-nazi – de grosses bottes, un T-shirt noir, des pantalons de camouflage ou un jean et une casquette de baseball – un déguisement qu’il trouvaitétonnamment efficace.

 

Sous son déguisement, Thomas Kuban a infiltré les différents mouvements néo-nazis européens. Ici, une manifestation du PND allemand. © sebibrux / Flickr-cc

 

Détecteurs de métaux et fouille au corps : une prise de conscience

« Personne ne m’a jamais soupçonné, indique-t-il. Durant les premières années, les néo-nazis n’avaient aucune idée de qui il s’agissait. Ils pensaient que les vidéos pouvaient venir desservices secrets allemands, ou même du Mossad [les services secrets israéliens]. »

48h après la première apparition des enregistrements de Kuban sur le net, les néo-nazis commencèrent à renforcer la sécurité. Des fouilles au corps et des détecteurs de métauxfirent leur apparition à chaque rassemblement.

« Ils étaient sans cesse à la recherche de cette caméra, raconte-t-il. Une fois en Italie, en 2003, j’ai presque été démasqué à cause d’un détecteur de métaux. Il y avait d’abord eu unefouille au corps, puis vous étiez autorisé à avancer de quelques mètres sur le site. Après ça, il y avait le détecteur de métaux. J’étais terrifié, bien sûr ; je ne savais pas qu’il allait y avoir un tel détecteur, et tout à coup, il me faisait face ! »

Élevé entre Dieu…

Minimiser les risques personnels commença à préoccuper Thomas Kuban. Il révéla à quelques personnes sa mission secrète. Ses parents le supplièrent à plusieurs reprises de toutabandonner pour une vie plus tranquille, alors même qu’ils continuaient à le soutenir en lui donnant de l’argent lorsqu’il n’en avait plus.

« Mon éthique est fortement influencée par mes parents, avoue-t-il à GlobalPostMa mère et mon père sont très engagés dans la religion chrétienne. Moi-même je suis très croyant, et je vis selon les valeurs du christianisme. »

… et les demandeurs d’asile

Ayant grandi en Allemagne de l’ouest dans les années 1980, Thomas Kuban a entendu deshistoires terribles de la bouche de son père, qui travaillait comme assistant social auprès desdemandeurs d’asile. Un homme avait particulièrement retenu son attention, un demandeur d’asile originaire d’Érythrée qui avait perdu un bras en roulant sur une mine avec son camion et qui venait trouver refuge en Allemagne.

Kuban se souvient avoir défendu des étrangers d’attaques verbales prononcées sur l’aire de jeulorsqu’il avait huit ans. « Les autres enfants répétaient ce qu’ils entendaient à la maison, que les étrangers ne venaient en Allemagne que pour nous exploiter et voler nos emplois. Je me souviens argumenter contre ça parce que je savais combien les demandeurs d’asile avaientsouffert et je connaissais toutes les choses terribles qui leur étaient arrivées. »

2012 : enfin un documentaire

Durant près de trois décennies, l’intérêt général pour son travail est resté minime. Kuban a décidé de fournir un dernier effort en 2007 afin de rassembler un public plus large devant ses enregistrements, dont la plupart n’avaient jamais été montrées.

Il a alors accepté de travailler avec le réalisateur de documentaires Peter Ohlendorf sur « Le sang doit couler : immersion dans le néo-nazisme ». Le documentaire, diffusé pour la première fois lors du festival cinématographique de la Berlinale en 2012, l’a forcé à sortir de l’anonymat le plus complet et à se mettre sous les projecteurs – c’est alors que le pseudonymede Thomas Kuban est né.

 

Thomas Kuban apparaît dans le documentaire de Peter Ohlendorf « Le sang doit couler : immersion dans le néo-nazisme ». Photo : capture vidéo

 

« J’étais habitué à jouer un rôle tout à fait différent, à me déplacer de façon complètement anonyme parme des foules, dit-il. C’est ce que je faisais pour mes recherches, mais c’était aussi une passion. Ceci dit, je n’avais d’autre choix que de jouer le rôle principal de ce documentaire si je voulais que mes recherches touchent une plus forte audience. »

Bientôt une existence « normale » ?

Cependant, le documentaire n’a fait que creuser ses dettes et les ventes de son livre Blut Muss Fliessen (Le sang doit coulerpeinent à décoller en Allemagne.

AbattuThomas Kuban a décidé qu’il était temps de ranger son déguisement et de reprendre une existence normale« C’est terminé, les néo-nazis ne savent pas qui je suis, je ne suis pas en danger. Je vais juste disparaître et vivre sous mon vrai nom. Mon seul objectif est de mettre fin à tout ceci le plus vite possible… Je ne vais pas quitter l’Allemagne, je n’apparaîtrai simplement plus en public. Ensuite, je pourrai vivre une vie normale et personne ne saura jamais que j’ai été Thomas Kuban. »

Mais la décision de raccrocher le déguisement n’était pas facile à prendre. Selon lui, « c’est la décision la plus dure que j’ai eu à prendre… Car pour moi, il est clair qu’il y a encore beaucoup à découvrir… »

GlobalPost / Adaptation : Antonin Marot pour JOL Press

lu sur l’armurerie

Montréjeau : le gaz coupé chez Jeanne, 87 ans et aveugle, pour cause d’impayés.

En plein hiver, le gaz (et donc le chauffage) a été coupé à une vieille dame de 87 ans, aveugle et invalide, pour un problème d’impayés lié au changement de son compteur. 

© Stéphanie Bousquet / France 3 Midi-Pyrénées Jeanne vit désormais sans chauffage

Jeanne vit désormais sans chauffage.                                                                             ©

Depuis la semaine dernière, Jeanne, 87 ans, vit dans son petit logement de Montréjeau (Haute-Garonne) sans chauffage : le gaz lui a été coupé pour une facture non-honorée de 1423 euros. La vieille dame est aveugle et invalide, elle n’a pas de famille. Elle vit seule dans son logement et bénéficie d’une aide ménagère. Le propriétaire de son logement lui a installé un chauffage d’appoint électrique (photo) en attendant de trouver une solution.

Selon La Dépêche du Midisa facture de gaz serait due a un réajustement de relevé suite à une changement de fournisseur. Selon la mairie de Montréjeau, une solution doit être trouvée rapidement.

 Le domicile de Jeanne à Montréjeau. © Stéphanie Bousquet / France 3 Midi-Pyrénées.

Le domicile de Jeanne à Montréjeau.                                                                                 ©

lu sur campagne d’annulation des dettes privées